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Interview par ZeN  (Paris)  octobre 2005

Les mythiques norvégiens de A-HA, qui viennent de sortir Analogue, leur8ème album plébiscité par la critique, étaient de passage à Paris il y a quelques semaines.

ZeN, qui anime l'émission webradio Cyberspace, les a rencontrés.

Après l'interview de Magne Furuholmen, voici celle de Morten Harkett (chant).


Comment présenteriez vous le dernier album, Analogue, a quelqu'un qui n'a pas suivi votre carrière, ne connaît pas votre musique, soit parce que trop jeune pour avoir connu, soit à cause des soucis de promotions en France sur les derniers albums.

Morten Harkett : J'ai du mal à le présenter car je n'aime pas trop analyser ce que je fais. Je ne fais que répondre à ce qui ressort de ce que nous faisons. Je dirais à ces gens que c'est comme présenter un ami. Tu peux écouter les présentations, ce qu'on te dit de lui et penser que tu le connais… ou tu peux le rencontrer en personne et la différence est là.

Depuis plusieurs années, vous parliez, par presse interposée, de sortir un nouvel album, et pourtant, depuis "Vogts villa", aucune de vos chansons n'a été produite, en dehors du single réalisé avec votre ami Gulli Briem "Gildas prayer". Quand aurons-nous la chance de pouvoir écouter vos nouvelles chansons (en dehors du futur album de A-Ha bien sûr) ?

Morten Harkett : Cette collaboration était vraiment un truc d'ami. Il voulait vraiment que je le fasse depuis des années et je ne le savais pas, et ça a pris beaucoup de temps pour la faire car j'étais si occupé à différentes périodes. Alors il a été très patient. Mais je ne sais pas si c'est exactement comme ça qu'il le voulait. Il voulait que je le fasse alors je l'ai fait et c'était bien. C'est ainsi que j'ai rencontré Flood pour la 1ère fois. C'était vraiment une super rencontre. Je l'ai rencontré plusieurs fois à cette époque et il a fini par mixer notre album.

Ca a été une très bonne chose pour nous. C'est un homme si gentil, très intéressant, une personne très calme mais intense. J'ai un paquet de titres qui attendent d'être travaillés. Et j'étais lancé pour faire mon album solo quand on a signé avec Universal et on a décidé de se fixer ce défi à nous-même, ce nouvel album, ce qui mène ici aujourd'hui (rires) sinon je serai probablement en train de finir mon album solo. Mais c'est quelque chose que je vais faire très rapidement.

Votre voix est toujours aussi exceptionnelle, la travaillez-vous quotidiennement ? Si oui avez vous un coach vocal ?

Morten Harkett : Non. La seule chose qui m'aide, c'est Ian qui est assis ici. C'est un guérisseur. Et je ne sais pas comment il a accès à notre système. Il peut me "ramener" à moi par son don. Je ne sais pas comment ça marche Je ne peux pas l'expliquer, je ne peux que l'observer et sentir ce qui se passe.

Mais je ne fais rien en particulier. Je ne surveille pas particulièrement ma voix. En fait je la sollicite trop en tournée à cause des conditions dans lesquelles nous tournons, la musique sur scène est très forte, pleine de fréquences différentes qui font que je dois considérablement pousser et je passe par des moments difficiles sur scène. Pouvoir être totalement là tel que je suis sans avoir à forcer ma voix, c'est très dur, un vrai exercice d'équilibre.

Vous étés très engagé dans la protection de la nature notamment dans la recherche de sources énergétiques alternatives et la protection de la forêt amazonienne. Dans une chanson, vous dites “Never Turn Your Back On Mother Earth”: pensez-vous que Mère Nature est en train de se retourner contre les humains après des siècles d'abus, de gaspillage et de manqué de respect, quand on voit les catastrophes naturelles en Asie, au Pakistan, en Floride et les inondations en Europe ?

Morten Harkett : C'est dur à dire car quand on regarde ce qu'on appelle les “catastrophes naturelles”, je ne crois pas que quiconque sache s'il s'agit de conséquences de nos agissements envers l'environnement, ou si c'est le mauvais passage d'un cycle, ou une évolution naturelle. Parce que la Terre, d'une perspective géologique, vit sa propre vie et ne s'occupe pas tellement de que nous faisons… mais une fois fait ce constat, il y a des preuves nombreuses de problèmes qui sont très dérangeants et la plupart sont inquiétants. Le problème c'est que les décideurs gèrent de l'argent, ils doivent se reposer sur des faits concrets, des preuves.

Regarde juste comment la circulation est réglée. Personne n'est prêt a dépenser de l'argent pour changer la manière dont est gouvernée une région, tant que tu n'as pas eu assez de vies perdues qui prouvent que le système est mal fait. Et c'est ainsi que la société semble fonctionner. Tu as besoin de tellement de preuves solides que ça en devient dangereux et que ce sera trop tard pour certains.

Et c'est vraiment inquiétant. Ma principale préoccupation est la stupidité de notre interaction avec la vie. On ne devrait pas avoir besoin d'aller jusqu'à ces visions inquiétantes de désastre pour changer. Il suffit de regarder le sens des choses, ce qui est rationnel et a du sens.

Quand tu regardes de quelle façon la vie, la nature se gère, c'est évident que la diversité est une des clés. La vie a elle-même choisi la diversité, c'est partout et il y a une raison derrière cela et nous, nous nous tournons vers une culture unique.

Tout ce que nous avons à faire c'est de regarder la nature, la vie. La diversité est un élément central pour notre survie dans une perspective à long terme. Que ce soit en affaire, en politique, en société, dans la nature, à tous les niveaux, la diversité est centrale pour la flexibilité d'un organisme.

Elle est essentielle pour sa faculté à absorber et répondre. Dans une société qui n'est pas multiculturelle, tu n'as pas de flexibilité. Et quand ça casse…. Ca casse totalement Et c'est ce qui arrive toujours. On n'a plus besoin de l'apprendre une fois qu'on le sait. C'est une de mes observations principales.

L'autre chose que nous savons, c'est que pour que quelque chose s'épanouisse, il faut certaines conditions, et quand quelque chose ou quelqu'un s'épanouit, il produit mieux. Alors de quoi avons-nous besoin pour que la population mondiale s'épanouisse ? Il y a des réponses très simples à cela : le respect et l'égalité de chacun vis-à-vis de l'autre. Le manque d'égalité et de respect basique est un des éléments les plus dangereux dans le monde.

Alors aujourd'hui tout est masqué par le pouvoir… et ce qu'il a derrière ce pouvoir c'est la peur et on laisse la peur contrôler beaucoup des choses que nous faisons. Or de qui ou de quoi avons-nous peur ? Juste nous-mêmes, c'est un problème de communication. Alors que de lire les signaux (envoyés par les autres) n'est pas si compliqué.

Dans votre travail en solo, notamment vos albums en norvégien, vous avez explore la religion et la spiritualité. Essayez-vous de les introduire dans A-Ha ?

Morten Harkett : S i c'est en moi, et bien ça fera partie des choses que j'amène à A Ha. Je n'ai pas vraiment un plan ou un agenda, je ne fais que répondre avec moi-même.

Et si on retourne la question : est-ce que j'apporte des éléments spirituels a ma musique ?. Oui je pense et tu as raison. Mais pourquoi est-ce que cela arrive. Ça arrive parce que je suis avant tout un esprit. C'est ce que je suis, plus que tout autre chose probablement, comme toi.

Je pense que le monde physique est moins réel que notre monde spirituel. Et la musique aujourd'hui est une des rares choses à nous rappeler que nous avons une âme, mais ça devient une question philosophique quand tu l'analyses (rires). Je passe de plus forts moments à regarder notre monde physique d'un point de vue rationnel, comprendre qu'il est là. Pas pourquoi il est là autant que "il est là" . Je peux comprendre plus facilement pourquoi il est là, Mais le fait que ce soit au niveau auquel on le perçoit, j'ai beaucoup plus de mal à comprendre.

Tu ne peux lui faire confiance qu'à certaines conditions. Mais on n'a pas de preuve qu'il est là, on ne fait qu'observer qu'il est là, on perçoit qu'il est là, le monde physique. On ne le sait pas comme un fait, comment la science souhaite qu'on le croie. Ca n'a jamais été prouvé qu'il était là. Et pour moi c'est un point très central. Qu'est ce qu'il y a qui fait qu'on le perçoive. C'est notre esprit. Et je crois, enfin, c'est ma croyance maintenant, que les êtres réels sont spirituels. Et que l'être physique n'est qu'un aspect de l'esprit.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Analogue de A-Ha
L'interview de A-Ha - Magne Furuholmen (octobre 2005)

Crédits photos : Droits réservés


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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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