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Théâtre Le Lucernaire  (Paris)  juin 2022

Causerie musicale conçue et interprétée par Philippe Meyer accompagné par le musicien Jean-Claude Laudat dans une mise en scène de Benoît Carré.

La causerie en-chantée "Paris la grande" de Philippe Meyer commence par la chanson "Adieu Paris" qui - déjà - en 1929 évoquait la lassitude de vivre dans la capitale qui a atteint les Parisiens du début du troisième millénaire notamment avec les dommages collatéraux de la gestion de la pandémie de la covid.

Ce choix constitue-t-il une simple séparation domiciliaire ou un adieu à un lieu qui n'existe plus que dans le souvenir, cette ville de tous les rêves et de tous les désirs qui, pour Philippe Meyer jeune homme dans les années 1970, constituait selon l'expression consacrée "son Amérique à lui".

Assurément le second, ainsi qu'il indique dans sa note d'intention - "J’ai voulu prendre ma place dans la longue cohorte de ceux qui ont aimé Paris" - en conjuguant au passé son amour pour une capitale disparue en traçant son portrait-robot.

Ce qui donne le ton de l'opus qu'il délivre avec la complicité de ses compagnons de route théâtrale, l'accordéoniste Jean-Claude Laudat et le metteur en scène Benoît Carré, un opus empreint d'une nostalgie mélancolique, une nostalgie assumée mais qualifiée de joyeuse, dans lequel son esprit polémiste et son humour incisif ne se manifestent pas de manière frontale et polémiste mais souvent dans un registre "mezza voce" ou en creux tel un sous-texte.

Ainsi évoque-t-il les quatre occupants de l'Hôtel de Ville depuis 1977, les défigurations qui ont commencé dix ans auparavant avec la destruction de son coeur sous les coups de boutoir des gueuses que fut la démolition des Halles, la tyrannie encouragée des deux roues, la nouvelle catégorie sociologique du "néo-parisien" et l'atmosphère d'hostilité permanente ambiante qui piétine toute civilité.

Ainsi il feuillette un album de photos du Paris d'hier, du Paris d'avant, des images- souvenirs et, des regrets, et à cet égard est significatif le visuel de l'affiche dessinée par Laurence Bailly représentant Philippe Meyer en vendeur à la sauvette de Tour Eiffel miniatures devant l'Arc de Triomphe du Carrousel.

Erudit, Philippe Meyer relate quelques moments épiques et événements dramatiques qui ont affecté celle surnommée "la Ville Lumière" pour une raison simplement électrique et anecdotes sur ses habitants dont les plus modestes et défavorisés, des clochards aux fleurs de bitume, des faubourgs plébéiens.

Et spécialiste de la chanson française, il a, tel un orpailleur, pioché dans l'immense répertoire des chansons réalistes de la Belle Epoque aux années 1970 consacrées à Paris pour en sélectionner; hors la fameuse "Madame Arthur", des pépites méconnues, ou oubliées, du grand public.

Telles, et entre autres, de la ritournelle à l'insurrectionnelle en passant par la chanson fantaisiste, "Depuis que je suis à Paris" de Jean Nohain, "La Chabraque" de Guy Béart, "Dans la rue des Blancs-Manteaux" de Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma, "Les Halles de Paris" des Frères Jacques et "Paris Jadis" extraite du film "Des enfants gâtés" réalisé en 1977 par Bertrand Tavernier.

Merci Monsieur Meyer pour cette recherche du Paris retrouvé dans un temps perdu.

 

MM         
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