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Interview  (Paris)  14 avril 2006

Roma Napoli, membre de Dix 10, collectif d'artistes qu'elle a fondé avec Dow Jones, est présente à l'exposition "Aux arts citoyens" qui se déroule du 12 au 22 avril 2006 à l'Espace des Blancs Manteaux à Paris.

Pouvez-vous nous présenter un peu cette exposition?

Roma Napoli : Cette exposition est due à l'association "Art dans la ville" une association crée par Speedy Graphito et Noart. C'est la seconde du genre puisque l'année dernière ici même plus d'une dizaine d'artistes avaient déjà exposé ici dans cet espace de 400 m² qui appartient à la mairie du 4 ème arrondissement.

Cette année, la thématique est la propagande politique en raison de la proximité des élections et le format d'expression imposé était l'affiche d'où son apposition sur des panneaux électoraux.

Il y a donc plus d'une quarantaine d'artistes présents. Beaucoup sont des grapheurs qui font du street art. On trouve donc ici un concentré de ce que l'on peut trouver disséminé dans les rues de Paris. En revanche, Dix 10, nous travaillons davantage sur le marché de l'art la circulation de l'art par rapport au marché plutôt que l'art dans la rue.

Vous constatez une belle affluence?

Roma Napoli : Oui, il y a beaucoup de visiteurs en raison également de l'emplacement dans un arrondissement touristique et qui bouge beaucoup. Il y a beaucoup de touristes étrangers qui entrent et font le tour de l'exposition. Les gens regardent mais je ne sais pas s'ils vont au delà.

Y a-t-il quand même quelques personnes qui semblent plus intéressées?

Roma Napoli : Il y a les passants…qui passent et puis les visiteurs qui ont été informé de cette exposition et qui viennent en connaissance de cause. On peut dire qu'une personne sur dix peut être va au-delà de la simple visite. Et c'est un peu ce qui me gêne dans cette manifestation car je travaille sur le fait que les gens doivent venir avec intérêt de manière active et manifester un réel intérêt pour ce qui est exposé. Cela étant, la thématique étant l'affiche, l'affiche est collée dans la rue, et les gens ne font normalement que passer. Donc il y a une cohérence à retrouver cette même attitude ici et cela fonctionne bien. Il faut attendre la fin de l'exposition pour mesurer le degré de satisfaction des artistes.

Donc tout se passe bien?

Roma Napoli : Oui, même si Speedy Graphito est actuellement au commissariat car des gens ont porté plainte contre l'affichage à l'extérieur d'une de ses œuvres tirées de photos qui représente un homme nu de profil dont on voit un petit bout de sexe !

Parlez nous un peu de Dix 10.

Roma Napoli : Il y a une image avec un titre énonçant ce que cela représente, "affiche" en l'occurrence ici, et la signature est Dix 10 qui est le label de notre groupe. Au départ, nous avons constitué, Dow Jones et moi, un collectif dans les années 80 et au fil du temps, nous sommes restés tous les deux.

A cette époque régnait une gabegie du marché de l'art où les gens achetaient n'importe quoi dans un but spéculatif.

Nous sommes donc partis sur le phénomène de la surproduction. L'art ce n'est pas que l'art que l'on va voir, l'art poétique, l'art naïf mais aussi le marché de l'art. Et cela est vrai même pour le graffiti comme ceux de Miss Tic qui sont à l'origine des créations éphémères dans la rue exposées au regard de tous gratuitement et qui sont maintenant apposés sur des toiles et vendus. Le street art s'institutionnalise et il n'y a plus guère que le land art qui y échappe.

Encore que l'on puisse imaginer que les installations de land art soient pour certaines ôtées de leur environnement initial et commercialisées.

Roma Napoli : Oui, effectivement mais elles ne pourront pas circuler dans le monde de l'art comme les autres oeuvres. Pour Dix 10, notre principe était, puisque l'art est un produit, de peindre un produit et de vendre l'œuvre d'art au prix du produit qui y est représenté.

La première exposition que nous avons réalisée était un supermarché de l'art en 1982 à côté de Beaubourg sur 2 étages et 200m². Nous avions peints 4 000 peintures représentants des produits que l'on pouvait trouver en supermarché et nous les vendions au prix de la boite de camembert ou de la tranche de jambon qui y était représenté.

Ce fût une véritable folie et tout à été vendue en une semaine. Bien évidemment, contrairement, à ce que certains pensent nous ne nous somme spas enrichis mais c'était un jeu : pousser les évidences jusqu'à l'absurde.

Ces peintures, 20 ans après, font-elles l'objet d'un commerce?

Roma Napoli : Nous pensons que l'art ne vaut que le prix que l'acheteur veut y mettre. Nos œuvres ont fait "la culbute" bien sûr mais dans la mesure où nous avons beaucoup produit nous n'avons pas de côte réelle. L'idée essentielle était ludique. Mais au premier abord notre démarche était fun. Nous ne voulions pas prendre la tête aux gens. Il faut avoir de l'humour aussi même si derrière il y a une réflexion.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'exposition Aux arts citoyens

En savoir plus :

Le site de Dix 10
Le site de Roma Napoli

Crédits photos : David (plus de photos sur la galerie )


MM         
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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
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