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Le coeur dans la tête  (Labels / EMI)  mai 2006

Ses premiers mots lors de son concert à l'Européen furent "Je suis Ariane Moffatt et je fais partie de la nouvelle livraison de chanteuses québécoises en France".

Provocation ou lucidité ? Le fait est qu'elle a bougrement raison. Les québécoises sont partout.

Pourtant, ce ne sont pas les artistes qui manquent en France, bien au contraire, simplement on préfère les laisser au placard au détriment de chanteuses plus exotiques tout en étant parfaitement compréhensible (du moins quand elles chantent - encore que pas toujours - puisqu'il est de mise d'importer de la québécoise au nom de la sempiternelle culture francophone, sûrement ce que l'on appelle désormais l'immigration choisie ?).

La québécoise donc, fait recette en France. Et c'est cette recette qu'applique bien entendu la jeune Ariane Moffatt.

Textes simples tout d'abord. Petites histoires de tous les jours, si possible en rapport direct avec l'affect, les sentiments, le bien être. Tout y passe, nostalgie de son Montréal, petite maison dans la prairie, la famille, l'amour fleur bleue. C'est bien simple on se croirait en train d'écouter Bridget Jones chanter !

Musicalement c'est aussi plutôt zen, agréable, avec quelques petits arrangements électro doucereux mêler à quelques guitares bien peignées.

Ariane Moffatt à la chance de ne pas faire partie de ces québécoises à grande gueule. Elle se situe plutôt dans un registre intimiste et folk que l'on pourrait comparer à celui de notre Pauline Croze nationale (quand je vous le disais qu'on a les mêmes à la maison) comme sur "Farine 5 roses" et cette voix à la limite de la soul.

Cela dit, ce "Cœur dans la tête" (Morrissey disait qu'on avait le cerveau entre les jambes, cela commence à faire une sacrée gymnastique tout ça !) contient quelques beaux moments. "Combustion lente" est un de ceux là. Une électro minimaliste élégante sur lequel le texte n'est que prétexte au rythme.

"Se perdre" garde cette ligne électro renforcé par la guitare et un rappeur vient se greffer un peu comme un cheveu sur la soupe. L'ensemble reste tout de même interessant avec un côté Emilie Simon agréable.

"Le cœur dans la tête" et ses pseudos riff rock commence pourtant à gâcher le joli tableau et "Montréal" déçoit franchement par rapport au début d'album avec un reggae franchement léger et un texte "tranche de vie" fort peu original nous racontant l'incroyable histoire d' Ariane dans un aéroport en attendant l'avion pour Montréal. Les riffs de "Retourne chez elle" flirtent avec les sons déjà entendus chez M ("parrain" de Ariane d'ailleurs, ah bon ? tiens quelle curieuse coincidence !).

Visiblement à l'aise dans un registre électro folk on regrette presque que ce "Cœur dans la tête" se veuille trop éclectique et cherche à s'adresser à un public trop large. Une fois n'est pas coutume mais on se prend à rêver d'un album de remixes de ces 11 chansons… et pourquoi pas par Ariane elle-même ?

D'ici là on réécoutera "Combustion lente", "Se Perdre", "Farine 5 roses" ou l'anglophone et audacieux "Will you follow me" jazzy en prenant soin d'éviter "Imparfait" par exemple, tout droit sorti d'une comédie musicale … québécoise !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album MA Remix de Ariane Moffatt
Ariane Moffatt en concert à L'Européen (19 mai 2006)

En savoir plus :

Le site officiel d'Ariane Moffat


David         
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Ces jours-ci on célèbre les premiers pas de l'homme sur la lune, on ambitionne d'y retourner. En attendant, c'est les pieds sur terre que nous vous proposons notre petite sélection culturelle pour vous inviter à décoller un peu vous aussi du quotidien. C'est parti :

Du côté de la musique :

"Triple ripple" de Automatic City
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"480" de DBK Project
"Echo" de Marion Roch
"Bach & co" de Thibault Noally & Les Accents
"To be continued" de Tropical Mannschaft
Haiku Hands au festival Terre du Son #15
Sara Zinger égalment à Terre du Son, à retrouver en interview
interview de The Psychotic Monks toujours à Terre du Son
On vous parle du Festival de Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Samedi avec Beach Youth, Clara Luciani, Idles, The Hives, Mogwai...
Dimanche pour finir avec Bro Gunnar Jansson, Jeanne Added, Tears for Fears, Interpol...
et toujours :
"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
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Au théâtre :

"Iceberg" au Théâtre de la Reine Blanche
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"Benalla, la vraie histoire" de Sophie Coignard
"Floride" de Laurent Groff
"Whitman" de Barlen Pyamootoo
et toujours :
"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"La traque du Bismarck" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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