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Tant de temps  (Warner)  mai 2006

Il est des dandys éternels, sur lesquels le rimmel n'a pas d'emprise. Des vieux de la vieille, le genre qui écume les bitumes à la recherche. Du temps perdu, de l'idéal et des poudres pas chères.

Tant de temps, justement, que Jacko n'avait pas montré son nez, quatre ans précisément dans l'ombre, avaient suivi French Paradox, album oublié trop vite. Et puis finalement le retour de Jacno , le plus lettré d'entre tous les punks, revient et reste un Stinky Toy des plus délectables en 2006.

Album lumineux, libidineux que cet opus. Intemporel pour le poète Jacno, comme si le passé n'avait jamais existé, d'Eli Medeiros aux Stinky Stoys, les 80' années sombres et productions infâmes... Table rase sur le passé rasé de près. Tant de temps oscille entre ombres et lumières, avec un premier titre des plus ravageurs, synthèse pop-symphonique sur fond de guitares saturées.

"Tous ces mots-là", comme Jacno les écrit, fait immédiatement penser à la grande période Bowienne , celle de Hunky Dory et des pianos léchant la corde des guitares fuzz. "Et si c'est non, c'est oui quand même", chantent Jacno et François Cactus (sublime guest), et il est évidemment dur de résister à la tentation ; sombrer dans les méandres de Jacno, à flanc de falaise entre Mick Ronson et Boris Vian. Vian, justement…Qui d'autres que Jacno peut tant se revendiquer autant du poète en 2006 ?

Le sport, ultime bras d'honneur à la société molle du genou, et son pamphlet anti-sport sur paroles génialissimes ("Le sport c'est de la merde/Ne faites pas respirez de sport à son enfant/ Promiscuité et fausse camaraderie/Le sport provoque l'impuissance"). Dérisoire et nécessaire, "Le Sport" de Jacno c'est un peu les résidus de la rébellion après la guerre, l'entrave au consensus, sans doute la meilleure réponse au "Chirac en prison" des Wampas. En 2006 Jacno crache sur vos tombes et le fait savoir, en sortant de ses sentiers balisés, au gré des rencontres. Comme sur "Tant de temps", chanson éponyme porté par le souffle de Daho et les guitares de Paul Personne. Autres rescapés des naufrages. Le phare Jacno continue de briller.

Ziggy Stardust et ses araignées volantes ne sont jamais loin sur cette perle d'album. "Comme la vodka et l'orange, nos corps se mélangent", chante l'ancien Stinky Toy, entre dédain et passion. Classe ultime d'un génie qui en a rien à foutre. De son époque et des autres. Les cons. Oui. Un artiste peut encore surprendre et s'étonner passé la quarantaine, comme sur "T'es mon château" , en piano solo rempli de spleen bancal, à écouter seul au fond de la nuit cigare au bec, casque sur la tête. Les fantômes passent en visite, silencieux, attestant de la mutation de Jacno, voix nicotinée en diable.

Les refrains se suivent, comme celui de "L'homme de l'ombre" , et son texte fait d'éternel et d'immortalité ou "Les amants les clients", directement empruntée à Satie et son classicisme onirique. Jacko reste un story teller de premier plan, un songwriter de classe. Un écrivain en somme, parisien et capital n'hésitant plus à mixer les styles, tribal "Si je te quitte" rappelant les productions Tricatel et leurs productions electro-cheaps.

Plus que les guitares, ce sont avant tout les claviers qui frappent et résonnent sur l'ensemble de l'album, comme si Darc avait serré la main à Nicky Hopkins, quelque part à Pigalle, année 00.

L'homme est vampire, suçant la moelle de ses influences pour en recracher l'œuvre qu'est la sienne. Le sang coule, les idoles rock&roll tombent les unes après les autres. Jacno n'a pas d'age, et se réveille la nuit, en quête de victimes belles comme le jour qui tombe. Evitons l'exorcisme.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

L'interview de Jacno et Bortek (26 juin 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Jacno


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# 27 septembre 2020 : Autumn Sweater

Voici les premiers jours d'automne, les premiers froids, la pluie et l'envie de s'auto-confiner avec une boisson réconfortante, du chauffage, de la bonne musique, un bon livre, film, jeu voire avec des amis autour d'un bon repas. Bref, c'est l'automne et voici le programme réconfortant de la semaine. Sans oublier le replay de la MAG #11 du 26/09.

Du côté de la musique :

"Echos" de Romain Humeau
"American head" de The Flaming Lips
"Grand écran" de Ensemble Triptikh
"Beethoven : op 109, 110, 111" de Fabrizio Chiovetta
"B.O. d'une scène de meurtre" première émission de la saison 2 de Listen In Bed
"Oiseau(x) scratch" de Luc Spencer
"Debussy" de Philippe Bianconi
"Tête Blême" de Pogo Car Crash Control
"XIII" de Quatuor Ardeo
et toujours :
"In and out of the light" de The Apartments
"Chrone EP" de Atrisma
"State of emergency" de Babylon Circus
"Nomadic spirit" de La Caravane Passe
"Règle d'or" de Marie Gold
"Berg, Webern, Schreker" de Orchestre National d'Auvergne & Roberto Forès Veses

Au théâtre :

les nouveautés :
"Le Grand Inquisiteur" au Théâtre national de l'Odéon
"Iphigénie" aux Ateliers Berthier
"Philippe K. ou la flle aux cheveux noirs" au Théâtre de la Tempête
"Le Grand Théâtre de l'épidémie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Crise de nerfs" au Théâtre de l'Atelier
"Le Quai de Ouistreham" au Théâtre 14

"Les Pieds tanqués" au Théâtre 12
"Le nom sur le bout de la langue" au Théâtre de la Huchette
"La Folle et inconvenante Histoire des femmes" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
les reprises :
"Un Vers de Cid" au Théâtre Essaion
"Album de famille" au Studio Hébertot
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"Félix Radu - Les mots s'improsent" au Théâtre des Mathurins
"Contrebrassens" au Studio Hébertot
"Leonard de Vinci, naissance d'un génie" au Studio Hébertot
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec :
"Victor Brauner - Je suis le rêve. Je suis l'inspiration" au Musée d'Art Moderne de Paris
"Alaïa et Balenciaga - Sculpteurs de la forme" à la Fondation Azzedine Alaïa
"Pierre et Gilles - Errances immobiles" à la Galerie Templon
"Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris

Cinéma :

en salle :
"L'Ordre moral" de Mario Barroso
at home :
"Drôles d'oiseaux" de Elise Girard
"Mise à mort du cerf sacré" de Yorgos Lanthimos
"Terror 2000 - Etat d'urgence en Allemagne" de Christoph Schlingensief
"Vers un destin insolite sur les flots bleus de l'été" de Lina Wertmüller
"Ruth et Alex" de Richard Loncraine

Lecture avec :

"Ici finit le monde occidental" de Matthieu Gousseff
"L'heure des spécialistes" de Barbara Zoeke
"Mémoires" du Général von Choltitz
"Porc braisé" de An Yu
"Portraits d'un royaume : Henri III, la noblesse et la Ligue" de Nicolas Le Roux
"Sublime royaume" de Yaa Gyasi

et toujours :
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"De soleil et de sang" de Jérôme Loubry
"Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard"
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"La danse du vilain" de Fiston Mwanza Mujila
"Louis XIV, roi du monde" de Philip Mansel

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