Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival Les nuits de l'alligator 2006 (vendredi)
Langhorne Slim - Power Solo - The Legendary Tigerman - White Hassle  (Paris (La Maroquinerie))  24 février 2006

Dernier jour des festivités pour ma part, j'esperai ne pas rencontrer un nouveau cas Kenny Brown.

Tellement anxieux, je suis arrivé 20 minutes en retard. Grossière erreur car elle me fit manquer les trois quarts du set d'un Révérend dont personne ne put me dire le nom. Invité surprise et joyeuse pochette mystère, l'homme de foi s'accompagne à l'orgue et balance des psaumes comme il en manque terriblement dans nos églises.

Nos lieux de culte étant déserts, la salle est pratiquement vide.

Ca ne déstabilise pas le performeur chantant ses "Satan Hates Me" avec une sacrée ferveur. Sa voix est monstrueuse, genre Joe Cocker mais avec des couilles grosses comme des noix de coco.

L'homme part trop vite, mais cela me suffit pour me redonner confiance dans les prochains concerts.

Ca n'aurait pas été nécessaire de toutes ces manières car Langhorne Slim gagne la palme du concert parfait haut la main.

Jeune fleuron de l'anti-folk new yorkais, c'est avec charme que ce groupe au look de bohème urbaine nous offre ses chansons mi country, mi folk avec une attitude plutôt rock and roll.

Je ne peux pas expliquer pourquoi mais ce concert fut un véritable pied. Sûrement grâce à la bonne humeur du groupe, le véritable plaisir avec lequel ils ont joué.

Le tout est si communicatif que le public blague avec les musiciens, l'encourage vraiment. Quand aux filles, elles sont sous le charme...

Il faut dire que certaines chansons s'approchent carrément de la nostalgie présente dans le Dylan du début, avec sont petit air de coucou tombé du nid.

C'est donc avec la plus grande des spontanéités que le batteur viendra discuter avec le public immédiatement après le concert. "On c'est vraiment beaucoup amusé", "Pour notre première date en France ce fut incroyable". Je suis bien d'accord avec lui.

C'est ce dont on a besoin, un groupe croyant en sa musique, la partageant sans détour. Si j'ai un conseil, courrez les voir en concert, ils sont manifiques !

Puis c'est au tour des Power Solo.

Véritable groupe garage, dans la trempe du Blues Explosion. De gros Riff bien efficace, aussi bien surf rock que hispanisant. On entre avec eux dans un univers délirant.

Le chanteur fait subir à sa voix certaine modification numérique lui donnant à la fois les intonations d'un bébé ou d'un moteur de moto. Il y a une vrai jubilation sur les morceaux quasi punk, un pogo se profilait même à l'horizon.

Mais le public n'a pas osé (j'ai bien cherché un mec dans qui foncer mais bon...).

Ce groupe était la raison pour laquelle était venu la plupart des personnes dans la salle. Pour ma part je reste un peu plus mitigé.

Bien sûr la véritable attitude d'un groupe de rock était présent, mais peut être parce qu'il n'y avait pas de véritable prise de risque, pas de mise en danger, que le public était trop vite conquis... je ne sais pas trop.

Reste que ce fut un concert agréable, et qui plus est a fait danser les filles... truc que j'adore.

Puis nous avons été condamnés par un homme seul sur scène; le légendaire Tigerman.

L'homme orchestre n'a rien a voir avec Remi Bricka. Avant tout, c'est le plus sexy du festival, autant pour sa musique que pour ce qu'il dégage.

Rappelons que ce tigre avait eu la présence d'esprit d'apparaître allongé à côté d'une femme nue sur la pochette de son premier album.

Donc ici, c'est la fureur qui se dégage, une musique qui vient vous attraper pas les tripes, vous sortir de vos retranchements et vous exposer à toute la haine de cet homme... son spleen urbain.

L'urgence électrique des vrais grands, à la limite de Led Zepelin. sa musique pourrait s'apparenter à celle de Peaches en réussi.

C'est réussi car écouter Tigerman c'est écouter un homme fou, un peu paumé, qui est en rage contre ce qui l'entoure. Puis il a cette manière de déverser sa haine: avec retenue.

La distanciation, recette de la réussite. Quand on se planque derrière des lunettes Aviateur c'est que l'on a vu trop de choses et que l'on veut les dire. C'est bien son cas. Superbe concert, fougueux et tantrique. Oui sexuel car ce garçon c'est un Chris Isaak vicieux, avec une ambiance hypnotique qui peut vous faire faire n'importe quoi. C'est un vrai de vrai.

Et le tout s'acheva sur les très légers White Hassle.

De la pop fleurie pour midinette en pleine explosion d'hormones. Moins directe comme on le chuchote dans les rangs.

Pourtant le charisme du chanteur guitariste était incroyable: le genou à terre, le coté dandy punk.

Il y eut bien deux morceaux intenses, mais le reste était trop mielleux, un peu plan plan. En fait le tout devenait vite chiant.

Oui c'est cela, on attendait que ça vienne, que ça explose, mais le groupe en paraissait incapable, ou ne l'avait même pas envisagé. Tant pis, dommage pour eux...

 

A lire également sur Froggy's Delight :

Mardi au festival des nuits de l'alligator
Jeudi au festival des nuits de l'alligator

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Be Set Free de Langhorne Slim
The Legendary Tigerman en concert au Fil (vendredi 8 octobre 2010)
The Legendary Tigerman en concert au Festival Les Nuits de l'Alligator 2011 (mercredi 23)
The Legendary Tigerman en concert au Festival Cool Soul #1 Paris 2011
The Legendary Tigerman en concert au Festival Cool Soul #1 Lille 2011
White Hassle en concert à La Maroquinerie (Soirée Fargo all stars) (27 février 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Power Solo
Le site officiel de Langhorne Slim
Le site officiel de The Legendary Tigerman
Le site officiel de White Hassle

Crédits photos : Didi Abdelwaheb


L.J.Jet         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 16 février 2020 : Pour les amoureux de culture

La Saint Valentin est passée. Nous espérons que vous avez pioché des idées de cadeaux culturels dans notre sélection de la semaine dernière. Ceci dit il n'y a jamais assez d'occasions de faire plaisir, alors voici une nouvelle sélection qui saura vous séduire. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Monolithe" de Octave Noire
"Origenes" de Sotomayor
"Perdida" de Stone Temples Pilots
"Endless voyage" de Sunflowers
"Brothers in ideals" de The Inspector Clouzo
"Come on in" de Thorbjorn Risager & The Black Tornado
"Bury the moon" de Asgeir
"The wall single" de Fontiac
"M. I. A." la 10ème émission de Listen in Bed à écouter en ligne
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Ghosts" de Mokado
Frustration & The Jackson pollock au Fil de Saint Etienne
et toujours :
"I become a beast" de Caesaria
"Hopetown" de Claudial Solal et Benoit Delbecq
"L'îlot" de Cyril Adda, à retrouver aussi en session
"Granados Goyescas" de Jean Philippe Colard
"On both sides of the atlantic" de Jon Bouteiller
"Lovers" de Kid Francescoli
"Ooh Hah" le mix numéro 10 de Listen in Bed
"Show no mercy" de Loki Lonestar
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Simido" de Moonlight Benjamin

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"La Collection" au Théâtre L'Etoile du Nord
"Correspondance avec la mouette" au Théâtre Les Déchargeurs
"Ni couronne ni plaque" au Théâtre de Belleville
"Dans les forêts de Sibérie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Hedda" au Théâtre de Belleville
"Roi du silence" au Théâtre Les Déchargeurs
"Aime-moi" au Théâtre de Belleville
"Mon Olympe" au Théâtre de Belleville
"Ciel, mon Paris !" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Les Faucheuses" à la Comédie Nation
"Le petit résistant illustré" au Théâtre Essaion
des reprises :
"Huis Clos" au Théâtre Dejazet
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"What is love" à la Divine Comédie
"Ah ! Félix (n'est pas le bon titre)" au Trois Baudets
et la chronique des spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Picasso - Tableaux magiques" au Musée national Picasso
"Luca Giordano - Le triomphe de la peinture napolitaine" au Petit Palais
"Le Rêveur de la forêt" au Musée Zadline
"Du Douanier Rousseau à Séraphine - Les grands maîtres naïfs" au Musée Maillol
"Le Marché de Art sous l'Occupation 1940-1944" au Mémorial de la Shoah

Cinéma avec :

"Sortilège" de Ala Eddine Slim
Oldies but Goodies avec "Les Vertes Années" de Paulo Rocha
et la chronique des films sortis en février

Lecture avec :

"Apaiser hitler" de Tim Bouverie
"L'odysée du plastique" de Eric Loizeau
"La résurrection de Joan Ashby" de Cherise Wolas
"Les lumières de Niteroi" de Marcello Quintanilha
"Préférer l'hiver" de Aurélie Jeannin
"Ted" de Pierre Rehov et "Grand froid" de Cyril Carrère
"Undercover" de Amaryllis Fox
et toujours :
"Alt life" de Joseph Falzon & Thomas Cadène
"Ce qui est nommé reste en vie" de Claire Fercak
"Dévorer les ténèbres" de Richard Lloyd Parry
"Il est juste que les forts soient frappés" de Thibault Bérard
"L'homme qui n'est jamais mort" de Olivier Margot
"La chute" de Jacques Ravenne
"Le livre de Sarah" de Scoot McClanahan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=