Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Nos Podcasts
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Edward aux mains d'argent
Tim Burton  sortie avril 1990

A Suburbia, une idéale zone pavillonnaire de banlieu américiane, dans laquelle chacun est enfermé dans des petites maisons aux enchanteresses couleurs pastels symbolisant la merveilleuse réussite de l'american way of life, une représentante en cosmétiques s'aventure dans un affreux vieux château abandonné.

Elle découvre Edward, un être humain fantastique et solitaire, dont les mains inachevées sont remplacées par des ciseaux et le ramène fort naturellement et naïvement à la vie civilisée. Et commence alors pour Edward l'apprentissage de la vie en société.

Cet être pur et innocent devient non seulement un objet de curiosité et de compassion, réactions bien évidentes mais aussi, de manière inconsciente, d'adulation jusqu'au moment où, l'homme perdant sa bonté originelle, la différence entraîne la peur et l'inexorable exclusion.

Le film est d'une rare beauté formelle et d'une poésie extrême, qualités que l'on retrouve dans toutes les réalisations de Tim Burton, réalisateur singulier à l'imaginaire fécond. Il s'avère également d'une grande richesse. Non seulement il révèle la personnalité de son auteur et ses talents d'écriture mais aussi manifeste un regard fort lucide et critique sur la société, américaine en l'occurrence, et sur son prochain.

De plus, il réussit ici le parfait mélange du rire et de l'émotion qui préside aux contes de fée ainsi qu'une fin à la conclusion tout autant merveilleuse.

Ainsi, les particularités tant physiques qu'intellectuelles d'Edward sont sources de gags et de scènes très amusantes qui sont devenues cultes, telles la tonte des chiens par exemple. Et puis l'émotion nous submerge avec les premières manifestation de suspicion et d'hostilité à l'encontre du "monstre" que l'on tente de pervertir pour le "normaliser".

Pour le rôle d'Edward, Tim Burton a choisi Johnny Depp, acteur charismatique s'il en est, dont le physique particulièrement romantique sied à la composition lunaire de l'homme qui crée la neige.

 

Conte fantastique de Tim Burton avec Johnny Depp, Winona Ryder, Dianne Wiest, Anthony Michale Hall et Vincent Price
Film américain Durée : 1h 40

A lire aussi sur Frogg'ys Delight :

La chronique sur le recueil La triste fin du petit enfant huitre et autres histoires de Tim Burton


MM         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique sur le recueil La triste fin du petit enfant huitre et autres histoires de Tim Burton


# 28 juin 2009 : Drôles de drames

Notre enfance à été bercée par ses passages télé, mais cette semaine elle s'est éteinte dans l'indifférence générale, sans pouvoir lutter, même dans la mort avec le plus grand chanteur de variété de tous les temps. Farah Fawcett est morte, il nous restera quelques mémorables épisodes de "Drôles de dames" en souvenir, à regarder entre deux hommages à Bambi, le chanteur blanc qui voulait faire de la musique noire ... ou l'inverse, je ne sais plus bien...

Mais trève d'hommage, voici le programme de cette première semaine estivale

Côté musique :

"Love gone bad" de Bad Mama Dog,
"I'm OK" de Gablé,
"God help the girl" de God Help the Girl,
"Lord Cut-Glass" de Lord Cut-Glass,
"The Atlantic Ocean" de Richard Swift,
"Oh my god, Charlie Darwin" de The Low Anthem,
"Evenfall" de Sébastien Schuller qui nous en parle en interview,
un petit Ni vus Ni connus avec les compilations War Child Heroes et Dark was the night
Berline 0.33 et Enablers à la Malterie de Lille,

Côté théâtre :

"Erase-e(X) au Théâtre des Abbesses
"Kvetch" au Théâtre Le Lucernaire
"La cruche cassée" au Théâtre 13
"Répertoire" au CNSAD
"Chaos debout " au Théâtre 13
"Le malade imaginaire" au Théâtre Le Lucernaire
"Tendre et cruel, Hercule" au CNSAD
et en reprise tout l'été "Gustave Parking - De mieux en mieux pareil" au Théâtre Trévise

Expositions avec :

"Le jardin de Monet : l'invention d'un paysage" au Musée des Impressionnismes à Giverny
le Festival International des Jardins à Chaumont-sur-Loire
L'art carcéral à la Biennale d'Art contemporain de Venise avec la France et la Suisse

Lecture avec :

"Le chant du bourreau" de Norman Mailer
le catalogue du Festival international des jardins 2009
"Vive La Peinture" par VLP
"Je suis noir et je n'aime pas le manioc" de Gaston Kelman,
"Farouche à quatre feuilles" de André Breton, Lise Deharme, Julien Gracq et Jean Tardieu,
"Laura" de Laurent Herrou,
Une interview de Erik Rémès

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008