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Demain est mort  (Unknown Pleasures Records)  janvier 2020

On va évacuer tout de suite le doute qui est en vous à la découverte du nom du groupe. NON, il ne s'agit pas de la nouvelle sensation du rap hexagonal, ni un hommage à Marc Lavoine (du moins, je ne le pense pas).

Demain est mort est le premier album de Larme Blanche donc. Groupe monocéphal derrière lequel se cache un mystérieux inconnu qui ne communique pas sur son identité. Pourquoi pas, c'est un peu la mode en ce moment avec, en tête de liste, le non moins mystérieux Orville Peck. D'ailleurs, le clin d'oeil à Peck est évident puisque sur la pochette de l'album figure un individu masqué d'une cagoule du plus bel effet. Pas de rouge flamboyant ici pour autant mais du blanc, évidemment. Celui d'un ciel triste et d'une mer d'écume mêlés.

Le nom, la pochette, le story telling de cet illustre (peut-être) inconnu : c'est bien beau tout cela mais ça ne fait pas un disque me direz-vous. C'est vrai, mais en l'occurrence, cela met dans l'ambiance et si Demain est mort alors ces 9 titres pourraient en être l'oraison funèbre.

Bourrée de références et de clins d'oeil, la cold wave de Larme blanche est aussi sombre qu'elle est tubesque. Cette électro froide et martiale au premier abord est également capable de vous faire danser comme à la grande époque de l'EBM (Front 242, Neon Judgement, A Split-Second). La voix se pose parfaitement sur ces rythmes hypnotiques. Pas de chant à proprement dit mais une scansion elle aussi martiale et efficace façon "talk over" (une sorte de slam respectable en quelque sorte).

On pense très évidemment à Daniel Darc (d'autant plus qu'un des titres de l'album se nomme "Seppuku") notamment parce que les textes sont en français, mais aussi par certains côtés à Alan Vega d'ailleurs ouvertement cité, aux côtés de Bowie, Velvet Underground et bien d'autres sur le titre hommage "88Mph", référence pop parmi les références pop s'il en est. Et quoi de mieux qu'un tour en Delorean pour s'assurer qu'effectivement Demain est mort.

Les excellents "Nibiru", "Taiga", "Le dernier soupir" sont autant de tubes improbables et imparables à écouter en boucle tant pour la prosodie entêtante que par la musique dense, froide, noire mais avec ce quelque chose dans les sonorités, la production qui fait qu'elle reste ancrée en nous après l'écoute et se rappelle à notre mémoire régulièrement.

Les textes sont évidemment à l'avenant de la musique. Certes, Larme Blanche dit tout haut ce que beaucoup pense déjà tout haut (rien de "révolutionnaire" et donc justement des propos plutôt révolutionnaires, dans l'air du temps et c'est tant mieux), mais il appuie là où ça fait mal ("Paris la nuit") et enfonce le clou dans la dernière planche du cercueil de l'humanité ("l'abrutissement généralisé qui nous détourne de la vérité [...] on avance un pied dans la tombe vers notre futur, là, dans les décombres" : "Taiga").

"Overdose d'épicure" sort un peu du lot, avant son saxo lancinant et sa voix apaisée aux airs vagues de Bashung. C'est beau et presque rassurant au milieu du chaos de désespoir des autres morceaux. Cette respiration fait place à "Assez" qui assène un coup sur la tête de notre (trop) chère société de consommation et ses laissés-pour-compte ("quand rouge et brun virait au jaune, Paris brûlé, Paris calciné").

C'est Malraux qui fermera l'album sur "Le dernier soupir" ("on a les héros qu'on mérite, icônes de plastiques figés au panthéon numérique"). Quoi qu'il en soit, au-delà du propos, ce disque est une perle pour les fans de l'électro cold wave, dark wave même et un album comme on n'en trouve très rarement chez nos groupes hexagonaux. Alors ne boudons pas notre plaisir !

Demain est mort, et c'est dommage parce qu'on aurait bien aimé d'autres albums de Larme Blanche. Mais qui sait, peut-être qu'il a changé le futur au volant de sa Delorean. En attendant, profitons comme il se doit de ce disque de "military pop" comme le dit le groupe lui-même sorti sur le parfaitement bien nommé label Unknown Pleasures Records.

 

En savoir plus :
Le Soundcloud de Larme Blanche
Le Facebook de Larme Blanche


David         
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les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
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et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
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et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
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en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
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