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Pourquoi j'ai mangé mon père
Roy Lewis 

Intitulé "The Evolution man" mais publié sous le titre "What we did to father" est paru en français sous le titre manifestement très accrocheur et iconoclaste "Pourquoi j'ai mangé mon père" qui suscite l'intérêt et la curiosité. Les deux seront amplement satisfait par cette chronique d'une honnête famille de pithécanthropes qui illustre une étape essentielle de l'évolution humaine.

Ernest, le narrateur, raconte sa vie et rend hommage à son père qui a une foi inébranlable en l'homme et qui s'oppose au credo officiel, scandé par l'oncle Vania qui a pour devise "Back to the trees", dès lors que pour lui être stagnant c'est la mort. Il cherche et innove pour transmettre à ses enfants plus qu'il n'a reçu, principe même de l'humanité qui va jusqu'à l'ingestion très symbolique du père.

On sent déjà les prémisses de la réflexion moderne et Lewis joue de ces anachronismes qui entraînent inévitablement le rire d'autant que ces premiers hommes s'expriment dans un langage châtié et possède déjà toutes les facultés de raisonnement propres à l'homme d'aujourd'hui mais appliquées, bien évidemment, aux circonstances historiques de l'époque.

Par exemple, savez vous que la civilisation des loisirs a pour origine le masticage de la viande d 'éléphant ? En effet, passer son temps à dormir, chasser l'éléphant et mastiquer occupe tout le temps : donc sans un minimum de loisir, pas de travail créateur, par conséquent pas de culture ni de civilisation.

Les aventures épiques animent cette belle démonstration : de la taille des silex à la chasse, de la recherche des épouses à l'extérieur de la horde, de l'invention de l'art figuratif à la domestication du feu, tout prête à sourire, rire et réfléchir aussi.

Un livre à dévorer..

 

MM         
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# 30 novembre 2008 : une pluie de nouveautés

Le temps est à la pluie et au froid, raison de plus pour écouter de la musique ou vous octroyez un moment lecture bien au chaud chez vous, ou aller au théâtre et au cinéma.

Côté musique :

"Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" de Get Well Soon,
"Hurricane" de Grace Jones,
"Xoxo Panda and the new kid revival" de Her Space Holliday,
"How we became" de Jeremy Warmsley,
"Ciné Magique" de Lily Frost,
"L'entredeux" de Marianne Dissard qui nous fait partager 4 titres en Froggy's Session,
"Bits" de Oxford Collapse,
Thomas Tantrum, Eugene McGuinness, Mr B the gentleman rhymer et Baddies à la Flèche d'or pour Rock is Dead #2
The Bellrays, Kabu Ki Buddah, Raymonde Howard et Second Sex au Fil de Saint Etienne
Et une nouvelle émission du Morceau Caché intitulée La biographie en temps réel

Au théâtre :

"Le songe d'une nuit d'été" aux Ateliers Berthier
"Othello" au Théâtre National de l'Odéon
"Les bouts de bois de Dieu" au Théâtre de la Tempête
"Gombrowiczshow" au Théâtre National de Chaillot
"Devant la parole" à la Maison de la Poésie
"Le repas" à la Maison de la Poésie
"Diagnostic" au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes
"Les muses orphelines" à l'Aktéon Théâtre
"Mangiare" au Théâtre du Soleil
"Audimat" au Trianon
"Vu duo c'est différent" au Point Virgule
"Michel Hermon - Compagnons d'enfer" à la Péniche Opéra
et des reprises à ne pas rater : le Molière 2008 du meilleur spectacle seul en scène "Un monde fou" au Petit Théâtre de Paris avec Eric Métayer et une version savoureuse de "La flûte enchantée" au Théâtre des Mathurins

Expositions avec :

"Pollock et le chamanisme" à la Pinacothèque de Paris
"De Miro à Warhol - La collection Berardo à Paris" au Musée du Luxembourg

Lecture avec :

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez
"La mesure du temps" de Helon Habila
et dans la catégorie "Beaux livres" le catalogue de l'exposition "Picasso et les maîtres"

et du cinéma :

Edward au main d'argent de Tim Burton
un portait de Jason Statham
"Mesrine : L'ennemi public N°1" de Jean François Richet
"The duchess" de Saul Dibb
et "Vilaine" de Jean Patrick Bene et Allan Mauduit

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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