Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Bless
Interview  (Paris)  5 juillet 2006

Au rayon des chanteuses trentenaires, voici une nouvelle venue, Bless, qui sort son premier album éponyme.

Un album sur mesure pour sa voix légère et douce qui joue sur l'intime et l'autofiction.

On glose déjà sur votre nom de scène. Alors pourquoi "Bless" ?

Bless : Mon prénom est Bénédicte qui veut dire "bénie des dieux" en latin et qui donne "bless" en anglais.

Dixit la bio, il y a eu le théâtre, la sculpture. Et la musique maintenant ou depuis toujours ?

Bless : J'ai commencé tout vers 18 ans et simultanément. A un moment donné, je faisais davantage de théâtre parce que cela me faisait gagner ma vie, puis j'ai fait de la sculpture pour la même raison mais j'ai toujours fait parallèlement de la musique. Dans ce domaine, comme je suis autodidacte et que je fais tout moi-même cela a pris un certain temps pour croître jusqu'au moment où j'ai lâché tout le reste pour me consacrer à la musique.

Donc tout dépendait en fait d'un critère économique ?

Bless : Mon attirance pour le domaine artistique m'a amené à m'y consacrer mais ensuite j'ai effectivement poursuivi plus dans une voie que l'autre pour des raisons financières. Mais cela m'amusait aussi.

Et la musique est une affaire de circonstances ?

Bless : A force de m'atteler au travail, j'ai accéléré le mouvement jusqu'il y a 4 ans quand j'ai appris à faire des arrangements. Le déclic a eu lieu à l'occasion d'une pièce de théâtre pour laquelle j'ai adapté un poème en chanson. Donc j'ai ensuite commencé à écrire des chansons et cela de manière exponentielle.

Faire tout soi-même est une position de principe ?

Bless : Au départ, je faisais les textes et les mélodies vocales. Puis, j'ai écrit des arrangements. Car à cette époque il n'y avait personne pour les faire à ma place donc j'ai appris. J'y ai pris goût et maintenant je préfère le faire seule.

A l'image de la pochette, "la robe en prose" qui figure d'ailleurs dans le texte d'une de vos chansons, "La raison pure", cet album est du tricoté main, du sur mesure autobiographique ?

Bless : Ce sont des textes en forme de miroirs multiples.

Cela implique-t-il une part d'impudeur ?

Bless : C'est difficile de parler d'impudeur puisqu'on ne peut parler que de soi qui est la personne que l'on connaît le mieux. Tout ce qu'on vit est en soi également car ce sont nos propres émotions qui interprètent ce qui nous arrive.

Dans les chansons j'aborde des thèmes qui ont été suffisamment digérés pour que j'arrive à les déformer ou leur donner une couleur particulière. Ce sont davantage des labyrinthes qu'un autoportrait explicite. Différentes parcelles de moi sont disséminées dans les chansons.

Il y a un phénomène de catharsis comme dans la chanson "Le buvard"

Bless : Oui.

Votre album comporte 1/3 de titres en anglais : un choix stratégique ou incontournable ?

Bless : En fait, j'ai commencé par l'anglais à l'occasion de la pièce que j'évoquais auparavant. Je suis venue au français ensuite. Cela ne résulte pas d'un choix stratégique mais ma culture musicale est plutôt anglo-saxonne . Donc j'étais naturellement portée à écrire en anglais. Mais par ailleurs, l'anglais est une langue que je ne maîtrise pas donc cela me limitait au niveau de l'écriture. J'écrivais des choses très simples qu'un enfant peut comprendre. Le français me permet une expression plus riche au niveau du vocabulaire.

Quelle est cette culture musicale anglo-saxonne ?

Bless : C'est très hétéroclite. A un moment j »écoutais du rap américain comme Blackseep, Pharcyde puis j'ai dérapé vers les Beastie Boys, ensuite le rock, mais des choses assez immondes que j'écoutais à l'époque où je sortais en boîte. Il y a eu les Velvet, les Beatles, dont j'adore l'album "Blanc" que j'ai découvert assez tard.

Plus récemment, j'ai découvert Elliot Smith, Violent femmes. J'ai aussi beaucoup écouté Nina Simone, Janice Joplin. En français, il y a eu une période où j'écoutais la chanson à texte de Brel, Barbara, Gainsbourg période sixties.

L'album se situe dans un registre pop et pourtant il y a deux titres dont "Dusty dirty duty" qui sonne plutôt rock. Quelle a été la ligne musicale directrice de cet album ?

Bless : Je n'ai jamais appris la musique par référence à des groupes mais en apprenant à faire des arrangements pour mes chansons. Et comme je n'ai pas de culture homogène, je ne suis pas imprégnée d'un registre musical particulier. Je ne reproduis pas. Pour "Dusty dirty duty" c'est un peu particulier car Rubin Steiner qui a fait une compil "Travaux publics" pour laquelle il a sollicité diverses personnes en leur envoyant une charte avec un thème. L'un de ces thèmes était punk garage et j'ai fait ce morceau pour cette compil.

Dans votre album figure un clip "Le plaisir" qui est très singulier. Qui a fait le c hoix de la thématique visuelle ?

Bless : L'univers du clip est celui de la réalisatrice Delphine Gleize. Ce qui m'intéresse dans ce qu'elle a fait est la transposition de ce que j'avais écrit dans son propre univers. Pour cette chanson, j'utilise un vocabulaire qui se réfère plutôt à la danse et à la sexualité et elle a trouvé d'autres images pour revenir à mon texte.

Dans la chanson, il est question de sexualité de plaisir qui n'est pas si facile à atteindre et elle se trouve en face d'un garçon qui est démuni.

Il est plus que démuni : passif puisque malade, immobilisé voir inconscient.

Bless : Je trouve cela amusant d'autant qu'elle a un univers particulièrement riche ce qui fait que cela change des clips ordinaires. Et la petite fille que l'on voit dans le clip est ma fille.

Allez-vous défende cet album sur scène ?

Bless : C'est déjà le cas puisque nous l'avons déjà fait. Pour le moment, cela reste de petites dates, des plateaux, des télés, des premières parties mais d'autres date sont prévues pour la rentrée notamment 2 dates à la Boule Noire , une black ou white session de Bernard Lenoir. Cela se met progressivement en place. Au niveau de la promotion, il y au également une diffusion des extraits de mes chansons dans les cinémas MK2 avec la présentation de la pochette.

Cela donne quoi Bless en live ?

Bless : C'est bien ! (rires).

Comment se décline en live un album comme le vôtre qui est plutôt intimiste ?

Bless : Cela prend une tournure plus rock avec la batterie.La difficulté réside dans la transmission de l'émotion pour les textes qui sont très doux. Mais cela se passe plutôt bien.

Vous n'avez pas une voix de ténor ou de soprano. Votre voix est naturellement ainsi ou la rendez vous davantage atone pour coller à l'ambiance des chansons ?

Bless : Ma voix pousse davantage sur scène bien sûr. Ce qui m'intéresse c'est de traduire l'émotion des textes avec la voix. Ce qui ne marche pas dans la projection à mort. Sinon cela devient du chant et éloigne du propos raconté. Mon but n'est pas de faire des vocalises.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album eponyme de Bless
Bless en concert au Festival Europavox 2017 - Vendredi 30 juin
Oldies : The red crayola - God bless the Red Crayola and all who sail with it

En savoir plus :

Le site officiel de Bless

Crédits photos : David (plus de photos sur Taste of indie)


MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 14 Avril 2019 : 365 jours par an

Ce week end c'était le Disquaire Day, l'occasion de rappeler que vos disquaires, comme vos libraires ont une santé fragile et qu'il est important de les soutenir tout au long de l'année. Alors allez acheter vos disques et vos livres dans vos commerces de proximités, leurs bons conseils valent mieux que les frais de port offerts.

Du côté de la musique :

"A thousand voices" de Yules
"Dernier voyage" de Accident
"Avancer" de Tarsius
"Partitions" de Orouni
"Sola" de Dziedot Dzimu, Dziedot Augu
Laurent Montagne en interview, autour de "Souviens-toi" à retrouver pour une session acoustique de 4 titres
"Homme demain" de Monsieur et tout un Orchestre
Rencontre avec Le Bal des Enragés
"Free" de In Volt
"Macadam animal" de Guillo
"Replica" de Cassia
et toujours :
"Soleil, soleil bleu" de Baptiste W. Hamon
"Whoosh !" de The Stroppies
"Vonal Axis" de Steeple Remove
"Moderniste" de Les Vents Français
"Requiem" de AqME
"Hand it over" de Hat Fitz & Cara
"François Couperin : Concerts royaux" de Christophe Rousset & Les Talens Lyriques
"Journey around the truth" de Andy Emler & David Liebman
A l'occasion du concert de Novatom et des Sheriff à Montbrison nous les avons rencontré :Interview de Novatom,Interview des Sheriff
"Ce qui nous lie" de Mes Souliers sont rouges

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"JR" à la Grande Halle de La Villette
"Je suis Fassbinder" au Théâtre du Rond-Point
"Dieu habite Dusseldorf" au Théâtre Le Lucernaire
"L'Amour en toutes lettres" au Théâtre de Belleville
"Cinq ans d'âge" au Théâtre Essaion
"Tchekhov à la folie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Célébration" au Théâtre de Belleville
"Lewis Furey - Haunted by Brahms" au Théâtre du Rond-Point
"Close"
"Into the little hill" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
des reprises:
"Matka" au Théâtre-Laboratoire Elizabeth Czerzuk
"La petite fille de Monsieur Lihn" au Théâtre de l'Epée de Bois
"L'Autre fille" au Studio Hébertot
"Voyage au bout de la nuit" au Théâtre Tristan Bernard
"Laura Laune - Le diable est une gentille petite fille" au Trianon
"Gainsbourg For ever" au Théâtre Essaion
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en avril

Expositions avec :

"Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma avec :

les nouveautés de la semaine :
"Seule à mon mariage" de Marta Bergman
Oldies but goodies avec"Paris qui dort" de René Clair dans le cadre de sa rétrospective à la Cinémathèque française
et la chronique des autres sorties d'avril

Lecture avec :

"Vindicta" de Cédric Sire
"Mujurushi, le signe des rêves, Vol. 1 & 2" de Naoki Urasawa
"La guerre des autres, rumeurs sur Beyrouth" de Bernard Boulad, Paul Boan, Gael Henry
"Je ne sais rien d'elle" de Philippe Mezescaze
"En lieu sûr" de Ryan Gattis
"Deux femmes" de Song Aram
"3 minutes " de Anders Roslund & Borge Hellstrom
"1793" de Niklas Natt Och Dag
et toujours :
"Barracoon" / "Article 36" de Zora Neale Hurston / Henri Vernet
"C'est aujourd'hui que je vous aime" de François Morel & Pascal Rabaté
"Ce que cela coûte" de Wilfred Charles Heinz
"L'enquête Hongroise, le tour du monde 1" / "Vous êtes de la famille ?" de Bernard Guetta / François Guillaume Lorrain
"La cartographie des Indes boréales" de Olivier Truc
"La guerre des scientifiques" de Jean Charles Foucrier
"Mémoire brisée" de E.O. Chirovici
"Parasite" de Sylvain Forge

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=