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Gabino Iglesias  (Editions Sonatine)  février 2020

Olé Caramba, voilà un ouvrage qui se démarque déjà par sa couverture incroyable, superbe et qui ne peut qu’attirer le regard du futur lecteur. Digne d’un tatouage d’un Mara, célèbre gang criminel que l’on trouve en Amérique latine, elle est à la hauteur du contenu, dans le fond et dans la forme.

Santa Muerte est le premier roman publié en France de Gabino Iglesias, un auteur originaire de Puerto Rico qui vit aujourd’hui à Austin. Gabino Iglesias est culturiste et dort quatre heures par jour. Il n’a encore jamais tué personne, du moins dans la réalité. Ecrivain, critique et journaliste, il est par contre l’un des spécialistes les plus pointus du roman noir. Et pour une fois, je trouve, la quatrième de couverture, aussi belle que la couverture, annonce parfaitement ce qui attend le lecteur. La voilà.

"Santa Muerte, protegeme…

Austin, Texas. Tu t’appelles Fernando, et tu es mexicain. Immigré clandestin. Profession ? Dealer. Un beau jour… Non, oublie "beau". Un jour, donc, tu es enlevé par les membres d’un gang méchamment tatoué qui ont aussi capturé ton pote Nestor. Pas ton meilleur souvenir, ça : tu dois les regarder le torturer, lui trancher les doigts et les donner à manger à une chose… avant de lui couper la tête. Le message est clair. Ici, c’est chez eux.

Fernando croit en Dieu, et en plein d’autres trucs. Fernando jure en espagnol, et il a soif de vengeance. Avec l’aide d’une prêtresse Santeria, d’un chanteur portoricain cinglé et d’un tueur à gages russe, il est prêt à déchaîner l’enfer. C’est le début d’une odyssée survoltée, mystique et punk, infusée de la magie Yoruba, foutrement drôle et délicieusement flippante.

Lecteur, check ton contrat d’assurance : ouvrir ce livre, c’est comme grimper dans un grand huit mexicain 100% hors d’usage, avec trois litres de mezcal dans le sang et du peyotl dans le bide, coincé entre Hunter S Thompson et H.P Lovecraft.

Vaudou, cartels, violence gratuite et rock mexicain, attention, ca va secouer. Oh, et inutile de chercher la ceinture : elle a été mangée."

Lu d’une traite un dimanche après-midi pendant les vacances, je me suis beaucoup amusé en lisant cet ouvrage très plaisant de Gabino Muerte. Il m’a beaucoup fait penser à un ouvrage lu l’an dernier, Allez tous vous faire foutre, livre complètement déjanté d’Aidan Truhen.

De l’action, ce livre n’en manque pas, on pourrait même dire qu’il en déborde. De la violence ? C’est pareil ! Avec de la torture aussi, des bonnes scènes de torture digne d’un film de Tarantino. Le sang gicle, dégoulinant sur de nombreuses pages, à coup de sabre et de flingues. Des personnages nombreux, attachants et étonnants, l’ouvrage n’en manque pas non plus.

Et le rythme alors ? Impressionnant ! Fruit d’une écriture nerveuse et direct, de chapitres courts qui s’enchaînent, du suspense et des émotions qui font que le livre ne peut pas nous tomber des mains.

180 pages, 20 chapitres avec des titres improbables qui nous teasent ce que l’on va lire, déjà vu dans un ouvrage lu l’an dernier dont je ne me souviens plus du titre. Et en même temps, l’ouvrage n’est pas seulement une lecture loufoque sans message. Car oui se décline au fil des pages une réflexion à faire passer pour l’auteur de Santa Muerte, réflexion autour de la frontière et de l’immigration, réflexion autour de l’attitude des américains vis-à-vis des immigrés. Une réflexion qui passe par l’analyse des policiers (qui surveillent cette frontière controversée) et des coyotes (passeurs qui veillent à la rendre perméable). Une réflexion qui passe par ce rêve américain auquel se heurtent de nombreux migrants chaque année.

Alors quand on a dans les mains un livre drôle, plaisant et intelligent en même temps, on en profite (pas longtemps ici car il est court) et on remercie les éditions Sonatine de nous en avoir fait profiter. Santa Muerte est donc à la hauteur de sa superbe couverture.

 

En savoir plus :
Le Facebook de Gabino Iglesias


Jean-Louis Zuccolini         
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le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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