Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce L'enfer commence avec elle
John O'Hara  (Editions de l'Olivier)  juin 2020

J’ai découvert John O'Hara l’an dernier grâce aux éditions de l’Olivier qui ont eu l’excellente idée de rééditer son sublime ouvrage Rendez-vous à Samarra. Elles récidivent cette année en rééditant un deuxième chef-d’œuvre de l’auteur qui a été une star du New Yorker, dont l’œuvre a inspiré plusieurs générations d’écrivains américains parmi lesquels John Cheever, John Updike ou Richard Ford.

C’est donc L’enfer commence avec elle que nous proposent les éditions de l’Olivier, traduit de l’Anglais par Yves Malartic dans une édition revisitée par Mathilde Deprez avec, en prime, une superbe couverture. L’adaptation de ce roman au cinéma (La vénus au vison) a valu à Elisabeth Taylor l’Oscar de la meilleure actrice en 1961.

John O’Hara nous embarque dans le New-York des années 30, celui de la crise économique et de la prohibition. On y découvre Gloria, une femme plutôt délurée pour son jeune âge, qui a déjà une vie bien remplie et un grand nombre d’amants dans son lit. Gloria évolue au milieu de cette cour d’amants, assumant pleinement sa beauté et sa sexualité très libre. Gloria est une femme capricieuse qui a tendance à obéir à ses pulsions et ses désirs. Elle entretient des relations particulièrement ambiguës avec les hommes, l’ouvrage nous faisant découvrir au fil des pages que cela est en grande partie lié à son passé et son histoire personnelle.

Jusqu’au jour où elle croise la route d’un certain Weston Liggett, une nouvelle conquête, marié et père de famille. Ligett fait partie de ceux que la crise de 1929 ont épargné. Il dirige une entreprise qui a pour principal client la ville de New-York. Au niveau personnel et sentimental, il est dans une période de doute vis-à-vis de sa relation avec son épouse. Gloria voit en lui l’homme qui pourrait lui permettre de se ranger, d’arrêter de croquer les hommes. Lui, écrit John O’Hara "comprit pour la première fois de sa vie comment ces types, de jeunes officiers plein d’avenir, pouvait trahir le roi et la patrie, même en sachant que cette femme était une espionne et qu’elle ne les aimait pas".

En partant de chez lui, elle dérobe un manteau de fourrure (un vison d’où le titre de l’adaptation cinématographique) qui pourrait mettre la puce à l’oreille de sa femme de son infidélité. Obsédé par Gloria, Weston songe à tout quitter pour elle et la traque dans les clubs clandestins de la ville, prohibition oblige. Ligett se retrouve ainsi pris dans les filets de la superbe Gloria, sauf que le roman noir que nous propose l’auteur fait que tout ne va pas se passer comme prévu pour Gloria.

L’enfer commence avec elle est un ouvrage basé sur une histoire et des personnages réels qui dépeint un monde issu de la crise de 1929, une comédie de mœurs qui tourne à la tragédie. John O’Hara y met en scène une flapper, ces jeunes femmes de l’âge du jazz aux jupes et aux cheveux très courts popularisées par Scott Fitzgerald et Dorothy Parker. C’est en même temps une superbe évocation du New-York des années 1930, quand les snobs de la "Café Society" s’encanaillaient auprès de la pègre.

Une fois encore, la superbe écriture de John O'hara nous emporte, balayés par des descriptions qui pourraient s’apparenter pour certains à des longueurs quand d’autres comme moi prendront plaisir à y lire une critique subtile des mœurs de la société bourgeoise américaine des années 30.

Grand merci donc aux éditions de l’Olivier qui nous permettent de (re)découvrir les œuvres de cet auteur américain plein de talent. Après Rendez-vous à Samarra l’an dernier, la lecture de L’enfer commence avec elle fut parfaite.

 

A lire sur Froggy's Delight :
La chronique de "La fille sur le coffre à bagages" du même auteur
La chronique de "Rendez-vous à Samarra" du même auteur


Jean-Louis Zuccolini         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 25 septembre 2022 : La culture n'est pas un luxe

8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
"Echo" aux Plateaux Sauvages
"Le syndrome d'Hercule" au Théâtre Essaion
les reprises :
"Cahier d'un retour au pays natal" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Le dépôt amoureux" au Théâtre Les Déchargeurs
"Darius" au Théâtre Essaion
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
"Qui vive" de Marianne TArdieu
"Big Fish" de Tim Burton
"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec
et toujours :
"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
"Hideo Kojima, aux frontières du jeu" de Erwan Desbois
"Le cartographe des absences" de Mia Couto
"Le coeur ne cède pas" de Grégoire Bouillier
"Le tumulte" de Sélim Nassib
"Un profond sommeil" de Tiffany Quay Tyson

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=