Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce No One is Innocent
Interview  (Normandy, Saint-Lo)  6 décembre 2019

No One is Innocent était en concert le 6 décembre dernier au Normandy, à Saint-Lo (50) sur la fin d’une très longue tournée intitulée "Frankenstein Tour". Un concert généreux, puissant et énergique, comme l’est d’ailleurs leur dernier album. Du rock énervé et efficace avec même une reprise de leur grande source d’inspiration, R.A.T.M. ("Bullet in the head"). No One finira même par inviter le public à le rejoindre sur scène pour un finish dantesque.

Quelques minutes avant le concert, Froggy’s delight a rencontré Kémar, le chanteur du groupe. Après nos rencontres avec Ultra Vomit, Niko du Bal des Enragés, maintenant No One is Innocent !

Vous avez récemment fait un zénith tous ensemble. On peut dire qu’il y’a une certaine osmose entre vous ?

Oui. On peut dire ça. Au départ, le tourneur est commun et on a joué plusieurs fois ensemble et forcément les techniciens et musiciens de chaque groupe se sont tous retrouvés dans la même caravane. Des liens se sont créés avec surtout une absence totale d’histoire d’égo entre nous. Tout le monde joue pour les autres. En plus, ce qui est intéressant c’est qu’il il y’a plusieurs générations dans des styles différents mais avec un dénominateur commun, un véritable amour de la musique. C’était vraiment une belle aventure.

Pour le concert de ce soir à Saint-Lo, No One partage l’affiche avec Merzhin avec qui tu as chanté, tu aimes bien ces affiches communes ?

C’est super important de s’inviter dans nos groupes respectifs. Le résultat est souvent très bon. Pour le cas de Merzhin, la collaboration a donné un super morceau dont je suis très fier ("Nomades").

C’est la fin de votre tournée, heureux ?

La tournée s’arrête le... vendredi 13 (décembre). On est content car c’est un peu la quille. En même temps, on a un rythme de dingue, une véritable mâcheuse de guerre en ce moment. La tournée a quand même débuté en mars 2018. Il est donc temps de raccrocher et de se retrouvera pour faire de nouvelles chansons. Il y’a des moments où tu passes ton temps à écrire, répéter, être en résidence et tu n’as pas qu’une envie c’est d’aller sur scène. Et puis quand tu fais de la scène depuis deux ans, tu n’as qu’une envie c’est de poser tes valises.

Quel a été le moment le plus fort de cette tournée ?

Je ne vais pas le cacher, c’est bien évidemment le Hellfest avec 40 minutes de grâce sur la mainstage. On n’y a pas cru. Après 25 ans de groupe, vivre des moments comme cela sur scène, ça reste incroyable. Le Zénith de Paris a été aussi un moment important car il représentait l’aboutissement de toutes les tournes avec Tagada et Ultra vomit. Et puis, remplir le Zénith, ce n’est pas rien. Il ne faut pas non plus se fixer sur ces grosses dates. On a vécu des choses incroyables dans des salles plus petites à 700-800 personnes. Je pense à un concert Chez Narcisse au Val d’Ajol (88) qui était une sorte de sauvagerie festive.

Est-ce qu’un nouvel album se prépare ?

On a effectivement commencé cet été à mettre des idées. Pour les paroles, c’est moi principalement avec parfois l’aide d’un vieux pote. On a ensemble un  ping-pong d’écriture qui marche vachement bien. L’écriture est un moment d’une très grande exigence et très douloureux car on va se prendre la tête sur une phrase pendant des semaines. C’est donc un soulagement de pouvoir échanger avec un vieux pote qui aime le rock’n’roll. Ensuite, pour la musique, on bosse à trois, moi et les deux guitaristes et après on partage avec les autres. Popy (guitariste) et moi on n’habite pas loin donc cela facilite les échanges. Shanka (guitariste) est vers Fontainebleau et on pose les maquettes chez lui.

Fred Duquesne (guitariste de Mass Hysteria et producteur) sera-t-il encore à la réalisation ?

Oh, c’est bien possible. Initialement c’est un pote de bande c’est au moment de Propaganda (2015) qu’on a souhaité travailler ensemble et ça a donné un excellent résultat.

Est-ce qu’on peut dire que No One sera éternellement un groupe engagé ?

Oui. C’est l’ADN du groupe d’être engagé. On s’est construit sur la base d’un rock énervé. C’est une thérapie et notre manif consiste finalement à écrire des chansons et les chanter sur scène. La musique est en interactivité avec les textes et ça marche avec une belle cohésion.

Est-ce qu’on peut envisager une orientation musicale nouvelle comme Utopia (1997) l’avait été ?

Non. Il y a plus une envie de surprendre en termes de compos qu’au niveau de la production. On veut rester dans la même ADN que nos deux derniers albums (ndlr : Propaganda et Frankenstein).

Est-ce qu’on peut imaginer de nouveau un album avec la participation d’un écrivain à aux textes (ndlr : cela avait été fait sur Utopia avec l’auteur de cyber-polar Maurice G. Dantec) ?

Maurice G. Dantec était un mec foncièrement punk dans l’âme et c’est pour cela qu’on s’est acoquiné avec lui. C’était vraiment une collaboration d’écritures donc un projet à part. En 1997, il nous parlait d’internet et du bouleversement que cela allait entraîner sur le monde alors qu’on était encore aux gros téléphones. Il avait une vision incroyable sur le monde.

Quel a été ton coup de cœur musical récent ?

J’adore Electric wizard qui me renvoie à tout ce que j’aime, Black Sabbath notamment. Il y a toujours Jack White qui est extrêmement brillant. Le dernier album de Lofofora m’a plu avec encore de très bons textes.

On vient d’apprendre que Rage Againt The Machine se reforme, ça doit te faire quelque chose ?

Ah oui, ça me fait quelque chose ! Je les ai vus lors de leur premier passage à Paris en première partie de Suicidal Tendencies et j’ai tout de suite eu l’impression de vivre quelque chose qui allait changer la face du rock. C’est un groupe au final que j’ai vu 7-8 fois et j’ai même rencontré Tom Morello (guitariste). C’est une nouvelle incroyable.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Gazoline de No One Is Innocent
La chronique de l'album Drugstore de No One Is Innocent
No One is Innocent en concert au Festival Microcosm 5
No One is Innocent en concert au Festival Les Rockeurs ont du coeur 2004
No One is Innocent en concert au Festival La Clef des Chants 2005 (samedi)
No One is Innocent en concert au Festival Class'Eurock 2007
No One is Innocent en concert au Splendid (vendredi 1er avril 2011)
No One is Innocent en concert au Festival Les Nuits Peplum d'Alesia #11 (édition 2011) - samedi
No One is Innocent en concert à Hellfest Open Air Festival #14 (édition 2019)
No One is Innocent en concert à Hellfest Open Air Festival #14 (édition 2019) - 2ème
L'interview de No one is innocent (16 avril 2007)

En savoir plus :
Le site officiel de No One is Innocent
Le Soundcloud de No One is Innocent
Le Facebook de No One is Innocent

Crédits photos : David Dreux


David Drx         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 1er juin 2020 : Retour à la réalité

Le monde d'après ne sera sans doute pas mieux que celui d'avant. Ces 2 mois de répit n'auront sans doute servi qu'à amplifier les frustrations en tout genre. Sans prétendre y remédier voic de quoi vous détendre un peu avec notre sélection culturelle de la semaine.

vous pouvez également revoir notre première émission "La mare aux grenouilles" sur la Froggy's TV. Suivez la chaine pour ne pas rater émissions et concerts en direct.

Du côté de la musique :

"Nunataq" de Alexandre Herer
"Vodou Alé" de Chouk Bwa & The Angstromers
"Wallsdown" de Enzo Carniel
Interview de Jo Wedin et Jean Felzine à l'occasion de leur concert sur la Froggy's TV
"Pictures of century" de Lane
"Lullaby (mix #15)" nouvelle émission de Listen In Bed à écouter
"Introssessions" de Minhsai
"Guinea music all stars" de Moh! Kouyaté
"Parcelle brillante" de Orwell
"Evocacion" de Quatuor Eclisses
"Is this natural" de Tazieff
"EP 2" de The Reed Conservation Society
et toujours :
Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
"Le Mardi à Monoprix" de Emmanuel Darley
"Lucide" de Rafael Spregelburd
"Le Royaume des animaux" de Roland Schimmelpfennig
"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
"L'Avare" de Molière
"Les Rustres" de Goldoni
du côté des humoristes :
un spécial Christophe Alévêque à l'occasion de son inédit 2020 "Le trou noir"
avec
"Christophe Alévêque - Super rebelle... et candidat libre"
"Christophe Alévêque revient bien sûr"

"Christophe Alévêque - Debout"
et du théâtre lyrique revisité:
"Le Postillon de Lonjumeau" d'Adolphe Adam par Michel Fau
"Turandot" de Puccini par Robert Wilson
et de la caricature joyeuse avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
"Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique" au Musée de l'Orangerie
"Pompéi" au Grand Palais
et "Plein air, de Corot à Monet" au Musée des Impressionnismes de Giverny
s'évader en un clic en direction de la province :
à Nice pour une visite virtuelle du Musée Magnin et celle de l'exposition "Soulages, la puissance créatrice" à la Galerie Lympia
de l'Europe :
en Espagne vers le Musée Carmen Thyssen à Málaga
et en Allemagne avec la visite des 3 niveaux de la Kunsthalle de Brême
et plus loin encore aux Etats-Unis vers le Musée Isabella Stewart Gardner à Boston
et le Musée d'Art de Caroline du Nord à Raleigh
avant le retour sur Paris pour découvrir les éléments décoratifs de L’Opéra national de Paris

Cinéma at home avec :

de l'action :
"Code 211" de York Alec Shackleton
"Duels" de Keith Parmer
de la comédie : "Le boulet" de Alain Berbérian et Frédéric Forestier
du drame :
"Marion, 13 ans pour toujours" de Bourlem Guerdjou
"Happy Sweden" de Ruben Östlund
de la romance :
"Coup de foudre à Jaïpur" de Arnauld Mercadier
"Marions-nous !" de Mary Agnes Donoghue
du thriller :
"The Watcher" de Joe Charbanic
"Résurrection" de Russell Mulcahy
du fantastique : "Godzilla" de Masao Tamai
les années 40 au Ciné-Club :
"Boule de suif" de Christian Jaque
"Le carrefour des enfants perdus" de Léo Joannon
et un clin d'oeil au début du cinéma avec "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès

Lecture avec :

"BeatleStones" de Yves Demas & Charles Gancel
"L'obscur" de Phlippe Testa
"La géographie, reine des batailles" de Philippe Boulanger
"Trouver l'enfant / La fille aux papillons" de René Denfeld
et toujours :
"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=