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Conférence de Presse  (Bourges)  29 avril 2006

Anais, un prénom qui ne compte pas pour des prunes et qui en peut de temps s'est taillé un beau succès.

Depuis 1 an, date où vous avez été lauréate des découvertes du printemps de Bourges 2005, vous n'avez pas l'impression que tout a été très très vite ?

Anaïs : Oui en plus je viens d'arriver, j'ai revu le même bâtiment, j'ai eu un coup au cœur. Oui cela est allé assez vite, je me suis rendu compte que cette année est passé à une vitesse phénoménale.

En quoi d'avoir été parmi les découvertes du printemps l'année dernière vous a-t-il aidé pour la suite de votre carrière ?

Anaïs : Déjà j'ai eu beaucoup de programmateurs qui m'ont programmé, comme je viens de la scène, mon album est en en plus un album live, c'était super. Et puis j'ai gagné 2 prix, un prix talent Fnac qui a fait une belle exposition de l'album, on a pu sortir l'album dans des super conditions. Le prix talent de scène cela m'a aidé pour la tournée, on a signé chez un label, enfin cela m'a bien aidé...

Est-ce que l'album a été remixé après ou est-ce toujours le même ?

Anaïs : Non, on l'a sorti, on a juste rajouté le titre studio de "Mon Coeur Mon Amour" pour avoir un single radio, parce que c'est vrai qu'ils ont été bien gentils de me signer V2, je leur ai proposé quand même un album qui était particulièrement hors format.

Parallèlement avez quand même le temps de faire quelque chose de nouveau ?

Anaïs : Non je n'y arrive pas, comme il y a eu en plus les Victoires de la musique qui ont vraiment décuplé d'un coup le public, donc je suis vraiment sur le "Cheap Show", je continue à tourner et comme je suis un peu "teubé" je ne suis pas capable de faire 2 choses à la fois, écrire des nouvelles chansons et faire le Cheap Show en même temps, je n'y arrive pas et je n'ai pas beaucoup de temps il faut bien le dire. Comme je veux faire quelque chose de très différent après, avec musiciens... je n'écris pas pareil... faut vraiment que je change tout, et là j'essaye de rester concentrée sur le Cheap Show.

Comment avez-vous vécu les Victoires de la musique ? Vous n'avez pas eu de prix, mais votre prestation a fait comme si vous en aviez gagné un ...

Anaïs : C'est ce que m'a dit le chauffeur tout à l'heure, il m'a dit "Ah tu gagné les Victoires !" (rires). Ben oui pour moi, c'est comme si j'avais gagné, j'ai senti dans la salle à la fin de "Mon Coeur, Mon Amour" que cela avait pris, cela m'a fait plaisir et pendant 3 jours sur le livre d'or, c'était incroyable... Oui pis en plus j'étais très contente d'être là, c'est un peu comme Bourges, on y va pas pour gagner un prix, moi j'y allais pour faire ma performance... Surtout pour les programmateurs, si on gagne un prix, tant mieux et là c'était pareil, c'était pour montrer ce que je savais faire à le plus de gens possible...

Ce n'est pas dur, justement, d'avoir des gens autour de soi, qui pensent maintenant plus en terme de vente ?

Anaïs : C'est leur boulot à eux et du coup j'écoute et je fais mon truc… ça ne vient pas contaminer... J'ai eu la chance de pouvoir choisir la maison de disque dans laquelle je me sens bien, bien sûr il y a des impératifs, par exemple faire un single radio. En même temps je ne me suis pas forcée du tout puisque cela me faisait plaisir d'enregistrer "Mon Coeur Mon Amour" en version rock, vu qu'avant je jouais dans un groupe de rock et après je veux rejouer avec musiciens. C'est bien, c'est naturel cela ouvre encore une porte pour la suite...

Justement ce groupe de rock c'était Opossum? Vous étiez déjà passé avec ce groupe à Bourges ? Que reste-t-il de cette expérience ?

Anaïs : Oui j'étais découverte du Printemps de Bourges en 2003... Opossum, c'est une expérience humaine et de scène, c'est une sacré expérience, on a fait genre 300 concerts en 4ans, on a fait des pubs, des festivals, des petites salles, on a joué partout dans des conditions des fois rudes des fois très bien, c'est une sacré expérience de scène et puis apprendre à travailler ensemble à long terme avec des musiciens, apprendre à travailler avec les gens comme ça ... La musique cela part des tripes faut apprendre à gérer tout cela, moi cela m'a fait une superbe expérience.

Cela a changé quoi de passer en solo ?

Anaïs : Je ne me sentais moins responsable de ce qui pouvait arriver sur scène, de ce qui pouvait être raté. J'avais toujours eu envie de faire quelque chose de très simple, de très spontané, très très cru et assez vrai et en même temps drôle, un patchwork musical qui part en délire et du coup moi cela m'a permis de me lâcher complètement et encore je ne suis pas complètement lâchée, je ne suis pas encore arrivée au bout... (rires)

Vous dites que le prochain album sera sans doute très différent, par exemple les Saian Supa Crew sont un peu étiquetés comme "chanteurs à bruits de bouches" n'avez-vous pas peur que votre étiquette actuelle vous colle à la peau ?

Anaïs : Les Saian Supa Crew sont étiquettés par les journalistes, j'ai eu la chance de les voir au Bataclan il n'y a pas longtemps, c'est un super groupe. Effectivement cela fait partie de ce style là, la beat box, mais il n'y a pas que ça, ceux qu'ils veulent voir que ça, verront que ça et en même temps Saian Supa Crew se sont sortis aussi du single qui n'avait pas forcément à voir avec toute leur musique, tout ce qu'ils faisaient...

Moi c'est pareil, si on me colle une étiquette un peu trop collante aujourd'hui j'essayerai de m'en défaire. De toute façon le deuxième album va être effectivement très très différent, je n'écris pas pareil... Opossum était différent, le Cheap Show est ce qu'il est et ce que je fais après sera encore autre chose.

Cela va rester toujours dans un registre humoristique ?

Anaïs : Naturellement je mets de l'ironie, maintenant c'est vrai j'ai tendance à forcer un petit peu moins le trait, je pense pour la suite ... Là c'était vraiment un spectacle pour rentrer dans le lard... Mais oui il y aura toujours un peu d'humour, je n'ai pas envie de faire de chansons tristes...

Qu'elles sont vos influences sur le "Cheap Show " ?

Anaïs : La plus grosse influence qui m'a fait dire que je pouvais faire ce gros mélange, c'est un live de Beth Midler de 1977 où moi j'ai découvert cette artiste comme ça, par un live et c'était un spectacle qui mélangeait vraiment rock, ballade, grosse blagues et j'ai découvert cela, j'étais scotchée, je ne pensais pas que cela pouvait passer de mélanger les choses comme cela. J'avais toutes mes influences, je suis comme une grosse éponge, j'écris dans pleins de styles différents.

C'est vrai que savoir qu'on pouvait mélanger comme cela, cela m'a permis de pouvoir m'exprimer parce que je suis incapable d'écrire que dans un style, j'aime pleins de choses, cela vient naturellement. Comme j'aime plusieurs époques, non seulement ce sont des styles mais vraiment des époques donc j'aime bien mélanger... Pour moi les années 30 ou l'an 2000 j'ai le même amour et je le fais pareil.

Vous n'avez pas envie d'approfondir un genre ou domaine musical particulier ?

Anaïs : Si naturellement je me mets à écrire 4,5 chansons qui sont dans le même style... parce que je suis tellement dedans, c'est très bien... Mais si j'ai des chansons différentes qui viennent, j'y peux rien. J'écris en plus de façon assez automatique, j'aime bien me surprendre quand j'écris donc c'est vrai que je ne sais jamais par exemple si une phrase va donner un chanson folk ou si elle va partir sur un rap et je suis surprise à la fin, mais je n'ai pas vraiment fait exprès, je ne sais jamais où je vais.

D'où est venue l'idée du clip ?

Anaïs : Au tout début je voulais faire des photos pour mon site et pour démarcher les programmateurs et cela m'amusait comme j'avais plein de styles différents de mettre la guitare dans un cadre qui n'avait rien à voir avec la musique, me présenter aussi sur scène d'une certaine façon, avec des habits qui n'orientaient sur aucun style musical et donc j'ai fait des photos de moi sur un terrain de tennis en train de jouer avec guitare et du coup cela a donné l'idée au réalisateur de faire un clip comme ça. C'est mon 1er clip en plus, on n'a jamais beaucoup de sous... donc c'était pratique puisque cela a demandé deux personnes et un terrain de tennis...

Cela fait quoi de faire la couverture de Télérama très institutionnel, très mise en scène ?

Anaïs : Tout va toujours très vite cette année, je ne m'en suis toujours pas remise en faite, je n'ai pas vraiment analysé parce que normalement je devais faire juste la couv du supplément pour Bourges et le jour de la séance photos en faite on apprenait que l'on faisait la couv....

Ce n'était pas une séance photos si sophistiquée ou si travaillée en fait, on avait peu de temps, on a déliré avec ce qu'on pouvait, on s'est bien amusé... Et c'est sûr que je trouve cela sympa qu'ils aient fait cette couv, je la trouve rock&roll pour une couv de Télérama, je suis super contente.

Second degré par rapport au succès avec le cigare ?

Anaïs : A non pas du tout, je n'ai pas pensé a ça. Je m'amusais plus à faire Clint Eastwood pendant la séance photo que le coté producteur…

Vous êtes particulièrement attachée au public adolescent pendant vos concerts ?

Anaïs : Avant les Victoires en fait j'avais un public qui était déjà assez hétérogène et après encore plus. Y a des ados mais il y a quand même des enfants des adulescents des post-adolescents, des adultes... Il y a des trentenaires, des mamans, des mamies donc je ne m'attache pas plus aux ados mais c'est vrai je vois que c'est eux qu'ils sont le plus à donf à chanter «Mon Coeur, Mon Amour». Non, je m'attache vraiment à tout le monde...

Ca fait drôle de voir les gens qui reprennent les paroles dans le quotidien ?

Anaïs : C'est vrai que j'ai remarqué que "Elle est bonne ta quiche, amour" plait beaucoup, cela me fait plaisir, je suis fière d'avoir trouvé cette phrase ! (rires). Je ne regrette pas d'avoir fait cette chanson mais tous mes potes m'engueulent puisqu'ils ne peuvent plus s'appeler "mon coeur" ou "mon amour"... (rires).

C'est inspiré d'une de vos histoires ?

Anaïs : Oui, je suis comme tout le monde, je gagatise amoureux, mais c'est vrai que je l'ai écrite à un moment où j'étais célibataire, où je voyais cela en face de moi donc cela m'a donné envie de l'écrire. C'est le moment où j'ai retrouvé une cassette vidéo que je n'avais jamais envoyée à un petit ami de l'époque, je lui montrais mon appart, je parlais comme cela, j'ai halluciné me suis dit "C'est pas possible tu ne peux pas parler comme ça", je crois que c'est très rare dans la vie de se voir comme ça, on ne peux pas s'imaginer... donc je me suis dit "Là, tu peux écrire la chanson parce que tu t'ais bien vue comme ça !" (rires).

Justement, avez-vous envie d'écrire pour les autres ?

Anaïs : J'ai envie, il y a des interprètes que je trouve super. Il se trouve que Vanessa Paradis, j'aimerai bien lui écrire une chanson au hasard des rencontres...

Est que l'internet a été utile pour vous ? Pour le bouche à oreilles, pour vous faire connaître ?

Anaïs : Je suis vraiment nulle à ce niveau là ! Par contre au tout début, quand j'allais faire mes concerts, je prenais les mails de gens et j'envoyais des "Newsletters" et c'est vrai que cela m'a permis par exemple d'organiser le concert où on a fait le live à la dernière minute, j'ai envoyé une newsletter à ce moment là, plein de monde est venu... Sinon je laisse cela à mon manager et tous les gens qui savent très bien comment cela marche... Pour mon album, je ne fais pas partie de ces groupes découverts sur internet... enfin nous on n'a pas travaillé comme ça...

Votre art aurait-il pu être autre chose que de la musique ?

Anaïs : Euh, peut-être mais c'est vrai que là, depuis 5, 6 ans j'étais vraiment partie dans la musique, tout en gardant un petit côté comédienne que j'aimerai peut-être pousser un peu plus tard. J'aurai pu bifurquer de l'un ou l'autre côté mais j'ai quand même plus confiance en moi en tant que chanteuse qu'en tant qu'éventuelle comédienne un jour...

Votre album a été signé quelque temps après sa sortie, c'est quelque chose dont tu es fière : avoir fait marcher un album sans avoir été signé au préalable par une maison de disque ?

Anaïs : J'étais super fière, très très fière de cette album. J'ai eu la chance de m'entourer de super personnes que j'adore, qui m'ont aidées à faire l'album autoproduit, qui ont cru effectivement qu'un live cela pouvait marcher... Je n'ai pas besoin de réenregistrer mes morceaux en studio, c'est vrai que la question s'est posé, je suis très fière de l'avoir sorti comme je le sentais, parce que je n'étais pas sûre de mon coup, mais j'y croyais....

Beaucoup de gens de votre génération pense plus à faire du "Bjork".

Anaïs : C'est cela qui m'est venu parce que mes souvenirs d'enfance viennent beaucoup du music-hall et du rock et de la soul, c'est rare dans ma génération d'avoir à la fois toute la culture anglo-saxonne et le music-hall. Ce qui fait que j'ai fait ce spectacle là... mais je trouve cela logique qu'il y ait beaucoup de gens de ma génération qui pensent plus à faire du Bjork qu'à faire un mélange de music-hall et de rock.

 

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Le site d'Anaïs

Crédits photos : Rickeu


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# 8 décembre 2019 : Et si Noël n'avait pas lieu ?

Grève générale, transports bloqués, morosité ambiante, réchauffement climatique... Et si cette année Noël n'avait pas lieu ? Quoi qu'il en soit vous aurez largement de quoi vous réjouir avec notre proposition de découvertes culturelles hebdomadaires dès maintenant. Par ailleurs, suivez notre facebook pour gagner des places pour le concert de She Owl.

Du côté de la musique :

"The undivided five" de A Winged Victory for the Sullen
Rencontre avec Lofofora autour de leur album "Vanités"
"Fly fly" de Céline Bonacina
"Romantic sketches" de Fred Perreard Trio
"Not married anymore" de Hasse Poulsen
"Enfer et paradis" de Les Nus
"Une certaine urgence", émission #6 de notre podcast Listen In Bed
"De temps et de vents" de Bodh'aktan
"Building site" de Mata Hari
"Gréty : Raoul Barbe Bleue" de Orkester Nord, Martin Wahlberg
et toujours :
"D'où vient le nord" de Francoeur
"Other side effects" de Lion Says
"Black Cofvefe" 5eme volume des mixes en podcast de Listen in Bed
"Santa Maria Remix" de Carmen Maria Vega
"Paganini, Schubert" de Vilde Frang & Michail Lifits
"I don't want to play the victim, But i'm really good at it" de Love Fame Tragedy
"Little ghost" de Moonchild
"Los Angeles" de Octave Noire
"A blemish in the great light" de Half Moon Run
"Older" de Quintana Dead Blues eXperience
"C'est pas des manières" de The Glossy Sisters
"Zimmer" de Zimmer

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Architecture" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Elvira" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"New Magic People" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"A" à la Scène Parisienne
"Mister Paul" au Théâtre L'Atalante
"Deux amoureux à Paris" au Studio Hébertot
"Nobody is perfect" à la Scène Parisienne
des reprises :
"Allers-Retours" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Portrait de Ludmilla en Nina Simone" au Théâtre des Abbesses
"Métropole" au Théâtre de la Reine Blanche
"Chambre noire" au Monfort Théâtre
et la chronique des spectacles à l'affiche en décembre

Expositions avec :

"Marche et démarche - Une histoire de la chaussure" au Musée des Arts Décoratifs
"Helena Rubinstein - La Collection de Madame" au Musée du Quai Branly

Cinéma avec :

Les nouveautés de la semaine :
"La Vie invisible d'Euridice Gusmao" de Avénarius d’Ardronville
"Le Roi d'Ici" de Karim Aïnouz
Oldies but Goodies avec "Kanal" de Andrzej Wajda
et la chronique des films sortis en novembre

Lecture avec :

"Au plus près" de Anneli Furmark & Monika Steinholm
"Evolution " de Marc Elsberg
"L'amexique au pied du mur" de Clément Brault & Romain Houeix
"Rien que pour moi" de J.L. Butler
"Secret de polichinelle" de Yonatan Sagiv
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"Le crime de Blacourt" de Daphné Guillemette
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