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puce Peter Von Poehl - Marie Modiano
La Cigale  (Paris)  30 mai 2006

Illustre et inconnue. L'affiche de la Cigale, ce soir, était belle comme une Suède mystique et ses suédois mythiques. Paraîtrait même qu'il y en a prénommé Peter Von Poehl, et que son premier album Going to see where tea trees are serait un succès, et que oui je te jure on le verrait même sur France 4 ou dans "A nous Paris" , c'est pour te dire.

C'est pour te dire que ce soir il y avait des bonnes et des mauvaises nouvelles à s'annoncer. Les bonnes ? Peut-être sans doute cet happening en préambule avec ce pianiste, cet organiste talentueux du nom de Charlie O, époustouflant de virtuosité.

L'espace d'un instant on aurait cru voir et entendre Jimmy Smith, et Charlie assurait, vraiment, clope au bec comme les grands. Oui c'est aussi le clavier de Peter Von Poehl, avec l'autre on se demandait s'il était le fils spirituel de Charlie Oleg, la coïncidence serait heureuse ne trouves-tu pas ?

Où est Charlie me demandes tu, ah ah ? Sur www.myspace.com/charlieooo pour l'instant mais quelqu'un m'a dit que l'artiste préparait un album solo…Contre-courant musical quand tu nous tiens….Charlie O distillait le boogie comme personne depuis longtemps à Paris. To be continued.

La mauvaise nouvelle alors ? Marie Modiano, la fragile fille de, qui égrenait ses chansons squelettes comme d'autres tapent la raquette. Oui c'est d'actualité je sais. Le genre de chansons à la Libération, style Télérama ++, la nouvelle scène française et ses apôtres ayant mal au cœur. Cette chanson parle des amours compliqués ? L'auditeur connaît-il des amours simples…Quelle question !.

Marie, corps de poupée, est un peu gonflante, et ses accents british à souhaits et refrains convenus. Que faire, que faire, si ce n'est souffler devant l'ersatz de Cat Power et Pj Harvey, ses gimmicks sans étincelles. On se cache et l'on fume, on empeste ses voisins tous attentifs à ce rock pour fille, s'il faut qualifier la chose.

Les arrangements à la Paul Personne sauvent l'affaire, l'ensemble gentil route 66 Amérique mystique s'avère dur, comme "C'est dur l'amour" (Sic) ou "Honolulu" . Donnez moi T-bone Walker ou JJ Cale par pitié… Joli grain de voix et consensus du public ébahi, je m'efface au bar.

Retour en fanfare dans la Cigale remplie à craquer pour Peter Von Poehl, et son album sensible, tout en cordes lumineuses.

Un rayon de soleil éclairant la salle.

Menu , discret et timide le rayon de soleil qui filtre à travers les cheveux de Peter, accompagné de son groupe.

Quasi-bilingue, le suédois s'excuserait presque dans la langue de Lorie d'être là ce soir, alors qu'il y est acclamé.

Début des hostilités avec "The story of the impossible", seul à l'acoustique et voix haut perchée, voix qui se chauffe dans les aigus. Poils qui se hérissent, et l'humeur romantique se propage dans les rangs, comme un virus.

Et vient "Global Conspiracy" , écrite suite à la rencontre avec un ami paranoïaque qui pensait être sur écoute, et l'on se dit à ce stade qu'il est dur de décrire une ambiance magnifique avec quelques mots fades.

Peter Von Poehl est bien le virtuose annoncé à la guitare, sèche ou électrique, comme sur "A broken skeleton key" ou "Scorpion grass" , joué à la mini guitare, sorte de ukulélé.

"Scorpion grass" s'avère être le single évident, salué par le public comme le "Jumpin' Jack Flash" des Stones. Les cuivres réchauffent un peu plus encore la salle à son comble de l'orgasme, la salle bouge et pleure, les titres s'enchaînent et aucune faute de goût à l'horizon.

Peter, en homme de goût, explique ses chansons, comme "Tooth Fairy", l'histoire d'une fée qui volerait l'argent donné aux enfants lorsqu'ils perdent leurs dents, ou "Little Creatures", l'histoire d'une souris vue en rêve…

L'homme est poète, sensible. Artiste en un mot. Capable de reprendre "Heartbreak Hotel" comme si elle était faite pour lui.

Le temps s'étant perdu en route, Marie Modiano se joint à Peter pour un duo, reprise d'un titre des Righteous Brothers, étonnant moment de pureté et d'intimité, et acclamation du public. Plus un siège de libre, tout le monde en stand-up, et trois rappels pour un artiste en plein envol, dans ses cieux pop mirifiques.

Et l'on repense à Burgalat, qui depuis longtemps déjà, l'avait encouragé à composer et jouer seul... Merci Bertrand merci Peter.

 

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L'interview de Marie Modiano (15 septembre 2008)

En savoir plus :

Le site officiel de Peter Von Poehl

Crédits photos : Didi Abdelwaheb (plus de photos sur Taste of indie)


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# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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