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EP  (Autoproduction)  avril 2004

Dix musiciens, dont un quatuor à cordes et un guitariste grand amateur de tournevis, proposant une musique ample, épique, belle, aux mélodies aussi répétitives qu'élaborées, qu'hantent quelques chœurs incantatoires, nappes mélancoliques et autres saturations rageuses - voilà comment l'on pourrait décrire Mon en quelques mots.

Il est alors certain que les amateurs de ce genre de configuration s'attendraient à retrouver un nouvel avatar des collectivistes montréalais qui ont fait la renommée de Constellation, sous un nom ou l'autre.

Pourtant, malgré ces similitudes structurales, la musique de Mon se démarque clairement de ces illustres références, ne serait-ce que par l'impression de douceur absolue qui se dégage de sa musique et l'insouciante légèreté de ses ballades. Mais il y a surtout quelque chose de personnel - et, certainement, de profondément nouveau – dans la façon qui est la sienne de marier "musique classique" et "rock" pour se porter plus loin : loin de simplement détourner des instruments aussi classiques que le violon, l'alto ou le violoncelle, de leur emprunter leurs sonorités, encore relativement atypiques dans les paysages que savent dessiner guitares, batteries et basses, Mon réussit à jouer une musique qui est à la fois classique et rock, dans laquelle le quatuor à corde n'est pas ravalé au rang d'artifice exotique, d'arme expérimentale ou de curiosité scénique au charme tout féminin. Superposant sans cesse les mélodies, la musique du groupe est foisonnante sans jamais être pompeuse. Fouillées, sans aucune facilité, les compositions, par l'harmonie inattendue de styles et d'inspirations qu'on aurait pu penser contradictoires, ou du moins étrangères, se révèlent d'une variété et d'une inventivité déconcertantes, qui promet de se laisser réécouter, redécouvrir chaque fois, sans jamais devenir lassante.

Car on peut reconnaître à Mon cette rare et estimable qualité, malgré l'impression d'évidence qui se dégage de sa musique : d'être en réalité des plus riches. Si variés, si colorés, si denses sont en effet les titres de ce premier enregistrement que l'on ne sait pas avec certitude de quelle oreille les écouter, et que l'on pourra varier les entrées, revenir plusieurs fois sur ses pas, envisager d'autres accès, pour se rendre compte finalement que c'est précisément cette pluralité d'approches possibles qui en fait tout le charme - suprême jubilation de l'amateur de musique qu'anime une certaine curiosité en même temps que le goût de l'écoute attentive.

L'excellente production de cette première démo, véritable tour de force qui parvient à en restituer admirablement la très grande profusion, est à ce titre pour beaucoup dans le succès de l'envoûtement, et l'on ne saurait que trop le souligner, tant il est malheureusement rare qu'un si jeune groupe (qui n'avait, à l'époque de l'enregistrement, que quelques mois d'existence) ait la chance de pouvoir présenter si bien son travail. Grâce à ces qualités déjà affirmées, ainsi qu'à la très grande cohérence de l'ensemble, on peut facilement se laisser emporter par le beau voyage musical que nous propose Mon, à travers les genres, à travers les humeurs, à travers les ambiances. Et l'on n'a à la fin du parcours qu'un seul regret : qu'il soit déjà achevé. Mais ce regret a surtout le goût de la hâte, celle de pouvoir entendre enfin le premier album du groupe, et de le faire entendre à tous. Que l'on se rassure, car cet album est annoncé pour l'automne 2005, et s'il ne faisait que confirmer tout le bien que l'on pense de cette démo, il devrait devenir indispensable.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique du premier album de Mon

En savoir plus :

Le site officiel de Mon


Cédric Chort         
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# 14 juillet 2019 : Les pieds dans l'eau

C'est l'été, les vacances pour certains, mais cela n'empêche pas de découvrir quelques petites perles musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques... Alors ne perdons pas de temps et découvrons le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...
et toujours :
"Lung bread for daddy" de Du Blonde
"Orgue" de Guero
Hellfest #14 avec No one is innocent, Gojira, Kiss, Cannibal Corpse, Sister of Mercy et pas mal d'autres
"L'envoutante" de L'Envoûtante
"Uncovered Queens of the Stone Age, The lost EP" de Olivier Libaux
"Praeludio" de Patrick Langot
"Carnet de voyage, livre 1 : Beethoven Cras" de Quatuor Midi Minuit
"The twin souls" de The Twins Souls

Au théâtre :

"Glissement de terrain" au Théâtre de la Reine Blanche
"Philippe Chevallier et Bernard Mabille - Chacun son tour" au Théâtre L'Archipel
"De Judas à Manuel Valls" à la Comédie Saint-Michel
"Philippe Fertray - En mode projet" au Théâtre de la Contrescarpe
"Florian Lex - Pas de pitié !" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Nature morte dans un fossé" au Petit Gymnase
"Muriel Lemarquand - Trop forte !" au Théo Théâtre
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
et la chronique des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon

Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle
et dernière ligne droite pour :
"L'Orient des peintres, du rêve à la lumière" au Musée Marmottan-Monet
"Hammershoi - Le Maître de la peinture danoise" au Musée Jacquemart-André
"La Lune - Du voyage réel aux voyages imaginaires" au Grand Palais
"La Collection Emil Bürhle" au Musée Maillol

Cinéma :

"Le Voyage de Marta" de Neus Ballus
et la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"Hitler et la mer" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud
et toujours :
"Entrer dans l'arène en même temps que l'orage" de Danny Denton
"Et tout sera silence" de Michel Moatti
"Je te donne" de Baptiste Beaulieu, Agnèes Ledig, Laurent Seksik, Martin Winckler
"Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat
"Néron" de Catherine Salles

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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