Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Arab Strap
Interview  (Paris)  Avril 2004

Malcolm Middltown a répondu entre 2 dates aux USA à notre petite interview à quelques jours de la sortie de leur nouvel album, Monday at the Hug and Pint.

Quand et comment vous êtes-vous rencontrés ?

Nous avions l'habitude de fréquenter les mêmes pubs quand nous étions adolescents. Dans une petite ville, il n'existe pas beaucoup d'endroits où trainer quand vous aimez la musique qui ne soit pas de la variété, aussi qui se ressemble s'assemble. Je faisais partie d'un groupe punk nommé The Laughing Stock et Aidan réalisait des cassettes pour des amis sous le nom d'Arab Strap. Nous nous sommes rencontrés et tout ce merdier a commencé.

Pourquoi avoir choisi le nom Arab Strap qui se rapporte à un étui maintenant le sexe en érection?. Par désir d'avoir un sexe dur, agressif et résistant ?

Aidan avait acheté un gros godemiché orange sur le web et s'il faisait un achat supplémentaire de £5 minim il avait droit à une vidéo gratuite nommée "naked werewolf lady". Le seul objet à £5 était un arab strap et il a simplement aimé la juxtaposition des deux mots.

Sur votre site web, il y a une photo d'Arab Strap portant le costume écossais traditionnel à Loch Leven. Est-ce important pour vous d'être écossais ? Existe-t-il une ame ecossaise ?

Je pense que notre musique est influencée par l'endroit où nous vivons mais nous ne sommes pas patriotes. L'âme écossaise est pourrie et corrompue. Je préfère avoir une âme ouverte sur le monde.

Sur votre nouvel album, il y a une chanson intitulée Loch Leven. Pourquoi ce lieu revêt-il une telle importance pour vous ?

Aidan y a passé un dernier week end romantique avec une jeune femme avant qu'ils ne se séparent. Cet endroit lui rappelera sans doute toujours des souvenirs.

Quel est l'endroit le plus intéressant en Ecosse que vous recommanderiez ?

A Glasgow, il y a un joli petit pub le "nice 'n' sleazy's" où l'ambiance est bonne et qui passe de la bonne musique.

Sur votre site web, il y a une section inhabituelle, la "Trading" section où on peut télécharger vos lives et quelques raretés. Est-ce une manière de maitriser les bootlegs pirates ou un moyen de rendre les fans encore plus accro a Arab Strap?

Ni l'un ni l'autre. Je ne suis pas favorable aux gens qui telechargent les enregistrements de studios volés mais nos lives doivent être accessibles à chacun.

L'Ecosse et l'Irlande sont considéres comme des pays où il fait bon vivre et boire. Qu'en pensez-vous ? La bière et le whisky sont-ils toujours les meilleurs boissons ?

Ces deux pays ont un passé commun de défaites et de crève coeur qui ont évolué en une "pub culture". C'est bien mais cela peut être un piège pour beaucoup de gens .
Il est nécessaire de mettre les enfants en garde à ce sujet dans les écoles, mais il n'y a peut être pas beaucoup de solutions et les gens aiment boire....

Buvez-vous toujours de la Stella Artois avec un peu de Tia Maria?

Qui a dit cela ? Moi ? Ca doit être très vieux. Aujourd'hui, je bois du Johnny Walker accompagné de Stella Artois.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur le fait d'avoir réintégrer votre premier label de Glasgow Chemikal Underground après votre passage au label Go Beat?

Go Beat était un essai. Notre contrat avec Chemikal s'arrêtait après notre album Philophobia et Go Beat nous a offert un contrat inimaginable sur le plan financier. Nous étions jeunes et nous aurions été stupides de ne pas saisir cette opportunité . Notre musique n'est pas réellement adaptée à la politique d'une major et ils ont essayé en vain de modifier notre ligne de conduite. Le plus stupéfiant est que Chemikal ait accepté de nous reprendre.

Les labels sont à la recherche de tubes pour faire de l'argent et vous comme quelques autres groupes voulez faire de l'art et avoir un peu d'argent pour vivre. Pensez-vous que vous pouvez être libre dans ce contexte ?

Yeah, nous sommes libres. Je passe six mois par an en studio et en tournée et les autre six mois à me reposer et à écrire. Nous gardons la totale maîtrise de ce que nous réalisons y compris la pochette et la publicité.

Pourquoi avez-vous accepté qu'une de vos premières chansons intitulée "The First Big Weekend" devienne une musique publicitaire pour Guinness ?

Nous débutions, nous étions jeunes et désargentés. Cette chanson était vieille d'un an déjà et n'était plus d'actualité pour nous. Arab Strap aime passer des moments agréables. Nous avions besoin d'argent pour prendre un peu de bon temps et nous amuser. Je pense que les trois semaines suivantes ont été les meilleures de notre vie...

Quels sont vos influences musicales ? Quelle musique écoutez-vous ?

Nous écoutons tout un tas de trucs, Neil Young, Songs Ohia, Nick Cave, Celine Dion, Iggy Pop, Ted Hawkins, David Pajo, The Notwist, Bob Dylan, Sophia......

Comment composez-vous vos chansons ?

Nous travaillons séparément. Aidan écrit les textes et moi la musique. Puis nous allons au studio pour commencer l'enregistrement de la partie musicale. A la fin de l'enregistrement, Aidan choisit les textes qu'il pense adéquates avec la musique. Généralement, je ne connais jamais les sujets des chansons avant ce moment là.

Les thèmes des chansons concernent toujours les évènements de la vie(les hauts et les bas, amour et haine...). Vos chansons racontent les évènements qui affectent votre vie. La musique est-elle une thérapie ou êtes-vous seulement exhibitonnistes ?

Ni l'un ni l'autre. J'aime la musique mais je déteste jouer en public. C'est juste faire quelque chose ensemble, Aidan et moi, faire des chansonnettes. Je suppose que j'en ai besoin sinon j'aurais arrêté depuis longtemps. La satisfaction vient de la réalisation d'une chanson et c'est un moment fugace. Trois minutes après, je dois enregistrer à nouveau.

Les uns disent qu'Arab Strap sont de vrais troubadours qui racontent les aventures qu'ils vivent. D'autres parlent de nouveau misérabilisme ou de mal être celte. Enfin, certains parlent de souvenirs sans regret d'une jeunesse sous l'emprise de l'alcool, de l'ectasy et de bile. Quelle est votre réponse ?

Pas de réponse. Nous n'attachons pas une grande importance aux commentaires et ceux qui inventent des mythes ont une grande propension à se tromper. Je suppose que le journalisme fait partie du rock and roll mais n'a vraiment rien à voir avec la musique que nous faisons quand nous enregistrons. Nous sommes juste des gars ordinaires qui jouent de la musique.

Que pensez-vous des comparisons avec d'autres groupes comme Joy Division et Radiohead ?

Je ne vois pas vraiement les similitudes. Ian Curtis était un homme pertubé, Aidan est toujours joyeux. Radiohead est fantastique, nous voudrions bien leur être comparés mais nous ne pouvons l'accepter.

Y a-t-il une différence entre Arab strap et Aidan et Malcolm dans la vie ?

Pas du tout. Arab Strap c'est nous.

Lors des interviews, vous tenez des propos ironiques sur les groupes de rock indé. Pourquoi ? Et pourquoi avez-vous accepté de travaillé sur le projet The Reindeer section avec Mogwai et Belle et Sebastian, projet qui ressemble à un super groupe regroupant le meilleur de l'Ecosse comme une équipe nationale de football ?

Je ne pense pas être ironique . Les réponses de ce genre datent sans doute de l'époque où j'étais jeune, stupide et éméché. Personnellement, j'ai accepté de collaborer à The Reindeer section car on me proposait £75 par chanson et parce que je n'avais rien de mieux à faire ce jour là.

Le titre Philophobia vient du guide de la vie de Bart Simpson et The red thread d'un manga. Ce sont vos lectures favorites ?

Non

D'où vient le titre de votre nouvel album ?

The hug and pint est un pub imaginaire qui existe dans nos têtes. C'est l'endroit d'où nous venons et où chacun connaît nos noms.

Dans votre dernier album, il y a une chanson qui porte le même titre "the week never starts round here" qu'une chanson figurant sur votre premier album. Quelle en est la signification ?

J'ai écris cette chanson pour Aidan après qu'il m'ait envoyé un texto à 5 heures du matin quand il était la tête dans le sac, juste un petit souvenir...

Après les troubles amoureux, le sens de la vie, l'intimité, quel est le thème retenu pour votre dernier album?

Le thème c'est la joie. Etre prêt à affronter le pire mais s'amuser tant que c'est possible. Il faut prendre les choses avec le sourire.

Vous avez une réputation de concerts plutôt déjantés. Aimez-vous jouer en live et particper à des festivals ? Pourquoi avoir réalisé un album à partir d'un live ?

Et Bien, nous avions l'habitude de faire des live pourris mais plus maintenant. Après avoir eu de mauvaises critiques, au début de notre carrière on était ivres et on avait un son de merde, nous avons changé et réalisé qu'être sur scène n'était pas compatible avec la boisson et nous n'avons pas continué dans cette voie.

Nous avons réalisé un album live pour mémoriser la musique de ce moment. Je me souviens d'un article dans une revue qui critiquait la sobriété et le manque de spontanéité de notre prestation. La vérité est que nous étions sobres et spontanés.

Vous avez tous les deux réalisé des albums en solo. Etait-ce une nécessité ? Quelles sont les différences entre ces solos et la groupe Arab Strap ?

Ces réalisations revêtent la même importance. J'ai toujours composé de la musique en solo en parallèle avec celle écrite avec Aidan. Mes compositions solo me ressemblent vraiment. Avec Aidan, notre musique résulte d'une chimie qui résulte de notre travail en commun et qui ne peut pas intervenir quand nous ne sommes pas ensemble : une symbiose particulière.

Quelle évolution envisagez-vous pour votre musique ?

Je n'en ai aucune idée. C'est toujours une découverte, mais c'est toujours Arab Strap.

Quelle est votre meilleure chanson et pourquoi ?

Ummm, je ne sais pas. Mais j'ai toujours eu un faible pour "Scenery" qui figure dans l'album The red thread. Nous avons pris du plaisir à l'écrire par un merveilleux jour d'été, passé la plupart du temps à boire dans un pub.

A part la musique, quel est votre passe-temps favori ?

La musique envahit toute ma vie et je ne dispose pas vraiment de temps pour autre chose. J'aurais peut être besoin de trouver quelque chose bientôt...

Si vous deviez caractériser votre musique en trois mots, quels seraient-ils ?

Réconfort, aube. bois (wood).

Quand venez-vous à Paris ?

Nous espérons jouer sur une péniche amarrée à la Seine dans quelques mois..

Etes vous des hommes heureux ?

Yeah, mais le bonheur est relatif

PS : Est-il exact que vous n'aimez pas les interviews ?

On court pas après.


 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Monday at the hug and pint de Arab Strap
La chronique de l'album The Last Romance de Arab Strap
Arab Strap parmi une sélection de singles (décembre 2006)
La chronique de l'album Ten years of tears de Arab Strap
Arab Strap en concert à La Guinguette pirate (25 et 26 juillet 2003)
Arab Strap en concert au Festival La Route du Rock #27 (édition 2017)
L'interview de Arab Strap (27 juillet 2003)
L'interview de Aidan Moffat - Arab Strap (3 octobre 2005)


David         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 15 septembre 2019 : Life in Vain

Cette semaine Daniel Johnston nous a quitté, mais aussi Philippe Pascal de Marquis de Sade. Merci à eux pour tout ce qu'ils ont apporté à la musique mondiale pour l'un et hexagonale pour l'autre.
Pour ce qui est du reste de l'actualité culturelle de la semaine, c'est parti pour le sommaire :

Du côté de la musique :

"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold
et toujours :
"L'horizon" de Manu
"Twelve nudes" de Ezra Furman
"Spleen 1" de Fleur du Mal, chronique assortie d'un entretien
Rencontre avec Le Flegmatic autour de son nouvel album "Ruine nouvelles" Le Flegmatic
"Echoplain Ep" de Echoplain
"Michel on my mind - Tribute to Michel Petrucciani" de Laurent Coulondre

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Pompiers" au Théâtre du Rond-Point
"La Vie de Galilée" à La Scala
"Suite française" au Théâtre La Bruyère
"The ways she dies" au Théâtre de la Bastille
"La Fin de l'Homme rouge" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Pour un oui ou pour un non" à la Manufacture des Abbesses
"Louise au parapluie" au Théâtre du Petit Gymnase
"La Réunification des deux Corées" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Ecoutez leur silence" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Les Naufragés" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Vive Bouchon !" au Théâtre du Splendid
"Marie-Antoinette" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Tempête en juin" au Théâtre La Bruyère
"Aux rats des paquerettes" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Pas vue, Ni connue" au Théâtre Essaion
des reprises
"L'homme à tête de chou" au Théâtre du Rond-Point
"Fables" au Studio Hébertot
"Le Défunt" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Dom Juan ou les limbes de la mémoire" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Une leçon d'Histoire de France - De l'An mil à Jeanne d'Arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France - De 1515 au Roi-Soleil " au Théâtre de Poche-Montparnasse
"L'Ingénu" au Théâtre Le Lucernaire
"Karine Dubernet - Souris pas !" au Point Virgule
"Sandra Colombo - Instagrammable et cervelée" à la Comédie des Trois Bornes
"Marion Mezadorian - Pépites" à la Nouvelle Seine
"Carla Bianchi -Migrando" à la Nouvelle Seine
"Giorgia Sinicorni - Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Le Monde selon Roger Ballen" à la Halle Saint-Pierre

Cinéma avec :

"Les Fleurs amères" de Olivier Meys
Oldies but Goodies avec "Les Idoles" de Marc'O
et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits
et toujours :
"Autoportrait d'une vie heureuse" de Ingo Schulze
"Conversations entre amis" de Sally Rooney
"Le dernier grenadier du monde" de Bakhtiar Ali
"Le siècle des dictateurs" Sous la direction d'Olivier Guez
"Les opérations extraordinaires de la seconde guerre mondiale" de Claude Quétel
"Les réfugiés" de Viet Thanh Nguyen

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=