Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Adieu Ferdinand ! - La Baleine et le camp naturiste
Théâtre du Rond-Point  (Paris)  novembre 2019

Seul en scène conçu et interprété par Philippe Caubère.

Pas la peine de faire des circonvolutions : Philippe Caubère est immense.

Avec "La Baleine et le camp naturiste", en 2 heures 15 (qui sont précisées sans entracte), les spectateurs fidèles aux aventures de Ferdinand Faure, alias Philippe Caubère, sont appelés à faire le début de leur deuil, puisqu'il s'agit là de la première partie (en deux contes) d'Adieu Ferdinand !". Le début de la fin pourrait-on dire.

Mais une fin joyeuse puisqu'elle ajoute deux épisodes inédits à une histoire commencée en 1981 avec "La Danse du Diable" et poursuivie par "Le Bac 68", qu'on avait déjà pu révisé en 2016.

Ici, Ferdinand fait d'abord la connaissance intime de la baleine blanche sous forme d'une actrice arabe en anorak et qui habite Barbès. Épopée fellinienne avec couscous trop cuit et l'inévitable Oum Kalsoum, "La Baleine" est un des récits les plus "énaurmes" de la saga faurienne. Totalement impolitiquement correct dans sa forme et son fond, ce cétacé !

Et cela sans 3D ni écran large pour quelques va-et-vient dantesques que le téléphone arabe portera jusqu'à Marseille et le Muezzin jusqu'au cœur d'Alger la Blanche. On rit grâce à un homme seul sur scène avec sa chaise qui tire le vrai de son imagination débordante et le faux de ses souvenirs d'avant le sida.

As du mentir vrai, Caubère n'a point perdu de son art ni de sa truculence.On le redit, il est immense. Et lui, le reprouve dans le second conte, au titre explicite : "Le camp naturiste".

Evidemment, on imagine de quoi il retourne. Mais il faudra d'abord que Ferdinand s'entasse dans une "Mini Austin" pour parvenir jusqu'au graal : un camp de naturiste près de Bordeaux où les nazis nus et partouzeurs fourbissent leur matériel à taille d'éléphant... et qui est d'ordinaire fréquenter, selon toujours ce bon Ferdinand, par une certaine Ariane, directrice d'une troupe à la lisière d'un célèbre bois parisien...

Pas la peine d'en dire beaucoup : là, Fellini se régalerait encore davantage dans l'excès d'images signifiantes, alors que les plus anciens qualifieraient ce sommet de l'écriture caubertienne de "farce hellzapopinesque"

Jamais Philippe Caubère n'aura autant maîtrisé son sujet pour partir en vrille en jubilant. Parenthèse totale (et enchantée), "Le Camp de Naturistes" pourrait bien être le meilleur texte qu'il ait jamais écrit.

Et cela parce qu'il use et abuse (avec l'accord de ses spectateurs) de sa liberté complète et ne respecte aucune des règles de bienséance littéraire établies par des petits marquis du 21ème siècle. On croirait que son texte appartient à une autre époque, bien loin de l'érotisme radoteur façon Houellebeq. Une époque où faire du camping était une aventure qui valait bien d'être transfigurée par Ferdinand Faure et sa petite troupe.

Ce début de la fin laisse augurer une fin royale.

 

Philippe Person         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 8 décembre 2019 : Et si Noël n'avait pas lieu ?

Grève générale, transports bloqués, morosité ambiante, réchauffement climatique... Et si cette année Noël n'avait pas lieu ? Quoi qu'il en soit vous aurez largement de quoi vous réjouir avec notre proposition de découvertes culturelles hebdomadaires dès maintenant. Par ailleurs, suivez notre facebook pour gagner des places pour le concert de She Owl.

Du côté de la musique :

"The undivided five" de A Winged Victory for the Sullen
Rencontre avec Lofofora autour de leur album "Vanités"
"Fly fly" de Céline Bonacina
"Romantic sketches" de Fred Perreard Trio
"Not married anymore" de Hasse Poulsen
"Enfer et paradis" de Les Nus
"Une certaine urgence", émission #6 de notre podcast Listen In Bed
"De temps et de vents" de Bodh'aktan
"Building site" de Mata Hari
"Gréty : Raoul Barbe Bleue" de Orkester Nord, Martin Wahlberg
et toujours :
"D'où vient le nord" de Francoeur
"Other side effects" de Lion Says
"Black Cofvefe" 5eme volume des mixes en podcast de Listen in Bed
"Santa Maria Remix" de Carmen Maria Vega
"Paganini, Schubert" de Vilde Frang & Michail Lifits
"I don't want to play the victim, But i'm really good at it" de Love Fame Tragedy
"Little ghost" de Moonchild
"Los Angeles" de Octave Noire
"A blemish in the great light" de Half Moon Run
"Older" de Quintana Dead Blues eXperience
"C'est pas des manières" de The Glossy Sisters
"Zimmer" de Zimmer

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Architecture" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Elvira" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"New Magic People" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"A" à la Scène Parisienne
"Mister Paul" au Théâtre L'Atalante
"Deux amoureux à Paris" au Studio Hébertot
"Nobody is perfect" à la Scène Parisienne
des reprises :
"Allers-Retours" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Portrait de Ludmilla en Nina Simone" au Théâtre des Abbesses
"Métropole" au Théâtre de la Reine Blanche
"Chambre noire" au Monfort Théâtre
et la chronique des spectacles à l'affiche en décembre

Expositions avec :

"Marche et démarche - Une histoire de la chaussure" au Musée des Arts Décoratifs
"Helena Rubinstein - La Collection de Madame" au Musée du Quai Branly

Cinéma avec :

Les nouveautés de la semaine :
"La Vie invisible d'Euridice Gusmao" de Avénarius d’Ardronville
"Le Roi d'Ici" de Karim Aïnouz
Oldies but Goodies avec "Kanal" de Andrzej Wajda
et la chronique des films sortis en novembre

Lecture avec :

"Au plus près" de Anneli Furmark & Monika Steinholm
"Evolution " de Marc Elsberg
"L'amexique au pied du mur" de Clément Brault & Romain Houeix
"Rien que pour moi" de J.L. Butler
"Secret de polichinelle" de Yonatan Sagiv
et toujours :
"Le chant du bouc" de Carmen Maria Vega
"La tempête qui vient" de James Ellroy
"Le crime de Blacourt" de Daphné Guillemette
"Pas de répit pour la reine" de Frédéric Lenormand
"Stalingrad" de Antony Beevor
"Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout" de Alice Munro

Froggeek's Delight :

"Oculus Quest" Le casque de réalité virtuel autonome

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=