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puce La folle et inconvenante histoire des femmes
Théâtre Le Funambule-Montmartre  (Paris)  septembre 2020

Seul en scène écrit par Laura Léoni, interprété par Diane Prost dans une mise en scène de Laetitia Gonzalbes.

Qui de mieux que des femmes pour parler… des femmes. "La folle et inconvenante histoire des femmes" est née en effet de la rencontre fructueuse de trois artistes de talents.

Diane Prost, comédienne formée au Cours Florent et à l’initiative du projet, bientôt rejointe par Laura Léoni, auteure engagée et occasionnellement chroniqueuse culturelle pour L’Humanité, puis par Laetitia Gonzalbes, metteuse en scène remarquée de la Compagnie Kabuki ("Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde" et "Anna Karénine" qui abordait déjà les thèmes de la liberté féminine et l'homosexualité).

Tout est parti d’un constat implacable : des femmes dans l’Histoire, il n’est jamais, ou presque pa, question. Réceptacles de la fertilité des hommes, elles sont objets de plaisir ou objets tout court, esclaves, monnaie d’échange, vierges adulées, matrones respectées, putes, courtisanes, mères, sœurs, épouses mais rarement parties prenantes des grands évènements fondateurs et passés à la postérité.

"La folle et inconvenante histoire des femmes" donne donc justement la parole à ces femmes, anonymes ou plus connues, réelles ou fictives, hétérosexuelles ou homosexuelles, pour raconter un autre versant moins populaire et moins brillant de notre passé, pour mieux comprendre notre présent.

Dans un seul en scène loufoque, dynamisant et militant Diane Prost prête ainsi sa voix et sa flamboyance à une myriade de personnages féminins. Au programme ? Rien de moins que toute l’histoire de la condition féminine du Néolithique à nos jours.

De Paypal, la femme des cavernes symbole de paix et monnaie d’échange, à Clamydia pute et néanmoins femme libre de Athènes, ou encore Hildegarde dame du Moyen âge et qui brûlera en enfer pour avoir osé penser mais pourra prendre le voile pour profiter sans ombrage de l’amour de ses sœurs (jugé inconséquent puisque à but non reproductif) c’est toute une galerie de portraits bien sentis et sans sentimentalisme qui se succèdent sans temps mort, sans oublier les Jeanne d’Arc, Olympe de Gouges, Georges Sand ou Colette.

S’il y est question sans pudibonderie de sexualité, mais également du code civil et de droit de vote, les grands auteurs ne sont pas oubliés, tel Aristote qui décréta "une faiblesse ontologique et une défectuosité naturelle" de la femme ("Comme quoi on peut dire n’importe quelle connerie avec une toge et ce sera appelé de la philosophie" rétorque Laura Léoni par le biais de Diane Prost) ou encore Rousseau qui énonçait que "La femme est faite pour céder à l'homme et pour supporter même son injustice".

Laetitia Gonzalbes signe une mise en scène fluide et maligne imaginée autour d’un simple vêtement (un pyjama de soie crème) qui devient tour à tour toge, habit d’homme, ou robe de courtisane et d’un écran de fond de scène où se dévoilent les créations vidéo de l’artiste Suki, synchronisées avec la performance de Diane Frost.

Simple dessin évocateur d’une époque ou petite animation donnant la réplique à la comédienne, ces scénettes animées s’imbriquent habillement à la narration la rendant vivante et moderne, évitant ainsi le piège du soliloque poussif.

Mais comment cette pièce pourrait-elle l’être, poussive, lorsque la plume de Laura Léonie se montre aussi volontiers insolente et ostensiblement sulfureuse ? Et si le propos, volontairement militant envers la cause homosexuelle, manque parfois de nuance, c’est toujours au service du ton et dans une volonté d’être percutant sans victimisation ni larmoyance, et donc d’interpeler un spectateur hilare ou agacé, mais rarement indifférent.

Un grand bravo à Diane Prost, pétulante, sensible, mordante et aussi convaincante en nonne qu’en catin et qui mène à tambour battant cette odyssée féministe.

 

Cécile B.B.         
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8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
"Echo" aux Plateaux Sauvages
"Le syndrome d'Hercule" au Théâtre Essaion
les reprises :
"Cahier d'un retour au pays natal" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Le dépôt amoureux" au Théâtre Les Déchargeurs
"Darius" au Théâtre Essaion
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
"Qui vive" de Marianne TArdieu
"Big Fish" de Tim Burton
"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec
et toujours :
"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
"Hideo Kojima, aux frontières du jeu" de Erwan Desbois
"Le cartographe des absences" de Mia Couto
"Le coeur ne cède pas" de Grégoire Bouillier
"Le tumulte" de Sélim Nassib
"Un profond sommeil" de Tiffany Quay Tyson

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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