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Going to see where the tea trees are  (Tot ou Tard)  mai 2006

Aout 2001. Michel Houellebecq transpire. Nous sommes en Espagne. A Benicassim plus précisément. Tournée promo live de Tricatel pour la sortie de Présence Humaine, opus en "talk over" de l'écrivain avec un backing band de rêve.

Burgalat, la première mouture d'AS Dragon, encore bon, et puis il y a ce blond sexy dans le fond. Décochant ses riffs comme un enfant déjà adulte, le contraire peut être, on ne sait plus, un guitariste charismatique intriguant, mèche qui tombe sur les yeux qu'on imagine bleus. Un suédois sans doute. Sur la pelouse, Burgalat doit sûrement parler musique et Bacharach avec deux groupies transies, on imagine Peter seul en backstage, buvant un Red Bull à l'abri des regards indiscrets, pensant à ses accords et ses Ad Lib….

Mai 2005. Les choses ont changés, indéniablement. Peter Von Poehl n'est plus guitariste. Peter est devenu artiste. A part entière avec un premier album créé dans l'indifférence du plus grand nombre, un Going to see where the tea trees are monté comme un buzz avec deux singles qui lentement ont ranimé la flamme, dont ce "Scorpion grass" s'échangeant sous le manteau numérique depuis plusieurs mois déjà. Une guitare reconnaissable entre mille, et cette voix si sensible, minaudée et pure, fragile comme un roc mais solide fine comme du sable d'une plage suédoise qu'on imagine en l'écoutant.

Des ressacs et des marées. Un vague à l'âme se dessine quel que soit l'ordre dans lequel on écoute les pistes. Les batteries filtrées et les arpèges de "Going to see where the tea trees are", chanson éponyme, plongent dans la solitude heureuse. Luxuriance des accords et des arrangements.

Ce disque est il le premier du jeune homme, pour être aussi mature et personnel ? Si référence il devait y avoir, sans doute faudrait-il chercher du coté de Nick Drake, sans doute…Souffrance et douleur, joie et plaisir, se confondent et se bousculent sur "Tooth fairy" , son intro en harmonique, guitares qui se croisent par le subtil jeu du mixage, basse placé à l'avant et ces chœurs angéliques. Une lente ascension vers les cieux grâce à l'ange blond.

De facto, Going to see where the tea trees are est une perle. Rare. Assez rare pour le dire. Construit sur la plupart des titres en mid-tempos avec violons à l'appui, les compositions de ce premier album ne lassent qu'en peu de moment ("The Lottery" et sa tentation World Music), laissant place à de grands espaces et d'envol pop, de "Travelers" et son groove laconique à "A broken skeleton key" et sa tentation disco/ Motown.

Guitares, orgues, cuivres ("Global conspiracy") et saxos. Von Poehl ne recule devant rien pour le voyage, thème récurrent de cet exilé né d'un père suédois et d'une mère allemande, vivant à Paris depuis 1998. Disque des fins de soirées autant que des réveils du dimanche, ceux ou le café chaud s'évapore dans l'air, Going to see where the tea trees are, avec le cor lointain de "Little creatures" en fond sonore.

Un appel à tous les bateaux ayant quitté le port depuis trop longtemps.

 

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Peter Von Poehl en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2007 (jeudi)
Peter Von Poehl en concert au Festival Summercase 2008 (Samedi)
Peter Von Poehl en concert à Paléo Festival #34 (2009)
Peter Von Poehl en concert au Festival FNAC Indétendances 2009
L'interview de Peter Von Poehl (avril 2007)

En savoir plus :

Le site officiel de Peter Von Poehl


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

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