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Empty houses are lonely  (PIAS)  avril 2006

Jeff, ô grand Buckley, s'était perdu, s'était noyé, dans le Mississipi depuis longtemps. Yesterday so far away.

Quelquefois les dépouilles remontent à la surface, n'en déplaise aux âmes sensibles. Le pêcheur du jour s'appelle Tom Brosseau, un nom pas possible pour un artiste ayant réussi à appâter la voix défunte de Buckley avec sa canne à blues.

Tom vient du Dakota, USA. Empty houses are lonely s'avère être un sixième album sans concessions, marchant sur les terres de Neil Young (Dark garage) sans l'imiter.

Un album plein de blues on the bayou derrière les cannes à sucre d'une enfance qu'on imagine en noir et blanc où la beauté dantesque d'un Everybody knows empty houses are lonely laisse sans voix. Une grosse claque intimiste pour qui aime le folk bluesy sur voix mélancolique. Un Tom Mc Rae avec de vrais souvenirs, des sentiments qui coulent.

Le plus dur reste toujours de faire simple dit-on en parabole, pour résumer cette œuvre. Tom Brosseau, un nom toujours vraiment pas possible pour un songwriter de cette trempe, a tout compris. "Fragile Mind", née du vide, tient sur la corde raide, sur la voix cristalline de Tom, un frêle arpège de guitare juste en dessous pour tenir en équilibre. La similitude avec Jeff Buckley reste troublante, touchante, désarmante, jamais agaçante, on songe à "Hallelujah", à la Telecaster en sourdine, ces arrangements légers comme l'air, indispensables maintenant qu'on les a en tête, la complainte de Tom jamais loin, et ses comptines d'amours brisés, de lendemains heureux ; Jeff Buckley a-t-il traumatisé toute une génération de songwriter qu'on ne puisse plus aligner trois accords sans être comparé à lui ? La musique existait-elle avant lui ? Personne ne sait.

Tom Brosseau balaie ces remarques d'un revers de manche, avec son harmonica solitaire, ses lentes montées chromatiques sur "Heart of mine", la voix à casser des murs entiers…Un cri dans la nuit. Uh uh.

Tom Brosseau, c'est un voyage en monospace sur autoroute. On se tape des centaines de kilomètres chiants comme la pluie qui tombe, à se taper des panneaux publicitaires pour Starsailor ou The Vines, le bitume qui défile. Et tout d'un coup le cœur s'éclaircit. Un lac derrières les conifères, Woody Guthrie qui pêche, banjo en bandoulière, volute de fumée bleuté qui s'envole.

Instant de grâce dans un monde trop réel. Une parenthèse à l'air libre.

 

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Tom Brosseau en concert au Bataclan (17 mai 2009)

En savoir plus :

Le site officiel de Tom Brosseau


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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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