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Grand Prix  (Polydor / Universal)  juin 2020

Le dernier Benjamin Biolay sur Froggy’s Delight ? Oh non ! Encore lui ! Est-ce vraiment nécessaire de faire la chronique d’un album bénéficiant déjà d’une surexposition médiatique ? En même temps, Benjamin Biolay, auteur-compositeur-interprète, est objectivement un des artistes français les plus passionnants et il le confirme d’ailleurs avec ce nouveau disque. Alors oui, après réflexion, voici une chronique supplémentaire de Grand Prix.

Tout au long du confinement, Benjamin Biolay nous a accompagnés de son salon avec de nombreuses reprises acoustiques de grands classiques de la chanson française (Gainsbourg, Daho, Moustaki, Barbara, Johnny, etc.). On le retrouve aujourd’hui, en cette période post confinement, pour un neuvième album intitulé Grand Prix qui se présente comme un concept album dédié à la passion de l’artiste pour la formule 1. On retrouve ainsi des références plus ou moins explicites à la course automobile sur certains des 13 titres du disque.

Le point de départ de ce nouvel opus se situe en 2015 lors du décès du jeune pilote niçois Jules Bianchi qui décéda après de longs mois de coma, suite à un accident de course survenu au Japon. Benjamin Biolay atteint émotionnellement par ce décès a alors écrit le titre "Grand Prix", tout en équilibre avec un côté dansant et des cordes sophistiquées. C’est la matrice de ce disque.

Après son diptyque argentin, Palermo Hollywood (2016) et le beaucoup moins convaincant Volver (2017), Grand Prix trouve son inspiration dans la pop anglo-saxonne. D’ailleurs, sans savoir si la référence est voulue, Grand Prix renvoie au Grand Prix (1995) de Teenage Fan Club, grand groupe pop écossais des années 90’s aux mélodies sensuelles et guitares efficaces.

L’album s’ouvre sur son premier single, "Comment est ta peine", qui illustre à merveille l’orientation musicale du disque : un crooner à la voix rauque, le côté désabusé (attendu), une mélodie synthétique et des cordes sous quelques notes de guitares. On sent même une très légère inspiration de la scène mancunienne du début des 80’s (New Order, Happy Mondays). Cela se fait subtilement par des mélodies entêtantes et synthétiques.

Grand Prix est en effet gorgé de mélodies imparables comme sur "Visage pâle", "Comme une voiture volée" ou "Où est passée la tendresse ?".  L’album a été masterisé par Alex Gopher, ce qui a pu participer au son limite "dansant" de certains refrains. De même, on retrouve Clément Animalsons Dumoulin (producteur hip-hop notamment pour Lunatic, Booba), déjà présent sur le titre "La Superbe" par exemple, à la programmation sur plusieurs titres y apportant ainsi une légère coloration urbaine. La pop se caractérise souvent par des chansons qui donnent envie de danser sur des paroles mélancoliques. On est en plein dedans.

En revanche, l’album a été présenté dans la presse comme le plus rock. C’est très exagéré même si on trouve un peu sur "Papillon Noir" mais surtout sur "Idéogrammes" des riffs de guitare. Il ne s’agit pas d’un album rock. Benjamin Biolay cite une généalogie avec Julian Casablancas ou Alex Turner. Sur ce coup, on dirait qu’il est plus proche de Last Shadow Puppets que d’Artic Monkeys.

Comme toute course automobile, le rythme du disque est assez rapide mais le conducteur sait ralentir pour éviter la sortie de piste. C’est le cas avec le plus classique "Vendredi 12" aux arrangements soignés ou "La roue tourne" (avec en guest Chiara Mastroianni) destinée à sa fille qui apparaît comme le prolongement du magnifique "Ton héritage". On saluera aussi la magnifique balade mélancolique avec trombone "Ma route".

Juste avant la ligne d’arrivée, on le retrouve avec sa complice Keren Ann sur "Souviens-toi l’été dernier" aux guitares funkies. Le finish est plus compliqué avec "Interlagos (Saudade)" où il évoque avec sa fille le pilote brésilien Ayrton Senna mort en 1994 ; titre qui ne trouve pas trop sa place dans l’orientation musicale de l’album. Hormis cette unique réserve, Grand Prix est un album pop d’une très grande qualité.

Enorme tournée à partir du mois d’octobre avec pas mal de dates en Normandie notamment. A voir si la tournée se fera en version plus rock.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Benjamin Biolay
Le Soundcloud de Benjamin Biolay
Le Facebook de Benjamin Biolay


David Drx         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

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Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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