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One Day it will please us to remember even this  (Roadrunner)  juillet 2006

Titre à rallonge pour un groupe mythique et éphémère. One Day it will please us to remember even this n'est que le troisième album des poupées de NY en 35 ans, une dizaine de mots qui en disent long sur la disette des 80' farineuses, des brushings décrépis et l'énergie enfin retrouvée pour ce troisième effort.

Retour du glam et fiscalité pressante oblige, David Johansen et Sylvain Sylvain remettent le couvert pour le désormais classique come-back de la cinquantaine. Que reste-t-il des Looking for a kiss et Pills une fois la méthadone ingurgitée, les morts enterrés (Johnny Thunder, RIP), le nouveau millénaire déjà bien entamé ?

Des titres marshmallows guimauvés en forme d'apothéose dès le premier titre, le clinquant "We're all in love" en platform boots fushias avec son intro moderne à la Strokes, l'harmonica rugissant comme le retraité sans sa pension.

Les New York Dolls sont de retour, toutes guitares dehors, avec des gimmicks agréablement écoutables, une fois le filtre "groupe culte de toute une génération" ôté du cerveau. David Johansen y parle de ses amours, des sorties d'écolières, de liquides innommables et de foulards abracadabrantesques.

Peu importe le thème, l'énergie des Dolls reste intacte sur ce premier titre, sûrement plus percutant que la réécoute des anciens titres. Moins datés peut-être. Le Glam Bolan renaît c'est certain sur le fusionnel "Runnin Around" enroulé dans son piano de bar, comme si les Stones n'avaient jamais franchis la limite de Beggars Banquet, comme si Mick Jagger n'avait jamais enfilé de survêtement roses au Budokan.

Chœurs angéliques et guitare dévastatrice, One Day it will please us to remember even this, c'est également – surtout - le retour aux affaires de Sylvain, avec ces solos si prévisibles, terriblement sataniques et malsains, comme sur le très hippie hippie shake "Dance like a monkey", avec la voix diablement sous-mixée, comme pour laisser place au groupe, faire de la place dans la boutique pour le groupe rafistolé. Peut-être également préserver l'auditeur des pertes d'octaves de Dave.

A bout de souffle, non. Les refrains tue-mouche collent aux Dolls, surtout quand ils évitent la parodie ballade à sentiments mièvres ("Plenty of music", "Maimed happiness") foutrement ennuyeux pour un groupe Glam. "Des bas et des cigarettes", voila ce que chante Johansen en 2006, un brin démago pour un plus très jeune rocker, toujours sur la brèche des perversions. Mais qui durerait moins longtemps. "I ain't go nothin" se réveille, et subitement Dave sonne comme un Van Morrison, ou Keith Richards, on ne sait pas trop.

Les Dolls, au bout du compte, sont des usurpateurs géniaux, ayant piqué les plans de moult Stones, Yardbirds, Led Zep et T-Rex, en y apportant l'attitude des 70' , un brin de blues par ci et un soupçon de boogie sous la jupe. Des copieux géniaux, and so…who cares ?

One Day it will please us to remember even this. Un album en forme de portfolio souvenirs pour les petits enfants qui un jour auront oublié que le rock se pratiquait jadis cigare au bec et mascara sur le faciès.

 

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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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