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Conférence de presse  (Festival de Dour 2003)  juillet 2003

Black Dice n'est pas du genre à faire la couverture du NME aux côtés de The Rapture ou Yeah Yeah Yeahs. Certes le groupe est new-Yorkais (qualité à la mode), jeune (23 ans en moyenne). Cependant, ce groupe n'a pas dégoté LE single rock tubesque prêt à être bombardé sur Le mouv'. Quatuor de musique expérimentale, proche de Jackie O'Motherfucker ou de Godspeed You! Black Emperor, voilà des références qui rassurent. Autant le cd s'avère inaudible après trois pistes consécutives, autant leur prestations scéniques sont époustouflantes : atmosphériques, psychédéliques. Après un show remarqué au festival de Dour, le groupe répond à nos questions.

Vous êtes connus en live surtout par vos set d’un seul morceau, tenant en haleine le public. Pourquoi vouloir délaisser le format chanson ?

En fait, nous jouons trois morceaux sur scène. Je ne crois pas qu’il existe un format « chanson » prédéfini, dogmatique, avec des règles disant : trois minute trente, couplet, refrain. Pour nous les morceaux que nous jouons sont des chansons. Mais c’est vrai, pour le public, ils sont déroutants, car notre façon de voir nos chansons est singulière.

Sur scène, le public peut être amené à penser que vos show sont de la pure improvisation, ce qui pourrait dévaloriser votre travail.

Oui c’est vrai. Mais chaque concert est issu d’un long travail. Rien n’est fait au hasard. Enfin, si, les transitions sont de l’impro. En fait, on qualifie notre musique d’expérimental, et les gens pensent que du coup nous expérimentons tout le temps. C’est faut, improvisation et expérimentation ne sont pas synonymes, un peu comme un type dans un laboratoire, il essaye des trucs, mais il sait parfaitement ce qu’il fait, et anticipe le résultat. Nous en studio, nous expérimentons des sons, les uns avec les autres. Des fois ça colle, d’autres fois l’expérimentation n’est pas concluante.

En fait quand vous regardez bien sur scène, on peut facilement constater que nous n’improvisons pas. A aucun moment l’un de nous ne se détache de son instrument, ne lève la tête attendant un signe de l’autre. C’est l’oreille qui fait tout. Le signe est auditif.

Comment fonctionnez-vous dans le processus de création des morceaux ?

Oh, un peu comme tous les groupes, chacun arrive avec un son et dit : « c’est pas mal ce son, on pourrait l’intégrer dans tel morceau… ». Mais cela nous arrive aussi de créer ensemble. A la différence des groupes pop, nous ne discutons jamais avant un morceau de la direction qu’il pourrait prendre. Nous laissons nos sentiments dominer nos machines, la relation est directe, elle n’a pas besoin d’intermédiaire.

Quels sont les influences de Black Dice ? La presse vous compare à Jackie O’motherfucker, à Godspeed you ! Black emperor, et cite volontiers Can, Sonic Youth…

Nous ne parlons jamais musique quand nous écrivons des morceaux. Personne n’arrive avec un disque et dit « j’ai écouté ça, je voudrais vous le faire découvrir, je crois que ça pourrait nous intéresser pour le morceau que nous sommes en train d’écrire ». Nous essayons de faire notre musique.

La ville de New-York, son enfermement, sa moiteur, semble vous avoir influencé…

Nous croyons en la providence. Ailleurs nous aurions été un autre groupe… Nous somme new-yorkais, et cela a un sens. D’ailleurs, nous évoluons même au grè de nos lieux d’enregistrement à New-York. L'album a mûri dans trois lieux différents, et cela se ressent dans les morceaux. Nos idées sont influencées de toute façon par l’atmosphère ambiante, qui modifie la façon dont nous jouons, plus ou moins agressive, des chansons plus ou moins courtes…

Quels sont vos projets ?

Nous avons déjà commencé ce mois-ci à enregistrer le nouvel album. Un single avec face-B (extrait d’une B.O.) va sortir sur DFA en août. Nous voulons enregistrer vite car nous évoluons vite. Si on a une chanson avec tel instrument, il n’est pas certain que nous jouions de ce même instrument le mois suivant.

Pourquoi avoir signé chez DFA qui n’évolue pas dans le même univers musical que vous, contrairement à votre label européen, Fat Cat, plus porté sur la musique expérimentale ?

Nous avons décidé de travailler avec DFA parce que nous sommes devenus amis avec le staff. Au départ, c’est donc une question d’opportunité. Mais cela serait à la fois trop facile et trop naïf. En fait, DFA en nous supportant a montré une rare ambition, et en discutant avec eux nous avons compris que leurs objectifs étaient semblables aux nôtres. Ils ont une idée forte de la musique. Par ailleurs, quand nous avons signé avec DFA, personne ne parlait comme eux de notre musique, et personne n’avait la même idée de la manière dont devait être tenu un label. C’est ce qui nous a plu. De même chez Fat Cat, ces gens sont supers.

 

Xavier         
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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
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"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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