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puce Von Rundstedt le maréchal oublié
Laurent Schang  (Editions Perrin)  février 2020

Après avoir lu au cours des deux dernières années de nombreux ouvrages sur Hitler, le nazisme et l’armée allemande, je me suis rendu compte à la parution du dernier ouvrage de Laurent Schang qu’il me manquait encore de nombreuses connaissances sur le sujet puisque je ne connaissais pas grand-chose sur Von Rundstedt, l’objet du livre qui vient d’être publié chez Perrin. Sur les conseils avisés de l’ami Benoît Rondeau et grâce à la gentillesse de Marlène, j’ai pu me procurer avec quelques semaines de retard le précieux ouvrage, avec, cerise sur le gâteau, une très belle dédicace de son auteur.

C’est donc la première biographie en français du Maréchal Von Runsdstedt, le dernier prussien au service d’Hitler que nous propose Laurent Schang. Contrairement à bon nombre de ses collègues, Rundstedt n’a laissé à l’historien aucun journal et aucun livre de souvenirs personnels. Il a donc peu inspiré les biographes et c’est tout à l’honneur de Laurent Schang de s’y être intéressé.

Son nom apparaît dans tous les livres sur la Seconde Guerre mondiale et pourtant, il est sans doute le moins connu des grands généraux de la Wehrmacht ; Von Rundstedt, aristocrate prussien, ancien combattant de la Grande Guerre et doyen des forces armées allemandes, prit part aux principales campagnes européennes du conflit, à la fois comme concepteur et exécutant des plans d’invasion. La Pologne en 1939 c’est lui, la France en 1940, c’est encore lui en grande partie, de même que la Russie en 1941.

La suite de sa carrière fut beaucoup plus difficile. Rundstedt, qui préféra détourner les yeux des atrocités commises dans les territoires occupés, fut retiré du front de l’Est à la fin de l’année 1941 pour avoir désobéi à un ordre d’Hitler. En poste en France en 1942, il est mis à pied une deuxième fois pour n’avoir pas su redresser la situation après le débarquement. Rappelé à la fin de l’été 1944, il préside la cour d’honneur militaire devant laquelle comparaissent nombre de ses pairs complices de l’attentat du 20 juillet contre Hitler et assiste en retrait à la bataille des Ardennes, qualifiée trop souvent et à tort, d’offensive "Rundstedt". Démis de ses fonctions pour de bon en mars 1945, il échoua à empêcher le franchissement du Rhin par les ennemis du Reich. Il est arrêté par les américains en Bavière où, fatigué et perclus de rhumatismes, il suivait une cure.

L’auteur nous montre que Rundstedt est un officier issu de la pure tradition prussienne, détaillant sa carrière militaire, nous donnant des informations l’élite prussienne dont fait partie la famille Rundstedt. On le suit au cours de la Grande Guerre et non pas seulement au cours de la Seconde Guerre mondiale. Evidemment son rôle dans cette Grande Guerre est secondaire mais le chapitre qui est consacré nous permet d’avoir des informations sur le plan Schlieffen, plutôt passionnantes à lire.

On suit ensuite son parcours dans le nazisme, sa façon de vivre qui fait que l’on apprend beaucoup de choses sur ce doyen des maréchaux d’Hitler. Hitler appréciait Rundstedt, n’hésitant pas à lui confier les commandements principaux sur les principaux fronts européens et ce, malgré qu’il ne soit pas de la même dimension que d’autres militaires allemands comme Rommel, dont parle l’ouvrage mais que je connais mieux suite à l’excellent ouvrage de Benoît Rondeau.

Fidèle à Hitler, même s’il fut congédié plusieurs fois, il s’est souvent montré implacable et dur vis-à-vis de ses ennemis que cela soit sur le front Est soviétique ou face aux résistants français. Il n’a pas toujours fait preuve de génie militaire dans ses commandements, l’ouvrage nous le montre bien au gré des décisions prises sur différents fronts. L’ouvrage nous montre aussi comment il échappe à une mort qu’il aurait mérité du fait de ses exactions pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’ouvrage dispose de nombreuses notes qui sont placées en fin d’ouvrages, des notes nombreuses, précises et particulièrement intéressantes qu’il est plutôt judicieux de lire pour encore mieux comprendre les propos de l’auteur. Evidemment, comme toutes notes en fin d’ouvrages, elles prennent le risque de couvrir des dizaines de pages jamais lues, ce qui est très dommage ici vu la qualité des notes. Se pose évidemment la question de savoir où les placer, en bas de chaque page, alourdissant l’ouvrage parfois, ou en fin d’ouvrage, prenant le risque de ne pas être lues. Vaste question que doivent se poser les historiens qui publient des ouvrages.

Avec son dernier ouvrage, Laurent Schang narre avec rigueur et talent la grandeur et les misères du doyen de la Werhmacht, ce Prussien, peut-être trop Prussien, pour qui l’honneur de servir l’emportait sur toute autre considération. Son livre, passionnant du début à la fin, parfaitement écrit, s’avère être le complément parfait de mes nombreuses lectures précédentes sur la Seconde Guerre mondiale et le nazisme. J’ai pu découvrir, après Rommel, un autre militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale et je ne regrette pas ma lecture.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Laurent Schang


Jean-Louis Zuccolini         
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