Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Mansfield Tya - Jullian Angel
La Maroquinerie  (Paris)  15 février 2006

Seul avec sa guitare, c'est Jullian Angel, poulain du micro-label indépendant Another Record, qui ouvre cette soirée à la Maroquinerie.

Le songwriter, cheveux longs, chemise bien boutonnée, est accueilli par un public calme, qui restera assis tout au long de la soirée.

Et pour cause, l'heure n'est pas à la rigolade et encore moins à la danse. L'ambiance est solennelle, l'auditoire bercé par la pop mélancolique et la voix lancinante du chanteur.

C'est en anglais que Jullian Angel a choisi de partager ses tourments. Et même si l'on a du mal à décrypter les paroles, l'émotion dégagée est si sincère et profonde qu'elle scotche l'assistance dès le premier morceau.

 

 

Son chant vient des tripes et sa voix torturée ne laisse pas indifférent. Quand il se sample et superpose deux voire plusieurs voix c'est tout simplement magnifique. Même si la guitare est l'élément central de sa folk baroque, les multiples sons qu'il intègre petit à petit enrobent les mélodies d'un halo parfois surprenant mais toujours séduisant.

A mi-parcours, il est rejoint par Valérie Leclercq, alias Half Asleep, jeune pianiste également remarquée par Another Record et désormais produite par Unique Records.

Si les touches discrètes du piano et la voix fluette de la belge cassent la linéarité du concert, on regrette le dénuement de la formation guitare-chant qui conférait aux compositions de Jullian ce charme si original.

Puis c'est au tour des nantaises de Mansfield Tya, Julia Lanoë et Carla Fallone, de captiver le public avec leurs mélodies à fleur de peau.

C'est la première fois que le duo occupe une tête d'affiche parisienne et l'appréhension se lit sur leurs visages.

C'est avec une timidité émouvante qu'elles investissent la scène avec pour attributs une guitare, un piano, un violon et un harmonium, sorte d'accordéon posé au soufflet commandé par un pédalier .

Elles ne sont que deux et pourtant remplissent la salle d'une aura éblouissante. Julia au chant, Carla au violon. Mais ce n'est que le début.

Car elle naviguent d'un instrument à l'autre, avec toujours autant de grâce.

La voix de Julia, à la fois frêle et puissante, écorchée et lumineuse, évoque par moments celle de Chan Marshall (Cat Power). Quant à Carla, elle fait virevolter son violon, tantôt inquiétant, tantôt caressant.

Après "Fools" en ouverture, elles nous honorent d'un "Shout of Rain" dont l'intensité, déjà palpable sur l'album, prend toute son ampleur en live et provoque l'acclamation d'un public fasciné.

Puis c'est "Mon amoureuse", ode à l'amour féminin sous forme de ballade entêtante, suivi du romantique "For you", jolie reprise de Leonard Cohen. Parfois, la douceur laisse place à la violence, le rock intimiste et éthéré ("Tomorrow"), à un rock dur à l'énergie brute, comme sur la puissante "The day goes pale". Quel que soit le registre, on se laisse étourdir par leur univers à part et mystérieux.

Dommage que la prestation n'ait duré qu'une heure…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album June de Mansfield Tya
L'interview de Mansfield Tya (15 février 2006)
La chronique de l'album Like was the answer de Jullian Angel

En savoir plus :

Le site officiel de Mansfield Tya
Le site officiel de Jullian Angel

Crédits photos : Laurent (plus de photos sur Taste of indie)


MarieG         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album June de Mansfield Tya
L'interview de Mansfield Tya (15 février 2006)
La chronique de l'album Like was the answer de Jullian Angel

• A voir aussi sur Taste of Indie :

Galerie de Mansfield Tya


# 30 novembre 2008 : une pluie de nouveautés

Le temps est à la pluie et au froid, raison de plus pour écouter de la musique ou vous octroyez un moment lecture bien au chaud chez vous, ou aller au théâtre et au cinéma.

Côté musique :

"Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" de Get Well Soon,
"Hurricane" de Grace Jones,
"Xoxo Panda and the new kid revival" de Her Space Holliday,
"How we became" de Jeremy Warmsley,
"Ciné Magique" de Lily Frost,
"L'entredeux" de Marianne Dissard qui nous fait partager 4 titres en Froggy's Session,
"Bits" de Oxford Collapse,
Thomas Tantrum, Eugene McGuinness, Mr B the gentleman rhymer et Baddies à la Flèche d'or pour Rock is Dead #2
The Bellrays, Kabu Ki Buddah, Raymonde Howard et Second Sex au Fil de Saint Etienne
Et une nouvelle émission du Morceau Caché intitulée La biographie en temps réel

Au théâtre :

"Le songe d'une nuit d'été" aux Ateliers Berthier
"Othello" au Théâtre National de l'Odéon
"Les bouts de bois de Dieu" au Théâtre de la Tempête
"Gombrowiczshow" au Théâtre National de Chaillot
"Devant la parole" à la Maison de la Poésie
"Le repas" à la Maison de la Poésie
"Diagnostic" au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes
"Les muses orphelines" à l'Aktéon Théâtre
"Mangiare" au Théâtre du Soleil
"Audimat" au Trianon
"Vu duo c'est différent" au Point Virgule
"Michel Hermon - Compagnons d'enfer" à la Péniche Opéra
et des reprises à ne pas rater : le Molière 2008 du meilleur spectacle seul en scène "Un monde fou" au Petit Théâtre de Paris avec Eric Métayer et une version savoureuse de "La flûte enchantée" au Théâtre des Mathurins

Expositions avec :

"Pollock et le chamanisme" à la Pinacothèque de Paris
"De Miro à Warhol - La collection Berardo à Paris" au Musée du Luxembourg

Lecture avec :

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez
"La mesure du temps" de Helon Habila
et dans la catégorie "Beaux livres" le catalogue de l'exposition "Picasso et les maîtres"

et du cinéma :

Edward au main d'argent de Tim Burton
un portait de Jason Statham
"Mesrine : L'ennemi public N°1" de Jean François Richet
"The duchess" de Saul Dibb
et "Vilaine" de Jean Patrick Bene et Allan Mauduit

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008