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Théâtre Hébertot  (Paris)  février 2020

Comédie dramatique de Bill C. Davis, mise en scène de Steve Suiss, avec Francis Huster et Valentin de Carbonnières.

Succès théâtral durant de nombreuses saisons sous le titre "L'affrontement", "Mass apeal" la pièce de Bill C.Davis créée en 1980 à Broadway et jouée en France depuis une vingtaine d'années revient avec un autre titre : "Transmission" dans une nouvelle adaptation de Davy Sardou. Il en résulte une pièce encore plus moderne aux dialogues particulièrement percutants.

Tim Farley est un prêtre populaire avec de la bouteille (au propre comme au figuré) qui brosse ses paroissiens dans le sens du poil lors de sermons où il fait (souvent un peu trop imbibé de whisky) le spectacle. Lors d'une messe où il propose hilare un "sermon-dialogue" (qui est surtout prétexte surtout à un numéro de plus de sa part), il est interpellé par un jeune homme.

Il s'agit de Mark Dolson, qui se trouve être séminariste et l'interroge notamment sur l'ordination des femmes. Déconcerté, Farley clôt le débat mais retrouve le jeune séminariste peu de temps après dans son bureau car il est chargé par son supérieur hiérarchique de l'accueillir dans sa paroisse et de l'encadrer.

Ces deux personnalités aux styles et visions très différentes de l'église vont rapidement s'opposer sur de nombreux sujets, à commencer sur la manière de faire un sermon. Dolson reproche à Farley la démagogie des siens et veut mettre à profit ces temps de paroles pour traiter des questions morales qui lui sont importantes.

Farley, désarçonné par ce jeune idéaliste qui remet en question la façon dont il prêche depuis des décennies, ne peut s'empêcher pourtant d'être interpellé. Il lui conseille cependant pour ne pas risquer sa carrière, de mettre de l'eau dans son vin (et non pas du whisky dans son verre).

Mark Dolson ordonné diacre, Farley lui propose de faire le sermon de la prochaine messe. Dolson suit d'abord les conseils du prêtre mais vite agacé par la réaction des fidèles, leur dit finalement ce qu'il pense d'eux et de la société. Il ne tardera pas à être exclu de l'église par le Monseigneur Burke, le supérieur de Farley. Farley défendra t-il le jeune exalté ? 

La pièce de Bill C.Davis n'a pas vieillie et, dans la nouvelle version de Davy Sardou, parle avec encore plus d'actualité de thèmes comme la vie de prêtre ou des positions de l'église aujourd'hui. Au delà de la paroisse dont il question, elle traite de façon universelle de questions fondamentales liées à toutes les religions.

Francis Huster, qui avait déjà joué le rôle de Farley avec Davy Sardou il y a une quinzaine d'années, trouve ici sans doute son meilleur rôle. Dans un personnage où il peut donner libre cours à sa fantaisie et jouer une large palette d'émotions dans l'évolution de cet homme qui se remet peu à peu en question, il est magistral.

Face à lui, Valentin de Carbonnières, époustouflant dans "7 morts sur ordonnance", est une nouvelle fois étonnant de justesse. Crédible de la première à la dernière minute dans ce personnage intègre pour qui l'Eglise est une vocation absolue, il forme avec Francis Huster un duo complémentaire et exceptionnel.

On suit avec une tension qui ne faiblit pas l'évolution des deux personnages et de leurs rapports dans un huis-clos, brillamment orchestré par Steve Suissa (qui connaît bien Francis Huster pour l'avoir dirigé à maintes reprises), où chacun finira par confesser à l'autre sa propre vérité.

Ce face à face passionnant est incontestablement un grand moment de théâtre.

 

Nicolas Arnstam         
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On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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