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Interview  mardi 12 décembre 2023

Je l’ai déjà dit, et je vais le répéter ici : le nouvel album de Dirty Fonzy, Full Speed Ahead est une tuerie, il fait partie de ces albums qui n’a pas une piste que j’ai envie de passer.

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Julien, le batteur du groupe, lors d’un échange vidéo très intéressant. Il a prévenu qu’il était bavard et on adore ça, les gens qui ont des choses à dire encore plus quand elles sont intelligentes comme ce fut le cas.

Je te laisse découvrir cet échange, mais avant je remercie Romain, de l’agence Singularités qui a rendu possible cette interview et bien sûr Julien qui a répondu avec le sourire à mes questions.

Pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs qui ne connaissent pas Dirty Fonzy ?

Julien : Dirty Fonzy est un groupe de punk rock qui a été fondé, entre autres, sur les cendres de Nemless et Légitime Défonce en 2003, premier album sorti en 2004. Du coup, on fêtera l’année prochaine les 20 ans du groupe.

Actuellement il est composé d’Angelo Papas à la guitare et au chant, de Rooliano au chant et à la guitare, de Tchak à la basse et au chant et de moi-même, Julien aka Ju Drumsarecool, à la batterie et aux chœurs.

Vendredi 8, nous avons sorti notre nouvel album Full Speed Ahead. On est très content d’avoir notre chronique dans votre webzine et d’échanger avec toi ce soir. Et on est un groupe du Tarn.

C’est important de préciser, parce qu’il y a peu de groupes du Tarn…

Julien : Il y en a quelques-uns, je pense notamment aux Dead Krazukies. On tient à rappeler qu’on vient du Tarn. Il y a un vrai côté, qui se retrouve aussi sur cet album-là et les clips, qui consiste à mettre en avant le local et la richesse du territoire. C’est une démarche qu’on essaie d’avoir dans notre quotidien et les actions et la vie de tous les jours. Penser au local.

D'où vient votre nom d'ailleurs ?

Julien : Cela parlera plus aux anciens. Cela vient d’un show qui s’appelle Happy Days et d’un personnage qui s’appelle Fonzie, mais qui s’orthographie différemment. C’est un personnage un peu cool avec un perfecto. C’est aussi le surnom de notre tout premier bassiste. On le trouvait un peu trop gentil et on l’a rendu un peu Dirty. C’est aussi le nom d’un certain personnage qui est sur une pochette, le manchot qu’on a surnommé ainsi en interne…

On y reviendra au manchot… Nous allons faire connaissance un peu. Si tu avais le pouvoir de jouer avec n'importe quels artistes sur scène, qui choisirais-tu ?

Julien : Je te répondrai directement Dave Grohl (NDLR : batteur de feu Nirvana et leader de Foo Fighters). Pour moi, c’est une grosse inspiration dans la batterie et au-delà dans la musique et dans la façon dont il oeuvre, même si je ne le connais pas personnellement, culturellement pour servir la musique. J’ai adoré son film Sound City qui parle des studios du même nom, ou encore Sonic Highway. Sinon ça aurait été Travis Barker, mais je ne sais pas si j’aurai autant de choses à lui dire.

On a parlé de Dave Grohl dans notre talk et de sa bio…

Julien : Je l’ai lu l’année dernière et je l’ai dévoré. Tu vois des anecdotes et j’aime sa manière d’écrire. Je pense qu’on peut avoir de vraies conversations, il n’y aura pas que la musique mais aussi de vraies tranches de vie et c’est comme Dirty Fonzy, si on fait de la musique c’est avant tout parce que ça nous plaît, que c’est un plaisir personnel mais on a aussi envie de partir sur la route, de rencontrer des groupes, des orga, discuter, échanger et voir des connexions humaines et culturelles.

Est-ce que tu te souviens de ce qui t’a donné envie de faire de la musique et plus particulièrement du punk rock ?

Julien : Il y a deux choses. Mon grand frère m’a fait découvrir Uncommonmenfrommars qui est un groupe de punk rock, c’est une énorme source d’inspiration pour moi, je pense aussi à Bad Religion, Green Day ou Blink-182.

J’avais envie de donner toute l’énergie que j’ai en moi et ce n’est pas pour rien que j’ai pris la batterie. Se défouler et rencontrer des gens. Partir le week-end en concert, monter dans un van avec des potes. Pour rencontrer des gens qui ont des vies folles, des anecdotes et rigoler avec eux jusqu’à 4 heures du matin. Tu en dors 4 ou 5 et tu repars refaire la même chose dans une autre ville. C’est ce qui me motive et motive aussi le groupe.

Et puis le punk rock, on va pas se voiler la face, parce que c’était ce qu’il y avait de plus simple (rires), en tout cas plus simple que du metal progressif à l’époque. Et il y a une sincérité et une simplicité dans la musique que je trouve communicative.

Parle nous de Full Speed Ahead, votre nouvel album, sorti il y a quelques jours ?

Julien : On voulait marquer le coup pour les 20 ans du groupe. On voulait enregistrer un nouvel album avec un nouveau line up arrivé en 2021. On voulait reposer les bases.

En 2021, quand Tchak a intégré le groupe, on s’est demandé ce qu’était Dirty Fonzy à ce moment. On avait une vraie envie de revoir nos bases. Attention, on ne réinvente pas le punk rock, mais on avait envie de se réinventer tout en gardant un héritage des années passées.

On a composé plusieurs morceaux et en 2022, on a fait appel à Georges Chaccour qui était guitariste de Nemless et actuellement de Babylon Circus, afin qu’il réalise notre album. On avait à cœur d’avoir une personne proche musicalement, qui vient du punk rock et géographiquement puisqu’il vient d’Albi à la base, et maintenant vit à Paris.

On avait besoin de quelqu’un qui avait un regard extérieur et qui nous disait quelle direction ou idée creuser. Et qui puisse nous guider. Georges est arrivé dans le processus de composition et de création assez tôt et ça a été très simple : on avait des idées de morceaux, de riffs, on enregistrait une maquette, on lui envoyait ça quand on était content de nous, on faisait des va-et-vient. Georges est venu nous aider à écrire des textes.

Il y avait une vraie volonté d’enregistrer quelque chose de frais et neuf pour le groupe et le plus collectivement possible. Laissant à tout le monde voix au chapitre et expérimenter ces idées, ce qui fait qu’on a des morceaux très variés dans l’album, tout en ayant une cohérence au niveau du son, de l’écriture et de la composition.

On a le titre éponyme "Full Speed Ahead" plus rock ou "Beervengers" et "Mindless Game" plus pop punk et au milieu on a un morceau comme "How Many Times ?" qui est une ballade reggae punk qui parle de désillusion et de sable sur un soleil couchant.

D’ailleurs, quand on compose un album, après une carrière comme la vôtre, est-ce qu'on pense plus à la scène, au public qui va écouter l’album ou à l’inverse on fonce ?

Julien : Si on prend en compte les éléments, on prend d’abord en compte ce que nous, nous avons envie de jouer, ce qu’on a envie de composer. C’est la première chose à laquelle on pense.

Ensuite on réfléchit aussi à ce que les gens vont penser. On a pris quelques risques sur certains morceaux et on s’est demandé si ça n’allait pas trop déboussoler les fans de Dirty Fonzy de la première heure. Et je pense qu’ils seront toutes et tous agréablement surpris. Il y a des morceaux, je pense à "Full Speed Ahead", qui a été pensé comme un opener, un premier titre sur l’album et potentiellement comme un titre d’ouverture en live, on y a pensé très tôt dans la composition du morceau.

Après les autres morceaux, on ne les a pas forcément réfléchis dans une setlist live mais, ce qu’on a pas perdu de vue dans la composition des morceaux, c’est de garder une efficacité qui fait que les morceaux peuvent être joués en live. Des arrangements bien pensés pour qu’on puisse les restituer en live. Et puis parfois, on se laisse emporter par les compositions et on met d’autres guitares et des claviers.

On pense principalement à ce qu’on a envie de jouer, l’efficacité du live et comment les gens vont le percevoir vient un peu plus en arrière plan.

Full Speed Ahead me fait penser à Bro Hymn de Pennywise (groupe de punk rock américain), un titre qu’on a envie de chanter tous ensemble et en chœur ! Mais tout l’album est pour moi parfait.

Julien : Merci ! C’est là où Georges nous a pas mal aidés, c’est qu’on voulait que chaque riff, chaque ligne de chant soit tirée au maximum. On voulait se faire plaisir, faire plaisir aux gens et qu’il n’y ait pas de chanson où on se dit "ben c’est du remplissage". On a essayé d’aller au bout.

En tout cas merci, ça nous touche énormément et c’est ce qu’on voulait transmettre. Oui "Full Speed Ahead" est une chanson de motivation. Je me plais à dire que c’est une chanson qui te donne envie de te dépasser, que ta passion ça soit faire de la musique, peindre, courir un marathon, cuisiner, il faut le faire à fond. Quoique ce soit, il faut y aller à fond, dans nos passions et ce qui nous fait exister.

Vous chantez en anglais, il y a des groupes français, qui font du punk rock et qui chantent en français comme les Sheriff ou encore Mass Hysteria et Lofofora dans un autre registre. Pourquoi ce choix de l’anglais ?

Julien : Pour les gimmicks, les reprises et des fois, notamment sur cet album, c’est personnel comme avis, il est plus facile d’évoquer des émotions, des sentiments, dans une langue qui n’est pas la sienne.

Je ne suis pas sûr d’avoir la bonne plume pour retranscrire ces émotions là en français et surtout il y a une espèce de mise à nue dans les textes en français, j’aime beaucoup des rappeurs comme Nekfeu et Orelsan (pour ne citer qu’eux) qui écrivent hyper bien en français, moi j’ai un peu plus de mal, même au sein du groupe. On était plus attiré par l’anglais, la facilité des fois de faire des rimes ou de créer des gimmicks vocaux.

Après, et tu as très bien fait d’en parler, il y a des groupes comme les Sheriff qui savent faire des refrains hyper entêtant et que tu as envie de chanter à tue-tête. Tu m’as parlé des Sheriff et je pense tout de suite à 3.2.1.0 (NDLR un titre des Sheriff) et j’ai eu tout ça d’un coup. Ils ont des purs refrains. Il y a des groupes qui savent faire des textes en français, nous c’était un choix de gimmicks et de sonorités.

Vous avez commencé votre carrière à l’ère du CD et aujourd’hui ce sont les plateformes qui dominent le marché, avec un retour du vinyle. Comment regardez-vous cette évolution ?

Julien : Je trouve que c’est une bonne chose que le vinyle soit revenu et ait retrouvé ses lettres de noblesse. C’est devenu un peu un objet de collection, mais qui retrouve un usage… Moi j’ai 28 ans, je suis né en 95 et j’ai pris le CD en pleine poire et j’ai presque limite connu que ça. Mais il y a un vrai côté que j’apprécie dans l’objet c’est de pouvoir le palper, comme le cd, de pouvoir lire les paroles, et il y a un côté "sacré", c’est que tu mets le vinyle, tu te poses et tu écoutes l’album, là où sur les plateformes on est plus dans une logique de playlists, de singles.

C’est drôle, parce que le single était aussi une logique à l’époque du cd où on sortait un cd avec une "face A" et un remix techno "face B” (rires), il fallait le commercialiser vite, les gens achetaient le single puis l’album et c’est revenu avec les plateformes. Le groupe a réussi à traverser le temps et tout ça.

Je suis, moi aussi, grand consommateur de streaming, j’écoute énormément d’albums là dessus, cela permet de toucher plein de gens. Je regardais nos stats sur les différentes plateformes, on a des gens qui nous écoute en Thaïlande, aux Etats-Unis, au Royaume Uni, en Allemagne, en Espagne, Italie, on nous écoute aussi au Brésil et je trouve ça impensable et c’est la magie et la beauté du streaming. Mais il y a aussi un côté cool à garder l’objet qu’est le CD. Les deux ne sont pas antinomiques, mais se complètent.

Effectivement, on a tous une rétrospective sur ces plateformes et il est important de rappeler que les artistes ne se font vraiment PAS d’argent sur ces plateformes. Le mieux c’est de les soutenir, d’aller à des concerts, acheter des albums et des tee-shirts. J’ai beaucoup digressé !

Non non ! Et, comment percevez-vous les réseaux sociaux ?

Julien : C’est clairement devenu un incontournable. On a eu ce questionnement avec les clips. Même au début de YouTube. Maintenant on le publie, on en coupe des extraits pour Facebook et Instagram, en faire un différent peut-être pour Tik-Tok. C’est devenu partie intégrante de la musique et du business de la musique aussi. On peut très bien être en marge, ne pas s’inscrire dedans. Pour nous, c’est devenu un outil de communication et de diffusion de la musique qui est un peu incontournable.

Il faut dire qu’on a Rooliano qui nous fait beaucoup rire avec ses stories Instagram. C’est aussi un autre moyen, assez puissant, pour toucher des gens qui ne sont pas dans ta zone géographique. Mais là où je vais nuancer mon propos, c’est qu’il y a eu un vrai tournant dans les 5 à 7 dernières années, on est passé d’une portée organique de ces contenus, tu publiais des choses qui te paraissaient intéressantes et vu par des gens qui te suivaient et il n’y avait pas besoin d'injecter de l’argent comme on peut le voir. Maintenant c’est bourré de pubs, la logique de la télévision s’est reportée sur internet et c’est ça qui fait que c’est un peu déplorable. En plus de composer des morceaux, des artistes doivent enfiler des casquettes de community manager et de créateur de contenus. Cela fait partie intégrante de ce qu’est Dirty Fonzy maintenant.

Nous on a une ligne : on essaie de toujours y prendre plaisir et de faire les choses comme elles nous plaisent, pas par obligation, ni une course du like, ou du commentaire, mais de garder un côté fun !

Parle-moi de ce Pingouin (enfin ce manchot royal si je ne me trompe pas) !

Julien : J’ai vu que tu avais fait une très bonne analyse dans ton papier (NDLR merci, je vais rougir). C’est la question qu’on nous pose pas mal en interview. Je ne vais pas te donner toute la réponse, mais seulement une partie. C’est une libre interprétation. Je crois que tu te demandais ce qu’il faisait dans cet environnement désert. Est-ce que c’est après l’apocalypse, avant… En fait c’est un peu libre d’interprétation. Tout le monde peut se l’approprier.

Pourquoi un manchot, et bien parce que c’est avant tout un animal qui paraissait bien décalé dans un univers urbain, alors que ce n'est pas son environnement. Il attend le bus alors que c’est interdit pour lui. Mais est-ce que ce n’est pas ça aussi dans la vie ? Il faut transgresser des interdits pour défendre des valeurs. C’est un peu tout ça.

On aime aussi le côté maladroit de cet animal, avec un titre comme celui-là (NDLR : "Full Speed Ahead" peut se traduire par à toute vitesse) où tu pourrais t’attendre à un guépard, mais ça serait trop simple. Là, voilà, on a ce manchot qui erre dans une ville, peut-être désertique. On ne sait pas vraiment quel est son but. Est-ce qu’il part, est-ce qu’il arrive ?

C’est ce que je te disais quand je te parlais du titre "Full Speed Ahead" : même si tu es un manchot en perdition dans une ville, il faut continuer. Quand tu es dans le désert, il n’y a rien à faire à part avancer.

Il a essayé de piquer vos guitares aussi ? (rires)

Julien : Oui, dans le local il a aussi composé quelques titres !

On le voit aussi dans les clips de "Full Speed Ahead" et de "Beervengers". Est-ce que c’est pour rentabiliser le costume ? Et au passage, j’adore la petite intro de "Beervengers" qui dit "dans un monde rendu en esclavage par Netflix et la bière sans alcool"… Oui réellement, il faut faire quelque chose contre la bière sans alcool ! (rires)

Julien : Oui on est un groupe très engagé là-dessus ! Mais oui, à la fois il y avait l’idée de "on a acheté un costume, est-ce qu’on le mettrait pas dans le clip ?". On aimait l’idée de créer un "univers" et de rapporter l’univers de la pochette et de l’artwork que Yab, au studio l'Agence, nous a fait. On voulait lui donner vie dans le clip de "Full Speed Ahead" et que c'était sympa de lui faire un clin d'œil à ce manchot dans "Beervengers". Peut-être qu’on le reverra l’année prochaine… On adore dire qu’on fait les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.

D’ailleurs vos paroles sont sérieuses (ne pas croire que l’anglais sert à cacher la pauvreté) !

Julien : Merci. C’est exactement ça. Tu as bien résumé. On aime beaucoup rire, on déconne en permanence. Il y a un temps pour tout, répéter, partager un moment de vie. Il y a des moments pas top, je pense notamment à Rollercoaster (NDLR :la piste 12) qui parle de relations amicales, qui évoluent au fil des années. On a parfois des amitiés très fortes, avec quelqu’un et le temps passe. Ce n’est pas que cela soit mauvais, les choses évoluent dans un sens ou un autre et chacun part dans une direction, parfois on se retrouve à un croisement de chemin et on repart.

Et après on peut parler d’une bande de super-héros, calquée sur Marvel, dont le seul but est de promouvoir la lutte contre l’ennui et la morosité, de prôner la fête et la joie en permanence. On a aussi un texte, je pense à "How Many Times ?" (NDLR : la piste 8) où parfois on a des cercles vicieux, on est pris dans une sorte de spirale et on se pose des questions. Après on a le "Hossegor Crust Club", sur un groupe d’amis des Landes, dont je parlais en début d’interview pour ceux qui suivent, qui viennent d’un mythique club festif, dont on ne sait pas comment on rentre, ni comment on sort.

Tu parlais des hauts et des bas, justement, quel est ton pire souvenir de concert ou de tournée et le meilleur ?

Julien : Le pire, c'est sûr et certain, ce n’était pas avec Dirty Fonzy, parce que quand je suis arrivé, j’avais un peu plus de bouteille. Un dont je me souviens très bien, c’est mon premier concert avec mon groupe Bias, pour la fête de la musique. J’avais une batterie Stagg, bleue, flambant neuve en plus, c’était mon premier concert. Un mec un peu bourré tombe dessus et j’en pleurais. A l’époque, il y avait Fabien Roger, qui a été batteur dans Condkoi, qui était venu me voir, qui m’a rassuré et aidé à tout remettre, ainsi que mon frère qui faisait partie du groupe. Ils m’ont tous aidé.

Les meilleurs, il y en a plein ! Avec Bias on a ouvert pour Sum 41 au Bikini à Toulouse. Avec Dirty Fonzy, c’est un peu facile, mais je dirais le Hellfest. En 2016, c’était la première fois qu’on y jouait, enfin que moi j’y jouais et que j’allais au festival. On ouvrait le samedi sur la Warzone et c’était incroyable et l’année dernière on y a rejoué, à 13h, il y avait plus de monde. C’était incroyable, comme la première fois mais en meilleur !

Et je pense aussi aux 15 ans du groupe. On jouait le samedi, on avait tout monté le vendredi, fait un filage du concert et on a pris une énorme caisse. Le samedi a été une vraie journée de récupération. Les 15 ans du groupe ont été un pur souvenir de concert. Il y a les membres originels du groupe comme Fonzy à la batterie, avec Didier. C’était fou. Ceux qui étaient là le savent sinon le live est sur Youtube, vous pouvez aller voir !

Qu’as-tu écouté, vu ou lu et que tu aimerais faire découvrir ?

Julien : Pour les livres, c’est la bio de Dave Grohl qui s’appelle The Storyteller. Je lis en ce moment la bio de Jay Dilla, qui est un beatmaker américain, décédé en 2006, qui a vraiment révolutionné le genre, avec un style de production avec des rythmes décalés, ce qui ne se faisait pas trop. On a l’impression que la batterie est décalée. C’est une impression. Un dernier livre c’est le livre de Rick Rubin, The Creative Act : A way of Being, que je trouve vraiment cool.

Et après j’ai écouté récemment l’album de Yawners, une artiste de Madrid, c’est du pop rock à la Weezer l’album s’appelle Duplo, il y a le dernier de Blink-182 et celui de Kvelertak, qui s’appelle Endling, que j’aime beaucoup.

Enfin, imaginons que ton meilleur ami parte, quel album (ou œuvre) lui offrirais-tu pour qu’il pense à vous deux ?

Julien : Waouh, ok… (rires) Alors là je te dirais clairement, Zelda Ocarina of time, qui n’est ni un bouquin ni un disque mais un jeu vidéo. Non ! Je vais lui offrir Zelda wind of time et comme album Suffer de Bad Religion ou Full Circle de Pennywise.

Un dernier mot ?

Julien : Merci à toi, pour l’interview et la chronique, tu as vraiment bien résumé l’état d’esprit du groupe. C’est la fin d’année, prenez soin de vous.

On se retrouve sur la route, on a une super tournée avec les Sheriff, Tagada Jones, Not Scientists et Darcy qui s’appelle La Tournée du Siècle, on a aussi une date à Cap Découverte à Albi le 26 janvier, le 25 avril à la Boule Noire. Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour tout savoir. Faites vivre la musique !

Voilà comment s’est terminée cette interview. Un vrai bon moment d’échange et de partage !

 

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En savoir plus :
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