Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce The Rakes - Absentee
Le Trabendo  (Paris)  8 avril 2006

Le boss me l'avait joué sauvage. Comme seuls les boss peuvent l'être. "Ce soir tu vas voir The Rakes". Moi j'étais pas contre, bien au contraire. Enfin la chance m'était donnée d'arrêter de confondre tous ces groupes. The Rakes, The Brakes, Turin Brakes, The Kooks même….

Peut être tous des fakes. Des adolescences difficiles dans une banlieue grisâtre, un père mal aimant, des trajets en train pour rejoindre la capitale, des accords sur guitares branchées puissance maximale (mais pas trop pour ne pas déranger Ms Jones, la voisine du dessus) et les rêves de liberté, les envolées sexuelles avec la groupie du coin. Des réveils difficiles donc, une fois le mythe tombé. Et la difficulté à s'éloigner de ses idoles.

Une première partie. Comme toujours. C'est Absentee qui s'y colle.

Une présence lointaine, sans jeu de mots, parcourt la salle. Une bienséance polie à l'écoute d'un rock mille fois entendu, sans passion, avec un chanteur à la voix rauque, entre Arno et Tom Waits.

Le genre à manger trois mégots to be a real man. Un groupe sympa, un groupe de première partie, une fille joue du clavier avec un tube dans la bouche, le saxo porte une casquette à ailette, c'est chouette c'est une première partie.

C'est joli. "Tu applaudis par compassion ?" demande un gars à son ami d'un soir. L'autre : "Non je pensais que c'était fini". Ambiance….Un dernier - et seul - bon titre en guise de final, un peu de l'énergie des Tindersticks. L'audience finira sur un bon souvenir.

Grosse affluence pour The Rakes.

Bar déserté, fait assez rare au Trabendo pour le noter. L'Angleterre est venue toute entière pour voir les Australiens. Dans la mouvance comme on dit. "Tu vas voir, c'est super frais, ça passe sur le Mouv', Oui FM et Europe 2" me souffle-t-on à l'oreille. Les choses commençaient mal.

Rock lourdingue pour mélodies pas fraîches, me soufflent mes tympans, en dépit du sourire collectif des nombreux spectateurs ayant fait le déplacement.

Entre Editors et Franz Ferdinand pour l'énergie déployée sur scène, The Rakes ravit la salle. Autant le dire tout de suite, le groupe ne trouve aucune grâce auprès de votre serviteur (Aucun mail d'insultes SVP).

Les questions m'assaillent. Depuis quand les chanteurs ont-ils décidé de rayer le charisme de leurs priorités ? Depuis quelle année un chanteur ne fait plus rêver, ses Converse au pied, lacets défaits pour faire illusion, T-shirt infâme froissé ? Quelle heure est-il ? Pourrais-je supporter l'intégralité d'un concert seul au monde face à la foule transie et conquise ? Ai-je assez de cigarettes pour tenir ?

Peu de réponses en retour. Quelques moments d'acalmie sonore. Sur le single, comme on dit, "Open Book", refrain cockney qui entraîne malgré soi à la dérive, comble les plus réticents. Et puis il y a…

Et puis il y a cette reprise de Serge. "Le poinçonneur des Lilas" renommé pour l'occasion "A man with a job" (magnifique adaptation anglaise de Boris Bergman, soit dit en passant) jouée avec la précision d'un groupe qui massacre sa cover. "Nevermind", la reprise est bonne, le public extrêmement réceptif, il se passe clairement quelque chose sur ce titre.

La conclusion s'impose. Les labels musicaux suivent la même route que les compagnies pétrolières, de Texaco à Esso. Les bons filons se raréfient, et l'on cherche encore. On creuse, on fore de nouveaux trous, des petits et des grands trous, à la recherche du gisement encore exploitable. On tombe sur la roche qui bloque l'avancée du marteau-piqueur. On se promet des jours meilleurs, des bénéfices, en rêvant des jours anciens.

21h45. Je quitte le Trabendo plein à craquer, frénétique de The Rakes, sautant comme un seul homme sur des gimmicks empruntés à d'autres. L'opium du peuple sûrement…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Capture release de The Rakes
La chronique de l'album Ten new messages de The Rakes
La chronique de l'album Klang de The Rakes
The Rakes en concert au Festival Art Rock 2006 (Samedi)
The Rakes en concert au Festival Art Rock 2006 (Samedi) - 2ème
The Rakes en concert au Festival International de Benicassim 2006 (dimanche)
The Rakes en concert au Festival Le rock dans tous ses Etats 2007 (vendredi)
L'interview de The Rakes (avril 2007)

En savoir plus :

Le site officiel de The Rakes
Le site officiel de Absentee

Crédits photos : Abdelwaheb Didi (plus de photos sur Taste of indie )


Little Tom         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 14 juillet 2019 : Les pieds dans l'eau

C'est l'été, les vacances pour certains, mais cela n'empêche pas de découvrir quelques petites perles musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques... Alors ne perdons pas de temps et découvrons le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...
et toujours :
"Lung bread for daddy" de Du Blonde
"Orgue" de Guero
Hellfest #14 avec No one is innocent, Gojira, Kiss, Cannibal Corpse, Sister of Mercy et pas mal d'autres
"L'envoutante" de L'Envoûtante
"Uncovered Queens of the Stone Age, The lost EP" de Olivier Libaux
"Praeludio" de Patrick Langot
"Carnet de voyage, livre 1 : Beethoven Cras" de Quatuor Midi Minuit
"The twin souls" de The Twins Souls

Au théâtre :

"Glissement de terrain" au Théâtre de la Reine Blanche
"Philippe Chevallier et Bernard Mabille - Chacun son tour" au Théâtre L'Archipel
"De Judas à Manuel Valls" à la Comédie Saint-Michel
"Philippe Fertray - En mode projet" au Théâtre de la Contrescarpe
"Florian Lex - Pas de pitié !" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Nature morte dans un fossé" au Petit Gymnase
"Muriel Lemarquand - Trop forte !" au Théo Théâtre
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
et la chronique des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon

Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle
et dernière ligne droite pour :
"L'Orient des peintres, du rêve à la lumière" au Musée Marmottan-Monet
"Hammershoi - Le Maître de la peinture danoise" au Musée Jacquemart-André
"La Lune - Du voyage réel aux voyages imaginaires" au Grand Palais
"La Collection Emil Bürhle" au Musée Maillol

Cinéma :

"Le Voyage de Marta" de Neus Ballus
et la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"Hitler et la mer" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud
et toujours :
"Entrer dans l'arène en même temps que l'orage" de Danny Denton
"Et tout sera silence" de Michel Moatti
"Je te donne" de Baptiste Beaulieu, Agnèes Ledig, Laurent Seksik, Martin Winckler
"Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat
"Néron" de Catherine Salles

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=