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Ringleader of the tormentors  (Sanctuary / PIAS)  avril 2006

Il vit maintenant en Italie. Il chante l'Italie. Il cite l'Italie. Il a même travaillé avec Ennio Morricone et s'est fait produire par un certain Toni Visconti (producteur légendaire de T Rex à Bowie pour ne citer que les plus anciens). Beaucoup de Sud donc dans ce nouveau disque du plus anglais de nos idoles.

Morrissey revient donc à nouveau avec un album, à peine 2 ans après You are the Quarry qui avait signé un retour fracassant suite à une trop longue absence.

Ringleader of the tormentors a donc été composé à Rome, nouvelle terre d'asile de Morrissey, et sent bon le Sud d'ailleurs, à plus d'un titre.

Bien sûr tout d'abord parce que Morrissey a fait appel à quelques gloires locales bien connues, comme Ennio Morricone sur "Dead god please help me". On trouve aussi sur ce disque quelques cuivres et cordes qui sans rendre l'album fleur bleue, l'allège quand même agréablement de son côté rockabilly devenu de plus en plus insupportable au fil du temps.

Ici les guitares portent les mélodies sans les plomber même si elles reviennent encore en force çà et là elle sont canalisées par une productions impeccables dont l'exemple parfait est "I just want to see the boy happy".

Moins lourd et moins pessimiste aussi car après nous avoir baladé dans de bien sombres tunnels, il semble aujourd'hui que Morrissey se sente pousser des ailes.

Est-ce que cela est dû au soleil italien ou à une maturité et une prise de confiance en soit, nul ne le sait mais le Moz se lâche enfin, libère ses démons, se confie à mots à peine cachés dans une sincérité sans artifices que l'on ne lui connaissait guère.

Ce qui n'a pas changé chez lui, c'est sa voix bien évidemment, toujours aussi belle (ou agaçante selon le point de vue) même s'il en joue parfois un peu trop comme sur ce "You have killed me" un peu grandiloquent.

De voix il est aussi question sur "The younguest was the most loved" sur lequel on trouve des chœurs dignes des Petits Chanteurs à la croix de bois. Amusant mais le morceau manque de puissance sur la longueur. Plus discrets et plus agréablement utilisés, on retrouve les charmants bambins sur "The father who must be killed".

Malgré l'optimisme ambiant, on retrouve le côté mélancolique de Morrissey sur un très doux et très beau "I'll never be anybody's hero now" sur lequel la voix s'en donne à cœur joie et rappelle la belle époque des Smiths … ou presque.

"At last I am born" clôt de fort belle façon Ringleader of the tormentors. Un nouveau Morrissey est donc enfin né. Celui qui s'assume et s'ouvre au monde (sans jeu de mots).

Espérons seulement que cette révélation ne soit pas suivie d'un tarissement de sa source d'inspiration. Que deviendrions nous si tout allait bien pour Morrissey ??

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Morrissey


David         
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# 1er juin 2020 : Retour à la réalité

Le monde d'après ne sera sans doute pas mieux que celui d'avant. Ces 2 mois de répit n'auront sans doute servi qu'à amplifier les frustrations en tout genre. Sans prétendre y remédier voic de quoi vous détendre un peu avec notre sélection culturelle de la semaine.

vous pouvez également revoir notre première émission "La mare aux grenouilles" sur la Froggy's TV. Suivez la chaine pour ne pas rater émissions et concerts en direct.

Du côté de la musique :

"Nunataq" de Alexandre Herer
"Vodou Alé" de Chouk Bwa & The Angstromers
"Wallsdown" de Enzo Carniel
Interview de Jo Wedin et Jean Felzine à l'occasion de leur concert sur la Froggy's TV
"Pictures of century" de Lane
"Lullaby (mix #15)" nouvelle émission de Listen In Bed à écouter
"Introssessions" de Minhsai
"Guinea music all stars" de Moh! Kouyaté
"Parcelle brillante" de Orwell
"Evocacion" de Quatuor Eclisses
"Is this natural" de Tazieff
"EP 2" de The Reed Conservation Society
et toujours :
Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
"Le Mardi à Monoprix" de Emmanuel Darley
"Lucide" de Rafael Spregelburd
"Le Royaume des animaux" de Roland Schimmelpfennig
"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
"L'Avare" de Molière
"Les Rustres" de Goldoni
du côté des humoristes :
un spécial Christophe Alévêque à l'occasion de son inédit 2020 "Le trou noir"
avec
"Christophe Alévêque - Super rebelle... et candidat libre"
"Christophe Alévêque revient bien sûr"

"Christophe Alévêque - Debout"
et du théâtre lyrique revisité:
"Le Postillon de Lonjumeau" d'Adolphe Adam par Michel Fau
"Turandot" de Puccini par Robert Wilson
et de la caricature joyeuse avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
"Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique" au Musée de l'Orangerie
"Pompéi" au Grand Palais
et "Plein air, de Corot à Monet" au Musée des Impressionnismes de Giverny
s'évader en un clic en direction de la province :
à Nice pour une visite virtuelle du Musée Magnin et celle de l'exposition "Soulages, la puissance créatrice" à la Galerie Lympia
de l'Europe :
en Espagne vers le Musée Carmen Thyssen à Málaga
et en Allemagne avec la visite des 3 niveaux de la Kunsthalle de Brême
et plus loin encore aux Etats-Unis vers le Musée Isabella Stewart Gardner à Boston
et le Musée d'Art de Caroline du Nord à Raleigh
avant le retour sur Paris pour découvrir les éléments décoratifs de L’Opéra national de Paris

Cinéma at home avec :

de l'action :
"Code 211" de York Alec Shackleton
"Duels" de Keith Parmer
de la comédie : "Le boulet" de Alain Berbérian et Frédéric Forestier
du drame :
"Marion, 13 ans pour toujours" de Bourlem Guerdjou
"Happy Sweden" de Ruben Östlund
de la romance :
"Coup de foudre à Jaïpur" de Arnauld Mercadier
"Marions-nous !" de Mary Agnes Donoghue
du thriller :
"The Watcher" de Joe Charbanic
"Résurrection" de Russell Mulcahy
du fantastique : "Godzilla" de Masao Tamai
les années 40 au Ciné-Club :
"Boule de suif" de Christian Jaque
"Le carrefour des enfants perdus" de Léo Joannon
et un clin d'oeil au début du cinéma avec "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès

Lecture avec :

"BeatleStones" de Yves Demas & Charles Gancel
"L'obscur" de Phlippe Testa
"La géographie, reine des batailles" de Philippe Boulanger
"Trouver l'enfant / La fille aux papillons" de René Denfeld
et toujours :
"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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