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L'ordre et le désordre  (auto)  avril 2006

(Claviers cheapos imitant des violons, basse virevoltante et sexuelle )

Bonjour
Nous sommes vos lointains descendants
800 siècles séparent notre époque de la vôtre
Mesdames et messieurs, à la guitare slide, veuillez applaudir…
Johnny Hallyday !

(S'en suivit un ENORME break fait de guitares hip hop sorties tout droit d'un bayou déstructuré, voix vocodée hurlante)

L'ordre et le désordre, la constance et l'inconstance. La rencontre entre Damien et moi avait commencé sur ce titre, Champ ultime, la rencontre entre un mur et ma tête. BAM ! PAF ! OUCH ! Le tout dans des bulles comics 60' façon onomatopée. Damien et moi depuis, c'est une histoire d'amour à la Chateauvallon. Ou Dynastie. Je le regarde amoureux de sa musique, lui déjà lointain fixe la paysage par la fenêtre, zoom et gros plan sur ses lèvres qui bougent, me dit des mots qui pleurent…fin de l'épisode et générique.

L'art du disque de Damien, disons le d'emblée, ravit ou exècre. Love & Hate. De la passion à tous les coins de rue, toutes les pistes de cet album, perle rare dans notre hexagone qui tourne en rond. Damien ou l'art des collages sonores, propose un patchwork sonore de tous les instants, pouvant s'apparenter au mariage heureux de l'onirisme de Air, la poésie violonée de Serge G. et Jane B., la folie grandiloquente de Wyatt, l'art du sample des Beastie Boys, une production plus forte que mille 50 Cent…

Capable d'un hymne Flower Power sur "Lay by my hello" avec ses guitares à la Jefferson Airplane , ou Adamo. On ne sait plus trop. On ne sait pas trop. En fait. Ce que Damien joue, ce que Damien sample, qui fait quoi et qui baise qui sur ces 10 titres plus chauds qu'un jet d'urine sur la gueule.

Damien est sûrement un grand brûlé. Un brûlé décadent du second degré, mêlant le génie à l'ironie sur "Mandarine", avec clavecins et paroles absurdes sorties de génériques AB, mélodie splendide…

Et il y a encore les autres à se prendre pleine face de "Mitzuki" directement pompée sur Gainsbourg , ses poupées de cire et ses soleils exactement. Ou "Vieille folle" et ses triades au piano, connectée autant sur le Floyd et son Dark Side of the moon ("Us and them" pour être plus précis) que sur le "Tout doucement" de Bibi. Rencontre improbable, désuète et indispensable.

Et puis il y a….La chanson de la décennie. Oui , ni plus ni moins. Dissection d'une œuvre d'art, "Fresh people". La chanson qui restera à l'épitaphe. La chanson qui débute par une basse à la Blur style Girls & Boys et vire Syd Barrett, trip astral avec voix vocodé à la Daft Punk, pour finalement partir sur un solo de flûte instable...

Les secondes s'enchaînent et ne ressemblent pas. Déconcertent par la cassure et les mouvements, l'irrégularité des rythmes et l'urgence palpable. Cet album est un cadeau de Dieu à l'humanité. J'exagère ? Non. Je relativise.

Que dire que dire, devant tant de génie. Ce garçon est français et mondial, présent et omniscient. Le plus simple, à ce stade de l'article, reste encore d'acheter cet album comme une preuve du temps présent.

Montrer aux générations futures que notre musique a été moderne, ici et maintenant.

 

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Damien en concert à La Maroquinerie (23 septembre 2006)
Damien en concert au Festival Radar 2010 (6ème édition)
L'interview de Damien (mai 2006)


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# 12 mai 2019 : Une liste de plus

A l'approche des élections européennes et ses innombrables listes qui ne présagent pas d'un bel avenir, on rajoute la nôtre, celle de la sélection culturelle de la semaine histoire de se changer les idées et se donner tout le plaisir que l'on mérite bien avec de la musique, des spectacles, des films, des livres et même des zombies à dégommer.

Du côté de la musique :

"Beatnik or not to be" de Elias Dris
"Dogrel" de Fontaines D.C.
"Dans le lieu du non-où" de L'Etrangleuse
"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
Interview de Romain Humeau de Eiffel autour de "Stupor Machine" accompagnée d'un premier titre live, "Chasse Spleen"
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara
et toujours :
"Foreign lines" de Erevan Tusk
"Seeing other people" de Foxygen
"2029" de Gontard!
"Chopin concertos for piano & string" de David Lively, Quatuor Cambini Paris et Thomas de Pierrefeu
"La poison" de La Poison
"Wasalala" de Madalitso Band
"Children of the slump" de Marble Arch
"Cesar Franck : Piano works quintet" de Michel Dalberto & Novus Quartet
"High strung" de Pamplemousse
"Live bullet song" de Tchewsky & Wood

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Un ennemi du peuple" au Théâtre national de l'Odéon
"Vues Lumière" au Théâtre de la Colline
"Fauves" au Théâtre de la Colline
"La Victoire en chantant" au Théâtre 13/Jardin
"Délivrés de famille" au Théâtre Le Funambule
"Deux femmes pour un fantôme" à l'Aktéon Théâtre
"Mon coeur pour un sonnet" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Cabaret de Poussière fait le Zèbre" au Zèbre
Festival des Enfants de Molière à Dieppe
les reprises :
"Tout semblait immobile" au Théâtre de la Bastille
"Providence" au Théâtre Les Déchargeurs
"Aux Délices" au Lavoir Moderne Parisien
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma avec :

"Versus" de François Valla
Oldies but Goodies avec :
la version restaurée de "Les Lois de l'hospitalité" de Buster Keaton et Jack Blysrone
"Drôles de cigognes !" de Hermina Tyrlova
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors
et toujours :
"La bombe humaine" de Olivier Barruel
"La nuit ne dure pas" de Jules Gassot
"Le cri des corbeaux" de Matthieu Parcaroli
"Le jour de ma mort" de Jacques Expert
"Les feux" de Shohei Ooka
"Ombres sur la Tamise" de Michael Ondaatje
"Vraie folie" de Linwood Barclay

Froggeek's Delight :

"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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