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Arctic Monkeys
Whatever people say I am, that's what I'm not  (Domino / PIAS)  janvier 2006

-Paris, quelque part

L'un dit à l'autre :

-"Dis donc, t'as entendu parler du nouveau buzz qui vient d'Angleterre ?"
"Un groupe à cheveux longs, avec un préfixe en "The" je présume, le genre qui te dit qu'ils font du rock pour oublier les sales boulots et que leur premier album n'a rien à voir avec le brit' pop, le neo-glam ou l'Emo rock ?"

Dans sa fonction, le rock-critic adopte par réflexe une posture défensive sur les nouveaux groupes anglais. Les relents de la guerre de cent ans sans doute… Peut être aussi la surconsommation de produits surmarkétés aux cheveux gras.

Le premier (hystérique) :
-"Non mais là, je crois que tu comprends pas. Ils ont rempli les concerts avant même la sortie de leur album. Whatever people say I am, that's what I'm not s'est vendu comme comme des petits pains là bas. Et leurs concerts font penser à l'hystérie des Beatles à l'Hollywood Bowl en 64 ! Ecoutes Fake Tales of San Franciso, l'ad lib est digne du Hey Jude de Mc Cartney, des guitares surpuissantes et innocentes belles comme…Le premier Oasis ! T'imagines qu'ils ont rempli le concert du Trabendo en seulement quelques heures. Le concert est fin février !!!!"

L'autre (un peu perplexe) :
-"Ces noms à rallonge, ça me fait penser au "Supposed former infatuation junkle" d'Alanis Morrissette… Ca sent pas bon ton histoire. Encore une supercherie des labels en manque de recettes pour convaincre le public d'acheter des disques surfaits, où la prétention de ses auteurs n'a d'égal que la vacuité de leurs mélodies bêlantes, belles comme…Le dernier Oasis !!!"

Avouons-le : l'écoute de Whatever people say I am, that's what I'm not, c'est un mélange diffuse de plusieurs émotions. L'impatience du groupe possédant enfin la bombe H , capable de tout dévaster, changer les modes, changer les gens, comme 60 ans auparavant.

On y croit, on fouille derrière la peau acnéique des mousquetaires de Sheffield et l'on trouve quatre esprits bravaches ayant composé des hits et des tubes taillés pour le dancefloor. Ils n'ont même pas l'âge légal pour y rentrer…

L'adolescence a ses faiblesses, ses inconstances. Un début en fanfare avec quatre chansons qui laisseront l'auditeur sur le cul ("The view from the afternoon", "I bet you look good on the dancefloor", "Fake tales of San Francisco", "Dancing Shoes"), et puis quelques errances.

Une longue traversée du désert jusqu'à "From the Ritz to the rubble". De longues cavalcades menées par un tempo surhumain pour de si petits bras, des guitares qui galopent en free wheelin' dans la nature, une voix terriblement mature...

Abuser des superlatifs et des comparaisons ne rendrait pas justice à leur musique. Ces singes de la banquise ont un avenir devant eux.

Des soirées et des groupies moites comme un T-shirt, quelques lignes de poudre blanche et quelques excès plus loin, les Monkeys se feront sans doute un nom. L'urgence des treize chansons se fera plus soft, comme les Franz en leur temps avec You could have it so much better.

Un autre titre à rallonge tiens. Et la même envie de faire danser la foule en transe. Des mélodies légères, signées sur le même label.

Allez, oui, on veut bien y croire au renouveau du rock, à l'ouverture des portes de la perception. Que les Monkeys s'engouffrent dans le courant d'air.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Who the fuck are Arctic Monkeys? de Arctic Monkeys
Arctic Monkeys en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2006 (samedi)

En savoir plus :

Le site officiel de Artic Monkeys


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# 24 août 2008 : Sur le chemin de l'école ...

Les jeux olympiques se terminent, les jours raccourcissent, les élèves chaussent leur cartable flambant neuf, pas de doute c'est la rentrée ce qui veut dire aussi rentrée artistique avec de nombreuses belles choses à découvrir. Voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"@#%&*! Smilers" de Aimee Mann,
"Hero Crisis" de Depth Affect,
"Placelessness" de Alina Simone,
"I know you're married but I've got feelings too" de Martha Wainwright,
"Party Animals & Disco Biscuits" de Kid Loco,
"Around the world" de Senor Coconut,
"Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust" de Sigur Ros,
"Doing the dishes" de The Nits,
"The Alchemy Index, Vol III & IV, Air & Earth" de Thrice
Retour sur le festival Fnac Indétendances 2008 avec une interview de son programmateur, Olivier Bas.
Et puis une très belle Froggy's Session de Katel, avec une fameuse reprise de Bjork !

Au théâtre :

"Big shoot" au Lavoir Moderne Parisien
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Jean Harlow contre Billy the Kid" au Théâtre Les Déchargeurs
"Le divertissement royal - Les manants magnifiques et La pastorale comique" au Théâtre du Nord-Ouest
"A genoux" au Théâtre 14
"Manouche pas touche !" au Théâtre 14
"Sur liste rouge" au Théâtre 14

Exposition :

"Design contemporain finlandais - Promenons nous dans le bois" au Musée des Arts Décoratifs

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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