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The Greatest  (Matador / Beggars)  janvier 2006

Cette semaine, la star c'est Chan Marshall : couvertures (de Jalouse aux Inrocks en passant par Trax), interviews et critiques (Télérama, Libération…), impossible de la rater. L'événement c'est bien sûr la sortie de son album, The Greatest, qui, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas un best of.

Pour ce 7ème opus, Chan Marshall s'est offert les services de vieux briscards de la soul américaine, notamment les sexagénaires du Hi ! Rhythm Band du révérend Al Green.

Enregistré en à peine cinq jours par l'ingénieur du son Stuart Sikes, déjà producteur de What would the community think sorti en 1996, (White Stripes, The Walkmen) dans le célèbre studio Ardent (Sam & Dave, Booker T & The Mg's, Isaac Hayes, Led Zeppelin, et plus récemment REM et les White Stripes), The Greatest réunit quelques uns des meilleurs musiciens de Memphis : les guitaristes Mabon "Teenie" Hodges et Doug Easley, le claviériste Rick Steff, les bassistes Leroy Hodges et David Smith, le saxophoniste Jim Spake et le trompettiste Scott Thompson.

Sans oublier les classiques violon, batterie et piano chers à la belle, c'est pour une profusion d'instruments, loin du dénuement qu'on lui connaît, qu'elle a cette fois opté. Un album beaucoup plus orchestré que ses prédécesseurs donc, plus classique, certes plus accessible, en tout cas moins surprenant...

The Greatest, tout comme le morceau d'ouverture (un des meilleurs soit dit en passant), fait référence à Mohammed Ali (dont c'est le surnom) et raconte l'histoire d'un petit garçon qui rêve de devenir boxeur. Mais c'est surtout une allusion à la vie et à la difficulté de s'en sortir, un message d'espoir pour cette sudiste originaire de Georgie, pays des laissés pour compte.

Toujours écorchée vive Chan Marshall ? Eh bien pas tant que ça. L'impression d'ensemble est plus légère, moins rugueuse que pour les magnifiques "You are free" et "What would the community think". Le tout, assez inégal. La tension entre adoration et déception, au lieu de s'estomper, se renforce au fur et à mesure des écoutes.

L'ouverture au piano avec "The Greatest" laisse pourtant présager de belles surprises et c'est avec optimisme qu'on se lance dans une première écoute. Même bonheur à l'écoute de la deuxième piste, "Living Proof" puis chute vertigineuse dès la troisième, "Lived in bars", ses chœurs et son saxo du plus kitsch effet.

Même remarque pour "Could we", à l'accompagnement 70's pas franchement concluant. "Willie" et "The Moon" misant sur la voix toujours aussi bouleversante de Chan Marshall plus que sur l'instrumentalisation, offrent quelques bons moments. Nouvelle dégringolade avec "Islands" et son intro country ambiance vahiné puis avec "After it all".

Finalement, c'est par les morceaux les plus dénudés et les plus rock qu'on se laisse émouvoir. Il faut attendre les derniers, "Love and communication", et par-dessous tout "Hate" (la plus belle, sans hésitation), pour découvrir de vraies perles qui permettent de clore l'album en beauté. Guitare rugueuse et voix rocailleuse, voilée et tout en finesse restent le meilleur des cocktails.

Et c'est sans artifice et dans son plus simple appareil que Chan Marshall, à fleur de peau, nous convainc de l'étendue de son talent.

Virage ? Ecart ? Changement temporaire de direction, on l'espère. "Peut-être qu'un jour je sortirai les versions nues", confie-t-elle aux Inrockuptibles. On l'espère aussi.

J'aime :

Chan Marshall, sa sensibilité, son mal-être et sa grâce intacts,
sa voix, écorchée, rocailleuse, captivante,
son univers intimiste,
“The Greatest”, “Hate”, “Willie”, “Love and communication”, “The moon”, “Empty shell”

J'aime pas :

les influences country,
les chœurs mal inspirés,
"Lived in bars", "Could we”, “Where is my love”, “islands”, “After it all”

 

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# 16 juin 2019 : C'est la fête !

Vendredi prochain, ce sera la Fête de la Musique, une raison supplémentaire pour en écouter de la bonne en vous baladant dans notre sélection culturelle de la semaine, avec également bien entendu du théâtre, du cinéma, des expos et de la littératures.

Du côté de la musique :

"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada
et toujours :
"Appareil volant imitant l'oiseau naturel" de Boule
"Hypersensible" de Cat Loris
"Strange creatures" de Drenge
Petit tour à Beauregard, qui approche, pour y parler des découvertes. Nous avions déjà évoqué le reste de la programmation
"Strome" de Martin Kohlstedt
"Arrivals & Departures" de The Leisure Society
"Attack of the giant purple lobsters" de Washington Dead Cats

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"L'étrange affaire Emilie Artois" au Théâtre de la Contrescarpe
"La Magie de l'argent" au Théâtre Aleph à Ivry
"Huckleberry Finn" au Théâtre de la Huchette
"Noire" au Théâtre du Rond-Point
"Homme encadré sur fond blanc" au Théâtre Tristan Bernard
"Un drôle de mariage pour tous" au Théâtre Daunou
"Guigue & Plo" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Hiroshima, mon amour" aux Théâtre des Bouffes parisiens
"Matka" au Théâtre Elisabeth Czerczuk
"Dîner de famille" au Café de la Gare
"Hypo" au Théâtre du Marais
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

dernière ligne droite pour :
"Les Nabis et le décor" au Musée du Luxembourg
"Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Le choc du futur" de Marc Collin
"Bunuel après l'âge d'or" de Salvador Simo

Lecture avec :

"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel
et toujours :
"Alice" de Heidi Perks
"J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi" de Yoan Smadja
"Présumé coupable" de Vincent Crase
"Une histoire de la Nouvelle France : Français et Amérindiens au XVI siècle" de Laurier Turgeon
"Vue pour la dernière fois" de Nina Laurin

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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