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Interview  (Paris)  avril 2006

Une tranche de vie débordant de confiture marmeladée, rouge et or, les doigts encore collantes, et aucune envie de s’essuyer les mains.

Fancy c’est un peu ca, et bien plus encore. Un melting pot musical, la guitare pénétrant le public ahuri l’ayant déjà croisé à la Maroquinerie, au Paris Paris ou plus récemment à Bourges. Fancy n’est pas un groupe, plutôt Bombe H dans le style, Nagasaki dans la forme, crossover musical entre T-Rex, les New York Dolls, Chicago, Iron Maiden et indéniablement l’attitude Spinal Tap.

Là où Fancy passe, le son ne repousse pas, écouter "What’s your name again" s’apparente pour les téméraires à une lente plongée dans la cuvette boogie de Mick Ronson se faisant culbuter par Ziggy. Stardust et farewell…

Comme tous les VRAIS artistes, Fancy sont des artistes. Et tombe dans l’écueil si courant des groupes trop modernes, musicalement trop forts, mélodies trop superbes et trop d’intégrité. Trop trop en fait…

Trois ans à tourner, faire monter la sauce, collaborer avec Rinocerose (Jessie le chanteur en lead singer sur le single Bitch de Rino) et plein de "Merci on vous rappellera" de la part des maisons de disque.

Où sont les cochons truffiers, ces producteurs à l’oreille d’or ? Où sont Eddie Barclay, Jacques Wolfsohn? Tous ces gens…Le marketing supplante l’artistique, Fancy fait son trou, l’auditeur tombe raide dingue devant le Glam de ces quatre ovnis venus de Montreuil, France, mais cosmique par l’esprit.

Fancy, l’histoire ?

Jessie (Chant, Keyboards) : Mom, Ramon et moi nous jouons ensemble depuis un bon bout de temps, plusieurs formations ensemble et en 2002 nous nous sommes dit : Nouveau nom, nouvelles compositions, un nouveau manager/producteur et premières dates en 2003.

Et puis il y a eu cet épisode où on a été signé, en Angleterre, et ça nous immobilisé pendant un an. Jusqu'à un moment où ils ont voulu aseptiser notre produit, mais cette période anglaise a vraiment freiné l'ascension, même si on était flatté de signer là bas. Et grâce à la Flèche d'Or qui nous soutient depuis la rentrée 2005, nous revenons sur le devant de la scène.

D'habitude, un groupe sors son premier disque et puis le défend sur scène, vous c'est l'inverse, plutôt paradoxal quand même?

Ramon : Fancy possède une image de groupe live, pour ma part, cela me met un peu la pression, la peur de décevoir, on nous connaît un peu par les maquettes mais notre image forte vient de la scène. Fancy adore la production, une batterie bien produite, une basse bien placée?

Pas envie de commencer par un album live ?

Jessie : MC5 a commencé par un album live, tu vois ca a déjà été fait !

Ramon : Le coté live sera sans doute un peu perdu sur album, grosse pression mais gros challenge !

Des influences dans votre jeu de scène, qui est vraiment extraordinaire ? Je garde en mémoire votre première partie des Infadels, qui en menaient pas large après?La guitare était impressionnante

Jessie : Nan?Moi je trouve que le chanteur est vraiment exceptionnel, en plus il joue de la guitare (Rires). Ecoutes on va être sincère avec toi, non aucun groupe, aucune influence sur le live ! En fait on se mate nos vidéos en boucle, à se dire «putain la tu déchires !» (Re-rires) Oui évidemment, la liste est trop longue, des milliards de trucs, Mom et Ramon sont fans de Queen, moi les Stones, Sly & the Family Stone, Prince?

Ramon : C'est un peu un fourre-tout Fancy, la synthèse de nos passions, du jazz-rock 70' à la soul, le boogie?Le premier album sera le reflet de notre répertoire live, mais sans la reprise que nous faisons souvent sur scène, I'm so excited des Pointer Sisters. Que de l'original.

Dommage pour la reprise.

Ramon : Mais possible sur le prochain album qu'il y ait des surprises. Avec la vraie volonté de s'exprimer et surprendre, aller plus loin que le live.

Vous vous sentez français au bout du compte ?

Jessie : Oui et non? Plutôt non même si c'est prétentieux. Musicalement on a essayé de chanter en francais, mais ca ne passait pas. Même si nous ne sommes pas influencés par la variété française des années 70, comme Diane Tell dont nous sommes tous fans, au même titre qu'AC/DC ! Buzy également, dont je suis énorme fan, cet album, Adrian ?.En fait nous sommes tous d'accord pour enregistrer et signer à l'étranger, c'est exotique et tentant, car ma voix bloque ici?

Ramon : Mais nous ne ferons les fines bouches.

Jessie : Mais je vais te donner une news.. Nous avons pas mal de pistes à l'étranger, en France aussi ca se réveille. Il n'y a pas de label de rêve, juste un label idéal, avec un bon budget et une vraie promo ! Nous n'avons jamais eu de période de désespoir, il y a toujours eu des rebondissements.

Ramon : Mais là nous sommes vraiment impatients quand même, idéalement nous voudrions enregistrer avant la fin de l'année, partir en tournée?.

On parlait de cette voix extraordinaire.. Tu prends de l'hélium ?

Jessie : Justement cette voix, les avis sont partagés, y une histoire de culture, des voix hautes comme ça il y en eu plein avant, de Bon Scott à Stevie Wonder, ça a marché non ?! Et ça apporte quelque chose à notre identité?C'est dans ma tessiture, je suis ténor au départ.

Mom, ton jeu de guitare est proprement hallucinant de toucher et de virtuosité?D'où vient-il ?

Mom : Ca me fait chier d'en parler... J'ai lu plein d'interviews où des gens donnaient leurs références et du coup les gens focalisent la dessus. Je préfère jouer des clins d'?il à tel ou tel guitariste..

Votre coté mystérieux, le coté Androgyne de Mom, la chape de plomb sur votre age, c'est le syndrome Daft ?

Jessie : Au départ on ne voulait pas apparaître, pas qu'on voit nos visages et puis après nous nous a donné la comparaison, à la limite on aurait du faire Dj !

Ramon : Moi euh je mettrai?un bémol.

Jessie : Ramon c'est un peu l'intello du groupe, tout ce qui est beau gosse et intellectuel c'est Ramon..

Ouais mais t'as une nana toi ?

Jessie : Ouais mais j'ai envie de séduire quand même ! Le chanteur il est marrant mais c'est le bassiste le beau mec?

Ramon : Un bémol donc, en disant que c'est plus une astuce pour être plus en avant, faire parler de nous. On a cette culture du mystère, sans prétention.

Oui c'est vrai. Perso c'est le premier Alien de Ridley Scott, où on voit aucun monstre, qui m'a le plus fait peur. Vous avez raison. Bonne route.

 


45T disponible chez Disque Primeur

 

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La chronique de l'album Kings Of The Worlds de Fancy
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Fancy en concert à La Maroquinerie (6 mars 2006)
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Fancy en concert au Festival des terre-Neuvas Bobital 2008 - Samedi
Fancy en concert au Festival FNAC Indétendances 2008

En savoir plus :
Le site officiel de Fancy
Le Soundcloud de Fancy
Le Facebook de Fancy


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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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