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Mig - Exsonvaldès
Café de la Danse  (Paris)  4 mai 2006

Entre deux week-ends pluvieux, la semaine affiche un soleil insolent. Les soirées se font douces, les beaux jours arrivent enfin.

A deux pas de l'ange de la bastille qui surplombe la place, et à deux enjambées de la rue de Lappe, repeuplée dès les premières chaleurs par de jeunes parisiens assoiffés (dans tous les sens du terme), c'est au café de la danse que se produit Mig, nouvelle sensation du monde trip hop français.

La première partie est assurée par Exsonvaldès.

Avec un nom pareil on peut s'attendre à tout, de l'alter mondialiste écolo au combo sponsorisé par un groupe pétrolier cherchant à réhabiliter son image.

Pourtant, renseignements pris, il s'agit d'un groupe de pop indé parisien sans grand rapport avec les événements que seuls les plus de vingt ans peuvent connaître. Mais ce soir, Simon, le chanteur guitariste, est l'unique représentant du groupe sur scène. Le jeune homme, guitare en bandoulière, distille un pop-folk de bon aloi. Le chant est forcément en anglais, et les mélodies accrocheuses.

Entracte

Lumières tamisées, lampes orientales et tapis au sol, le voyage commence avant même le début du concert.

Le trio grenoblois, constitué de Djazia Satour au chant, Mathieu Goust (batterie) et Piero Martin (basse), s'est enrichi d'un guitariste pour présenter sur scène son nouvel album Yamatna.

Avec deux disques à leur actif, ils défendent leur mélange fait de trip hop, de musique orientale, parfois pop, le tout agrémenté d'une pointe électro. Alternant le chant en anglais, français et arabe Djazia trouve un juste équilibre.

Sans tomber dans la caricature d'un côté comme de l'autre, le groupe sait imbriquer ses différentes influences. Si l'ensemble basse-batterie-guitare, est très trip hop, la voix avantageuse de Djazia porte des trémolos qui colorent l'ensemble.

Bien sûr, on pense à Morcheeba, Portishead et autres Massive Attack qui semblent des références évidentes. Mais les influences orientales sont bien présentes et la belle demoiselle, ne serait ce que par sa présence et prestance tout autant que par sa voix est là pour nous rappeler ses origines algériennes. Si bien que l'on n'a plus qu'à se laisser porter par cette étrange alchimie. Un peu comme si un vent chaud soufflait du sable dans un club londonien.

Le public, d'abord sagement assis, se lève à la demande de la chanteuse. Grand bien lui en prend, car les spectateurs se mettent presque instantanément à onduler sur le beat imposé par le duo exigeant basse-batterie.

Des bandes sons appuient l'ensemble. Qu'ils soient électro, sous forme de nappes synthés ou bien de chœurs ils ne sont jamais vains et ajoutent de la sophistication à l'ensemble.

Le dernier morceau, uniquement guitare-voix, est dédié à l'Algérie. Il est emprunt de nostalgie et Djazia offre à l'auditeur une émotion perceptible.

Mélange de sonorités et de genres, Mig a su non seulement se forger une identité, mais également réussit à la défendre sur scène.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Exsonvaldès en concert à l'Elysée Montmartre (9 mars 2005)
Exsonvaldès en concert au Triptyque (21 février 2007)

En savoir plus :

Le site officiel de Mig
Le site officiel d'Exsonvaldès


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# 30 novembre 2008 : une pluie de nouveautés

Le temps est à la pluie et au froid, raison de plus pour écouter de la musique ou vous octroyez un moment lecture bien au chaud chez vous, ou aller au théâtre et au cinéma.

Côté musique :

"Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" de Get Well Soon,
"Hurricane" de Grace Jones,
"Xoxo Panda and the new kid revival" de Her Space Holliday,
"How we became" de Jeremy Warmsley,
"Ciné Magique" de Lily Frost,
"L'entredeux" de Marianne Dissard qui nous fait partager 4 titres en Froggy's Session,
"Bits" de Oxford Collapse,
Thomas Tantrum, Eugene McGuinness, Mr B the gentleman rhymer et Baddies à la Flèche d'or pour Rock is Dead #2
The Bellrays, Kabu Ki Buddah, Raymonde Howard et Second Sex au Fil de Saint Etienne
Et une nouvelle émission du Morceau Caché intitulée La biographie en temps réel

Au théâtre :

"Le songe d'une nuit d'été" aux Ateliers Berthier
"Othello" au Théâtre National de l'Odéon
"Les bouts de bois de Dieu" au Théâtre de la Tempête
"Gombrowiczshow" au Théâtre National de Chaillot
"Devant la parole" à la Maison de la Poésie
"Le repas" à la Maison de la Poésie
"Diagnostic" au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes
"Les muses orphelines" à l'Aktéon Théâtre
"Mangiare" au Théâtre du Soleil
"Audimat" au Trianon
"Vu duo c'est différent" au Point Virgule
"Michel Hermon - Compagnons d'enfer" à la Péniche Opéra
et des reprises à ne pas rater : le Molière 2008 du meilleur spectacle seul en scène "Un monde fou" au Petit Théâtre de Paris avec Eric Métayer et une version savoureuse de "La flûte enchantée" au Théâtre des Mathurins

Expositions avec :

"Pollock et le chamanisme" à la Pinacothèque de Paris
"De Miro à Warhol - La collection Berardo à Paris" au Musée du Luxembourg

Lecture avec :

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez
"La mesure du temps" de Helon Habila
et dans la catégorie "Beaux livres" le catalogue de l'exposition "Picasso et les maîtres"

et du cinéma :

Edward au main d'argent de Tim Burton
un portait de Jason Statham
"Mesrine : L'ennemi public N°1" de Jean François Richet
"The duchess" de Saul Dibb
et "Vilaine" de Jean Patrick Bene et Allan Mauduit

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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