Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
From first to last
Heroine  (Epitaph)  mars 2006

Il n'y a rien a la TV, le paquet de cigarette est vide et même plus de jus de pomme dans le frigo. Ma vie est infiniment vide d'un coup, l'abyme est profond et je me sens aspirer vers lui. C'est le moment idéal pour écouter From First To Last.

En plus leur titre est magnifique de sombritude. Heroine. Beauté du tréfonds, aspiration à un monde plus flou. L'héroïne qui sous entend cette beauté du tréfonds, on ne sait pas jusqu'à quel palier on pourra aller. Puis "Heroin" c'est le titre de l'une de mes chansons préferées en plus.

Non, j'ai une bonne vibration sur cet album. La vibration c'est ce qui fait tout. Quand tu rencontres quelqu'un, tout est une question de karma, il faut être en phase avec la personne. Le moment où l'on voit un nouveau visage, c'est tout son thème astral qui transparaît à travers lui. L'essence d'un être vivant est incommensurable de toute son antériorité, les multiples vies qu'il a eues et l'astre stellaire qu'il est dans nos constellations intérieures. En fait, c'est pour cela que les hommes doivent vivre entre eux, car une planète sans un soleil ne pourrait pas tourner sur elle même, alors il n'existerait ni journée ni nuit.

Le problème de la migraine et de la somnolence est que l'on peut avoir un fou rire beaucoup plus facilement. C'est exactement ce qui arrive en ce moment. Héroïne est un album magnifique, je le conseille à toutes les personnes déprimées, au bord du suicide.

Il faut rappeler que From First to Last et un énième groupe se voulant gothique, ou même s'ils ne se le veulent pas, ils en ont beaucoup la tête tout de même. Mais je vous encourage vivement à acheter cet album pour deux raisons :
- 1: Parce que je fais trop de critique négative en ce moment et que ça commence à me désespérer.
-2 : Pour le livret.

Tout le gros du comique est dans le livret. Limite, jetez le CD directement en ouvrant le cellophane et admirez les photos. Dans l'antre du petit manuscrit imprimé vit une drôle d'oeuvre qui n'arrive à être reconnue que la nuit tombée... Ici gît le premier "Martine à la plage" version Gotho (C'est bien gotho qui est marqué ici, le suffixe en o exprimant l'idée de faux ou ridicule comme, entre autre: collabo, commando, pipo (une petite pipe), glaviot, marteau, Cocteau...).

C'est là que l'on devine que le groupe est un duo mais qu'ils ont tous trois paires de bras et jouent basse, guitare, batterie, et effet bizarre... ou sinon les autres membres du groupe resteront à vie dans l'anonymat pictural, ce qui n'est pas plus mal pour eux...

Ahh! on me dit dans l'oreillette qu'en fait tous les garçons du groupe posent avec la même fille mais qu'ils ont tous eu un prix de gros chez le même coiffeur ce qui fait qu'ils se ressemblent beaucoup...

Donc la "Martine " gothique a trois petits copains différents. Dans la première photo, "Martine" est seule, assise sur un lit, l'oreiller sous les fesses, elle regarde d'un oeil pyromane vers l'ouest (tout dépend dans quel sens vous tenez le livret). Manifestement elle a une grosse tête car elle a laissé son collier de perles sur le haut de son crâne faisant d'elle la reine. Reine de quoi??? Allez lui demander vous.

La deuxième photo est toujours notre chère "Martine" mais cette fois elle a un copain avec elle. Ils regardent tous deux l'objectif droit dans les yeux. Au troisième plan, un petit mont qui semble bien vert malgré le noir et blanc, et au second une rivière. La position de nos deux protagonistes est celle de l'adossement à une barrière. Barrière ma foi bien utile car sans elle la photo aurait été impossible : les deux protagonistes se seraient adossés à rien et seraient immédiatement tombés dans la rivière se noyant à tout jamais...

Bon, pour garder un peu de suspense je saute les deux photos suivantes dont la pourtant magnifique lecture au bord d'un ruisseau à l'ombre d'un arbre, le tout toujours très gothique bien entendu. Ma préférée reste la fin de l'histoire: Une porte s'est ouverte avec à l'intérieur un pendu (Quel membre du groupe? Je penche plus pour le directeur artistique qui vient de se prouver à lui même qu'il est vidé). Le pendu est aussi convainquant qu'un Zombie de la première nuit des morts vivants. Et là, croyez moi, Martine gotho crie s'accrochant au faux cadavre.

Mais des photos de fausse pendaison dans un album, il faut quand même en tenir une sacrée couche. Encore ça serait de l'autodérision... La musique quand à elle a dérivé. Le mélo-dramatique qui sonne comme Evanescence mais ayant pris du Fluvermuge. Le Fluvermuge est très efficace pour les groupes de metal à chier, il permet de ne plus se gratter les fesses à la fin de l'écoute musicale.

Pourtant à la fin de l'album, ce qui n'est pas trop tôt, il y a la chanson "Heroine". J'avais espéré une reprise effarante et flamboyante de la piètre chanson qu'est celle de ce groupe souterrain: Velvet Underground. Bah non, du Premier au Dernier (c'est comme même le nom du groupe!!!) a cru plus intelligent d'écrire une onzième chanson pour cet album. Je ne peux rien vous dire musicalement de cet album, c'est une arme secrète de la NSA pour torturer les gens. Par contre je peux vous traduire les paroles, ce que je vais faire:

Mère, c'est dur de me reconnaître maintenant?
Mère, pourquoi ne peux tu plus me reconnaître maintenant?
J'ai envoyé mes lettre "tout va bien" mais j'ai menti [ndlr: ce qui est pas bien]
Petit garçon, petit homme
J'ai perdu mon nom
Héroïne ou héroïne [ndrl : je comprend qu'il hésite]
Où étiez vous quand j'avais besoin de vous ?

Transcendant dans la souffrance du Junky, du Burroughs à l'état où il est aujourd'hui... Tout cela était très émouvant, il y a même des solos de guitare en taping et des roulements de batterie super balaise, ils utilisent même une double pédale.

Par contre ce que je comprend pas, c'est qui est ciblé par ce groupe. Aucun metaleux n'achèterait jamais ce truc quant aux jeunes, c'est trop rébarbatif pour eux... Alors si vous achetez cet album, envoyez-moi une lettre d'insulte en me disant pourquoi je n'ai rien compris du premier au dernier... morceau.

 

En savoir plus :

Le site officiel de From first to last


L.J.Jet         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 24 août 2008 : Sur le chemin de l'école ...

Les jeux olympiques se terminent, les jours raccourcissent, les élèves chaussent leur cartable flambant neuf, pas de doute c'est la rentrée ce qui veut dire aussi rentrée artistique avec de nombreuses belles choses à découvrir. Voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"@#%&*! Smilers" de Aimee Mann,
"Hero Crisis" de Depth Affect,
"Placelessness" de Alina Simone,
"I know you're married but I've got feelings too" de Martha Wainwright,
"Party Animals & Disco Biscuits" de Kid Loco,
"Around the world" de Senor Coconut,
"Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust" de Sigur Ros,
"Doing the dishes" de The Nits,
"The Alchemy Index, Vol III & IV, Air & Earth" de Thrice
Retour sur le festival Fnac Indétendances 2008 avec une interview de son programmateur, Olivier Bas.
Et puis une très belle Froggy's Session de Katel, avec une fameuse reprise de Bjork !

Au théâtre :

"Big shoot" au Lavoir Moderne Parisien
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Jean Harlow contre Billy the Kid" au Théâtre Les Déchargeurs
"Le divertissement royal - Les manants magnifiques et La pastorale comique" au Théâtre du Nord-Ouest
"A genoux" au Théâtre 14
"Manouche pas touche !" au Théâtre 14
"Sur liste rouge" au Théâtre 14

Exposition :

"Design contemporain finlandais - Promenons nous dans le bois" au Musée des Arts Décoratifs

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008