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Bande à part  (PIAS)  juin 2006

Les fans de Ridley Scott et du premier Alien le savent (A ce stade de l'article le lecteur lambda se demande ce que vient foutre Ridley Scott dans une chronique d'album bobo...), c'est lorsqu'on ne voit pas le monstre qu'on a le plus de frissons.

Comprendre par là que les suites données au premier opus, tournées par un autre que Ridley, ne furent que suites infâmes et ridicules. On n'y voyait le monstre sous toutes ses coutures. On avait donc moins peur . La sauce prenait moins facilement. Et les violons devaient être joués plus fort pour surprendre .

Sur un mode de déclinaison musical, ce deuxième album de Nouvelle Vague concocté par Marc Collin et Olivier Libaux ressemble à s'y méprendre à la saga du monstre venu d'ailleurs.

Ici et ailleurs, le concept de covers, reprises dépoussiérées d'anciens tubes d'anciennes chansons, foisonne depuis plusieurs années déjà. Des Tribute to Polnareff par Burgalat au plus récent Ukuyéyé par Mareva Galanter, la mode est au recyclage. Au tri des déchets et du ménage.

Nouvelle vague avait suscité voila trois ans un vrai raz de marée avec ses reprises bossa de titres new-wave. Un vrai coup avec de splendides redécouvertes (d'"In a manner of speaking" des Tuxedomoon à "Love song" de P.I.L.) et une chaleur estival porté par la voix de Camille, entre autres chanteuses guest de cet album à facettes. Camille s'en est allée, le concept a fait des petits, juste nés pour le début de l'été.

La surprise n'est plus de mise pour Bande à part, qui sur la même idée des covers décalées, propose ici des versions réarrangées version samba caribéenne de 1940 aux 70'. Exercice de style autant que de choix, cette deuxième version a le vague à l'âme. Les oreilles entre deux chaises, à hésiter entre les sélections prestigieuses ("Bela Lugosi's dead" de Bauhaus, "Dance with me" des Lords of the new church) et les incongruités dont on se demande ce qu'elles viennent faire ici bas ("Let me go" des East 17).

Si les premières minutes ramènent à la beauté, la fraîcheur, du premier opus, la transpiration et l'agacement viennent vite. Ainsi, "The killing moon" (Org. Echo & the Bunnymen) et "Ever fallen in love" (Org. Buzzcocks) tirent leur épingle du jeu avec l'accordéon en sourdine pour de nouvelles visions de ces standards. Une vue maritime par le hublot de titres punks ou 80' .

Rapidement le mal de mer vient, des "Dancing with myself" en fait, et l'usure des voix qui minaudent se fait sentir. Comme si les kilomètres dévalés en décapotable se ressemblaient de plus en plus, le décor de moins en moins visible, sous le poids de la fatigue. La moulinette samba vire à l'inondation et les percus culbutent à coté de la plaque.

"O pamela" confirme le léger malaise qui s'installe, qui laisse à penser que Nouvelle Vague se déguste champagne à la main, pour reparler de ces fabuleuses 80' ; ambiance cosy lounge et fin de soirée, entre amis cadres supérieurs. Quelques exceptions à la règle bobo, notamment les deux fabuleuses reprises, "Dance with me" des Lords of the new church, taillées pour ce genre musical quand on y pense, avec son piano discret et son accordéon à l'ombre. Et puis, peut-être surtout, "Don't go" de Yazoo, sublimé ici par la voix de Gerald Toto, sensible et haut perché comme le "Horace Andy" de Massive Attack.

Toutes les bonnes choses ont une fin, et celle de Nouvelle Vague s'arrête à la reprise de "Blue Monday", reprise évidente et facile, dénaturée sans sa boite à rythme légendaire. Les voix féminines, justes et belles, le sont trop, justement. Comme s'il suffisait d'insérer le filtre "Nouvelle Vague" pour encenser chaque chanson.

La fraîcheur se perd au large des tropiques, faisant ça et là penser à un cachalot échoué sur le tropique du capricorne. Cette nouvelle mouture pourrait bien prendre la tasse.

Saluons l'initiative et la noirceur conservée de certains titres, comme ce "Bela Lugosi's dead" rentre dedans avec son orgue mortuaire. Pour le reste, les passionnés et amateurs banderont à part .

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Nouvelle Vague
Le Bandcamp de Nouvelle Vague
Le Facebook de Nouvelle Vague


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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