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Ni père, ni héros
Théâtre du Guichet Montparnasse  (Paris)  avril 2006

Pièce en seize tableaux de Raphaël Pellegrino, mise en scène de Frédéric Yana avec Raphaël Pellegrino

Comédien habité, investi, exalté, torturé, Raphaël Pellegrino, seul en scène, nous présente "sa" famille". Il nous livre un texte très personnel et nous offre sa vie, ses angoisses, sa chair et son âme mises à nues.

Il nous regarde et la petite salle du théâtre à peine dans la pénombre lui permet de plonger dans les yeux des spectateurs. Son regard est intense et brûlant. Comme s'il se consumait sur la scène, Raphaël Pellegrino nous parle notamment de son père, symétrique du "père, ce héros au regard si doux" et de sa mère, celle qui n'est plus et pourtant si présente.

L'homme, quel que soit son âge, devient adulte quand il perd sa mère à condition d'en faire le deuil. Ce drame universel, cette perte inéluctable, cette douleur insurmontable, nourrit, obsède et ravage cet homme tout en le dévoilant à lui-même.

Mais qu'on ne s'y trompe pas. Il s'agit d'une représentation théâtrale. Le texte logorrhéique et cathartique, saisissant d'humour et de profondeur, est très travaillé et la mise en scène s'articule au mot près pour un spectacle qui ne comporte qu'un homme, une chaise et un tabouret et tant d'ombres.

Proche de "Le Roman d'un acteur" de Philippe Caubère, "Ni père, ni héros" révèle un comédien remarquable aux facultés d'interprétation singulières qui croit en "l'extraordinaire aventure que représente le théâtre et plus particulièrement lorsqu'il s'agit d'aller au devant de soi pour mieux aller au devant des autres, dans ce cas-ci le public".

Allez à sa rencontre !

 

MM         
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# 28 juin 2009 : Drôles de drames

Notre enfance à été bercée par ses passages télé, mais cette semaine elle s'est éteinte dans l'indifférence générale, sans pouvoir lutter, même dans la mort avec le plus grand chanteur de variété de tous les temps. Farah Fawcett est morte, il nous restera quelques mémorables épisodes de "Drôles de dames" en souvenir, à regarder entre deux hommages à Bambi, le chanteur blanc qui voulait faire de la musique noire ... ou l'inverse, je ne sais plus bien...

Mais trève d'hommage, voici le programme de cette première semaine estivale

Côté musique :

"Love gone bad" de Bad Mama Dog,
"I'm OK" de Gablé,
"God help the girl" de God Help the Girl,
"Lord Cut-Glass" de Lord Cut-Glass,
"The Atlantic Ocean" de Richard Swift,
"Oh my god, Charlie Darwin" de The Low Anthem,
"Evenfall" de Sébastien Schuller qui nous en parle en interview,
un petit Ni vus Ni connus avec les compilations War Child Heroes et Dark was the night
Berline 0.33 et Enablers à la Malterie de Lille,

Côté théâtre :

"Erase-e(X) au Théâtre des Abbesses
"Kvetch" au Théâtre Le Lucernaire
"La cruche cassée" au Théâtre 13
"Répertoire" au CNSAD
"Chaos debout " au Théâtre 13
"Le malade imaginaire" au Théâtre Le Lucernaire
"Tendre et cruel, Hercule" au CNSAD
et en reprise tout l'été "Gustave Parking - De mieux en mieux pareil" au Théâtre Trévise

Expositions avec :

"Le jardin de Monet : l'invention d'un paysage" au Musée des Impressionnismes à Giverny
le Festival International des Jardins à Chaumont-sur-Loire
L'art carcéral à la Biennale d'Art contemporain de Venise avec la France et la Suisse

Lecture avec :

"Le chant du bourreau" de Norman Mailer
le catalogue du Festival international des jardins 2009
"Vive La Peinture" par VLP
"Je suis noir et je n'aime pas le manioc" de Gaston Kelman,
"Farouche à quatre feuilles" de André Breton, Lise Deharme, Julien Gracq et Jean Tardieu,
"Laura" de Laurent Herrou,
Une interview de Erik Rémès

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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