Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Shearwater
Interview de Jonathan Meiburg  (Paris)  1er juin 2006

A l'écoute de Palo Santo, quatrième album de Shearwater, on imaginerait volontiers son leader, Jonathan Meiburg, en chantre pastoral au charisme enivrant, beau d'une beauté insolente, mèche sur le bord des yeux, être insupportable suffisant de théories en tout genre.

Niet. Jonathan est un être, réel, humain et vivant, look d'étudiant en archi', simple et fragile comme ses chansons. Le regard perçant comme "La dame et la licorne" et sa lente montée puissante.

Rencontre impromptue sur les bords de Seine.

Bonjour Jonathan…Comme souvent lorsque je découvre un album phénoménal, je découvre à peine l'artiste... C'est encore le cas avec Sheawater, que j'ai découvert à travers ce quatrième album. Pourriez vous en synthèse nous résumer les trois premiers ?

Jonathan Meiburg : Content que vous découvriez à peine ! Disons que The dissolving room , notre premier album, a été composé en seulement quelques jours du coté d'Austin, avec l'envie de faire une musique différente, l'album étant sorti, nous avons jugé qu'une suite était nécessaire, l'envie était là.

Everybody makes mistakes et Winged life ont tout logiquement suivi, mais l'ensemble était à mon sens trop rigide pour être adapté au live, les chansons ne s'étiraient pas assez, c'était un brin figé. Et je pense sérieusement que Palo Santo, ce quatrième album, est celui qui nous reflète le plus, le plus assumé dans un sens.

Et justement vous étiez hier en concert à Paris en première partie d'Emilie Loizeau je crois, comment cela s'est-il passé ?

L'attaché de presse, frénétique : Très bien et surprenant, vu que c'était un live en solo avec seulement Jonathan. Il fallait voir le public poussait des cris de surprises sur la première chanson, "La dame et la licorne" qui débute tout doucement, et d'un coup Jonathan qui commence à hurler. Plein de "Oh !" et "Ah !" de surprises de la part du public !! Très amusant…

Jonathan Meiburg : Un très bon moment oui, vu que j'étais en session solo, un peu obligé d'alterner les chansons au piano et à la guitare. Quant à savoir si c'était un bon show, je pense que seules les personnes qui aiment viennent te voir pour te le dire, les autres….Mais nous revenons au complet à la rentrée, octobre ou novembre je crois.

Tu dis que cet album est le plus représentatif de votre état d'esprit. Pour moi qui découvre Shearwater par Palo Santo, l'émotion première de votre musique est la mélancolie, le spleen. Tu es d'accord avec ça ? Tu ressens le besoin d'être sad to be happy ?

Jonathan Meiburg : (Etonné) Tu trouves notre musique glauque ? Je dirai plutôt nostalgique, comme un chemin vers la lumière, sur des chansons comme " Seventy four seventy five" ou "Sing little birdie" par exemple. La tristesse ou la mélancolie pour la mélancolie ne servent à rien. Je ne sais plus quel grand artiste disait que les artistes heureux n'existaient pas. Nous avons tous un peu nos névroses et nos moyens de les exprimer !

Oui alors qui est leader du groupe exactement, pour faire passer toutes ces émotions ?

Jonathan Meiburg : (Jonathan qui lève la main) : Moi ! Je ne crois pas à la démocratie dans un groupe, c'est des conneries (rires)…J'apporte la base, certaines idées sont bonnes, d'autres mauvaises, on tranche et il me tarde de défendre cet album sur scène.

Tu possèdes une voix impressionnante, et les titres s'enchaînent de manière hallucinante, tu peux passer d'une chanson à la Thom Yorke à celle du chanteur d'Arcad Fire ou encore Devendra Banhart. C'est inconscient ou c'est un jeu ?

Jonathan Meiburg : Fou comme cette question revient souvent ! Disons que j'essaye de ne pas m'ennuyer ! (Rires). Sérieusement, oui c'est inconscient depuis le départ, j'adore des milliers de chanteurs, Devendra notamment, toute cette scène. J'essaye néanmoins de m'isoler en enregistrement, ne pas écouter ce qui se fait…

Mais si tu veux que je te cite des références, je pense aux Baptists Generals, faut absolument que t'écoute ça ! Le chanteur a une voix hallucinante. Ou même Sinead O'Connor, qui a une palette incroyable…Après en ce qui nous concerne, difficile de dire ce qui nous inspire, au delà des étiquettes folk ou rock…

La nouvelle scène folk américaine, The Devastations, The Strugglers, ca t'inspire ?

Jonathan Meiburg : Je ne connais pas tout ces gens! (rires) Je te dis on marche un peu en circuit fermé, on est juste content de tourner pour cet album, sortir des USA, et Paris est une ville magnifique, même si je préfère la campagne cela dit. Et mon Texas. Tu sais les USA changent, ce n'est plus vraiment l'image que vous vous en faîtes, on y mange de mieux en mieux de jour en jour!

Pour revenir à ta question, plus que la scène américaine…Tiens tu vois si je devais citer un album de référence, ce serait surement" Music of the Madagascar", un truc comme ca, avec une pochette avec des montagnes vertes, c'est un album incroyable, fait d'instrumentaux, avec des instruments locaux à formes bizarres, délirant !! Je te le conseille vivement, cela dépasse la musique selon moi, et les voix me prennent vraiment aux tripes.

 

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Palo Santo de Shearwater
La chronique de l'album Rook de Shearwater
Shearwater en concert à La Maroquinerie (29 octobre 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Shearwater

Crédits photos : David (plus de photos sur Taste of indie)


Little Tom         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Palo Santo de Shearwater
La chronique de l'album Rook de Shearwater
Shearwater en concert à La Maroquinerie (29 octobre 2006)

• A voir aussi sur Taste of Indie :

Galerie de Shearwater


# 30 novembre 2008 : une pluie de nouveautés

Le temps est à la pluie et au froid, raison de plus pour écouter de la musique ou vous octroyez un moment lecture bien au chaud chez vous, ou aller au théâtre et au cinéma.

Côté musique :

"Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" de Get Well Soon,
"Hurricane" de Grace Jones,
"Xoxo Panda and the new kid revival" de Her Space Holliday,
"How we became" de Jeremy Warmsley,
"Ciné Magique" de Lily Frost,
"L'entredeux" de Marianne Dissard qui nous fait partager 4 titres en Froggy's Session,
"Bits" de Oxford Collapse,
Thomas Tantrum, Eugene McGuinness, Mr B the gentleman rhymer et Baddies à la Flèche d'or pour Rock is Dead #2
The Bellrays, Kabu Ki Buddah, Raymonde Howard et Second Sex au Fil de Saint Etienne
Et une nouvelle émission du Morceau Caché intitulée La biographie en temps réel

Au théâtre :

"Le songe d'une nuit d'été" aux Ateliers Berthier
"Othello" au Théâtre National de l'Odéon
"Les bouts de bois de Dieu" au Théâtre de la Tempête
"Gombrowiczshow" au Théâtre National de Chaillot
"Devant la parole" à la Maison de la Poésie
"Le repas" à la Maison de la Poésie
"Diagnostic" au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes
"Les muses orphelines" à l'Aktéon Théâtre
"Mangiare" au Théâtre du Soleil
"Audimat" au Trianon
"Vu duo c'est différent" au Point Virgule
"Michel Hermon - Compagnons d'enfer" à la Péniche Opéra
et des reprises à ne pas rater : le Molière 2008 du meilleur spectacle seul en scène "Un monde fou" au Petit Théâtre de Paris avec Eric Métayer et une version savoureuse de "La flûte enchantée" au Théâtre des Mathurins

Expositions avec :

"Pollock et le chamanisme" à la Pinacothèque de Paris
"De Miro à Warhol - La collection Berardo à Paris" au Musée du Luxembourg

Lecture avec :

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez
"La mesure du temps" de Helon Habila
et dans la catégorie "Beaux livres" le catalogue de l'exposition "Picasso et les maîtres"

et du cinéma :

Edward au main d'argent de Tim Burton
un portait de Jason Statham
"Mesrine : L'ennemi public N°1" de Jean François Richet
"The duchess" de Saul Dibb
et "Vilaine" de Jean Patrick Bene et Allan Mauduit

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008