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Interview  (Paris)  12 juillet 2006

Nom : Galenter
Prénom : Mareva
C.V. : Miss Tahiti 1998, Miss France 1999, animatrice de télévision, mannequin, comédienne.
Actualité : l'album "Yukuyéyé"

Mareva Galanter s'essaie à la chanson en revisitant les chansons de la période "Salut les copains" à la lumière du yukulélé. Peut être une jolie manière de tourner la page sur son enfance tahitienne.

Elle est pleine de charme et dès la première question, elle nous raconte son histoire. Une belle histoire…

"Yukuyéyé" est un caprice, une envie, une opportunité, un coup marketing ?

Mareva Galanter : C'est une envie. Et surtout au départ, une idée conceptuelle que j'ai eue. J'ai pris des cours de théâtre et de comédie et je trouvais le chant indissociable et complémentaire de cette formation. Donc, il y a 3 ans, j'ai commencé à prendre des cours de chant. Et en chantant, je me suis découverte en ce sens que, bien qu'ayant commencé à travailler à 14 ans et fait plein de métiers différents, le chant me faisait découvrir quelque chose de nouveau en moi et me faisait éprouver énormément d'émotions et du plaisir.

Je me suis alors dit : "Pourquoi pas chanter?". Seulement je n'écris pas de chansons. Donc j'ai eu cette idée de reprendre des chansons des années 60 avec du yukulélé, qui est un instrument avec lequel j'ai grandi lors de mon enfance à Tahiti et dont toute ma famille joue. Pour ma part, je n'en joue pas très bien mais j'apprends. Le yukulélé est l'instrument de la joie et de la bonne humeur et les années 60 parce que je trouvais j'adorais cette période là même si je n'appartiens pas à cette génération. J'en connaissais les chansons mythiques et les icônes qu'étaient par exemple Françoise Hardy ou Brigitte Bardot.

Je trouvais dans ces années-là quelque chose d'assez proche de celles mon enfance à Tahiti, l'insouciance, la légèreté, la fraîcheur, la spontanéité. Je mets cela en avant même si on sait bien que les années 60 ce n'est pas que cela notamment avec le rock'n'roll, la drogue etc… C'était cependant caractéristique du début des années 60 et cela me plaît. Les paroles des chansons sont ludiques et simples.

Quels ont été les critères de choix des chansons ?

Mareva Galanter : Je ne voulais pas tomber dans la nostalgie des années 60 donc j'ai fait un choix très personnel qui consiste en des chansons très connues et que je connaissais , comme "Le temps de l'amour" ou "La madrague" car la plage abandonnée coquillages et crustacés c'est moi, et puis des chansons plus alternatives moins connues du grand public comme "Pourquoi pas moi ?" de Jacqueline Taieb que j'avais découverte sur une compil des Inrocks d'il y a 7 ans. Je l'avais trouvé géniale et le ton des paroles et leur insolence me correspondent bien. Je m'y retrouvais.

Quand je reprends "Les cornichons" de Nino Ferrer, que je trouve tellement ludique et drôle, dans une époque comme la nôtre, chanter les cornichons, le pain, la moutarde, on dirait une liste de courses. Quand je reprends "L'hôtesse de l'air" de Jacques Dutronc c'est parce que cette chanson est sublime en soi bien sûr mais aussi parce que mes copines d'adolescence voulaient toutes être hôtesses de l'air à Tahiti comme moyen de partir sans payer un billet d'avion.

J'ai construit ce choix de chansons à partir de mon histoire pour m'approprier chaque chanson. Quant à la musique, je ne voulais pas de la nostalgie mais un son moderne, non seulement avec le yukulélé qui est assez improbable appliqué aux années 60, mais je voulais recréer quelque chose de rock et pop sur certains morceaux et de complètement planant sur d'autres.

Les deux paradoxes de ces deux sons me correspondent et correspondent à mon caractère. C'est album me ressemble et il ne s'agit pas d'un caprice.

Les paroles de cette chanson sont très provocatrices mais les reprenez-vous à votre compte en sorte de pied de nez à de futures détracteurs qui diront que vous êtes la énième mannequin, miss, ou personnalité people qui s'essaie à la chanson ?

Mareva Galanter : Je l'ai reprise car je la trouvai générationnelle. Bien qu'écrite en 1963 elle s'inscrit complètement dans la tendance actuelle où chacun se dit "Pourquoi pas moi ?". J'aime bien ce côté naïf du personnage qui rêve de gloire et en même temps sa lucidité quand elle dit qu'il faut connaître des grands manitous.

Je n'ai pas de détracteur car cet album reçoit un bel accueil et je pense que malgré l'image que les gens peuvent avoir de moi ils prennent le temps d'écouter l'album. Ce qui est réconfortant et plaisant. Après l'avoir écouté si on ne l'aime pas je suis d'accord.

La chanson "Pourquoi pas moi?" a donné lieu à un clip qui est dans l'esprit "Dim Dam Dom" alors que la photo de la pochette de l'album est plus glamour. Là encore c'est Mareva déclinée de deux manières différentes ?

Mareva Galanter : Oui. Je ne voulais pas tomber dans un cliché des années 60. Pour la pochette de l'album j'ai choisi deux jeunes photographes argentins Sofia Sanchez & Mauro Mongiello qui créent un univers à partir de l'objet ou du sujet photographié. Quand j'ai émis ce souhait on m'a dit que j'étais folle car ce sont des mégastars de la photo de mode.

Et ils ont accepté quand ils ont écouté l'album. Ils ont sorti quelque chose de moi de manière intemporelle. Pour le clip dans le Palais Bulles de Pierre Cardin à Cannes nous avons recrée l'univers des années 60 avec des petites robes vintage.

Votre site internet est également très amusant, très coloré et ludique.

Mareva Galanter : Oui. Cela me correspond comme ce premier album qui est mon premier projet et dont je suis fère. Il me ressemble et je n'ai rien laissé au hasard. C'était une manière de dire voilà qui je suis et ce que j'aime. Comment dire et ne pas dire les choses.

Dans cet album, il n'y a que des reprises sauf une chanon "Miss Hinano" qui a été écrite par quelqu'un qui vous est très proche (Ndlr : Jean-Charles de Castelbajac) et qui dessine un très joli portrait de vous. Cela résulte-t-il d'un vrai choix d'inclure une exception qui constitue peut-être une tête de pont pour un futur album ?

Mareva Galanter : Oui, exactement. C'est certainement une ouverture sur une suite, peut-être un deuxième album. En fait, il m'a écrit plusieurs chansons mais celle-ci me paraissait particulièrement bien s'intégrer au ton de l'album et des chansons des années 60. C 'est très joliment et poétiquement dit "Mis Hinano elle boit du lait de coco"….

Et elle porte du Galliano !

Mareva Galanter : Oui, à la fin elle bascule C'est une joli façon de raconter ma vie en images. Je voulais avoir ma chanson à moi, écrite pour moi. Et Sylvain Vanot nous a fait une musique sublime.

A ce propos, parlez-nous un peu des collaborations qui sont connues et reconnues. Ce sont des personnes que vous connaissiez déjà du fait de votre notoriété ?

Mareva Galanter : Non, pas du tout. La première personne que j'ai rencontrée est Jacques Erhart mon réalisateur, qui a travaillé avec Camille, Alain Chamfort, Henri Salvador, qui m'a été présenté par mon directeur artistique. Quand je l'ai rencontré je lui ai présenté mon projet avec mes mots à moi néophyte en la matière.

Je lui en ai mis plein la tête de mes souhaits. Il a trouvé l'idée très séduisante mais il ne savait pas du tout comment cela se concrétiserait. Il a été enthousiaste pour ce projet qui l'a vraiment interpellé et qu'il a pris en main comme un vrai challenge. Nous avons notamment cherché un jouer de yukulélé et il s'est souvenu que Sylvain Vanot en avait. Voilà par exemple pour la rencontre avec ce dernier.

Sylvain Vanot nous a mis du yukulélé partout et a fait la pré-production. Nous avons contacté Albin de la Simone parce qu'il avait travaillé sur un disque de violons chinois, ce qui n'a rien çà voir, mais nous souhaitions recréer un son exotique. Tout s'est construit ainsi, de manière un peu magique, avec des personnes qui sont venues fort gentiment alors qu'ils ont leur propre carrière et n'attendaient pas de travailler avec moi. Et de plus, ils ne se connaissaient pas entre eux.

Ce projet a donc fédéré une équipe tout à fait singulière. Pour le duo Gaisnbourg-Birkin de "Ne dis rien" je voulais une voix d'homme très présente, très marquée et non pas la voix d'un jeune chanteur pour une affaire de marketing. Je suis tombée sur "L'hymne à la mauvaise foi" de Jacno que j'ai adoré ! Et je me suis dit que c'était cette voix que je voulais. On m'a dit que j'étais folle ce à quoi j'ai répondu que la musique est affaire de passion et qu'il fallait contacter Jacno pour lui envoyer la maquette. Ce que nous avons fait et Jacno est venu chanter avec moi.

Le jour de l'enregistrement je venais de finir "Bang Bang" et je lui ai demandé s'il accepterait de chanter "Bang Bang" sur un ton très français. Comme il a adoré la chanson et ma voix sur ce morceau il a accepté. J'ai donc le luxe d'avoir Jacno en choriste sur "Bang Bang". Voilà, pendant 7 semaines j'ai été dans une bulle de 10 heures du matin à 3 heures du matin. Je disais mon projet et le découvrais au fur et à mesure.

Un conte de fées en quelque sorte. Je demande et mon vœu est exaucé ?

Mareva Galanter : Ce n'est pas vraiment "Je demande et j'obtiens" mais plutôt "J'ai l'idée et j'ai des créateurs autour de moi qui les réalisent".

Vous disiez que vous n'écriviez pas de chansons. Cela veut-il dire que vous ne souhaitez pas en écrire et que vous préférez le rôle d'interprète et éventuellement d'inspiratrice ?

Mareva Galanter : Je dis que je n'écris pas au sens où je n'écris pas de chanson. Maintenant que je chante peut-être m'essaierai-je à ce format. Car j'écris beaucoup, je remplis des cahiers de scénarios. Cela étant, j'adore être l'interprète des autres. Je trouve cela sublime de pouvoir mettre en valeur leur travail, d'incarner un texte.

Sur quels auteurs jetteriez-vous votre dévolu?

Mareva Galanter : J'adorerai une chanson de Michael Furnon, de Feist… J'ai déjà plein d'idées sur ce point. Mais pour le moment c'est mon premier album, mon premier projet et j'ai envie de vivre le plus longtemps possible avec.

Et la scène ?

Mareva Galanter : C'est magique ! J'ai fait ma première scène hier soir avec Dick Rivers. C'était extraordinaire ! J'ai beaucoup aimé son dernier album. Je l'ai dit dans une interview qu'il a lue et il m'a invité pour chanter en duo sur "Ode à Dick" un des titres de cet album qui a été écrit par Michael Furnon. Et je vais chanter avec lui samedi aux Francofolies avec 10 000 personnes en face de moi. C'est le grand baptême du feu pour Mareva et c'est extraordinaire d'avoir Dick Rivers comme parrain !

Avez-vous déjà un programme de concerts ?

Mareva Galanter : Il est en cours de préparation pour la rentrée mais il y a déjà des propositions qui arrivent d'Amsterdam et du Japon.

Comme vous semblez enthousiaste de faire de la scène, Mareva sur scène cela donnera quoi?

Mareva Galanter : La scène est une finalité et un accomplissement. Je trouve que ce serait génial de retranscrire sur scène un univers graphique très pop très années soixante croisée avec Tiki, yukulélé de tahiti. J'ai déjà plein d'idées ! Et j'ai hâte !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Ukuyéyé de Mareva Galenter

En savoir plus :

Le site officiel de Mareva Galanter


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# 22 septembre 2019 : Fin d'été

Fin d'été c'est le titre du nouvel album de Samir Barris, on vous en parle en ces premiers jours d'automne, tout comme les autres sorties musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques et muséales qui ont retenu notre attention cette semaine. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Corpse flower" de Mike Patton & Jean Claude Vannier
Rencontre avec Joseph Fisher autour de "Chemin Vert", assortie d'une session acoustique à découvrir ici
"Prokofiev : Visions fugitives" de Florian Noack
"The basement tapes" de Mister Moonlight
"The uncompleted works volume 1, 2 & 3" de Nantucket Nurse
"Là-Haut" de Gérald Genty
"Ilel" de Hildebrandt
"Buxton palace hotel" de Studio Electrophonique
"Vian" par Debout sur le Zinc
"Impressions d'Afrique" de Quatuor Béia & Moriba Koita
"Fin d'été" de Samir Barris
et toujours :
"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"L'Autre monde ou les Etats et Empires de la Lune" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Le Misanthrope" à l'Espace Cardin
"L'Animal imaginaire" au Théâtre de la Colline
"Data Mossoul" au Théâtre de la Colline
"Danser à la Lughnasa" au Théâtre 13/Jardin
"Le Frigo" au Théâtre de la Tempête
"A deux heures du matin" au Théâtre L'Atalante
"La Veuve Champagne" au Théâtre de la Huchette
"Le Square" au Lavoir Moderne Parisien
"Jo" au Théâtre du Gymnase
"Jean-Marie Galey - Ma Comédie française" au Lavoir Moderne Parisien
"Ah ! Félix" à l'Eglise Sainte-Eustache
"Le Voyage musical des Soeurs Papilles" à la Comédie des 3 Bornes
"Lucie Carbone - Badaboum" à la Comédie des 3 Bornes
"Casse-toi diva" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Nora Hamzawi" au Théâtre du Rond-Point
des reprises
"Letzlove - Portrait(s) Foucault" aux Plateaux Sauvages
"One night with Holly Woodlawn" aux Plateaux Sauvages
"Diva sur Divan" à la Comédie Bastille
"La Liste de mes envies" au Théâtre Lepic
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Mondrian figuratif" au Musée Marmottan-Monet
"L'Age d'or de la peinture anglaise - De Reynolds à Turner" au Musée du Luxembourg

Cinéma avec :

"Ne croyez surtout pas que je hurle" de Franck Beauvais
Oldies but Goodies avec "Marie pour mémoire" de Philippe Garrel

et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Barbarossa : 1941. La guerre absolue" de Jean Lopez & Lasha Otkhmezuri
"Bête noire" de Anthony Neil Smith
"Dictionnaire égoiste de la littérature mondiale" de Charles Dantzig
"Gaeska" de Elrikur Orn Norddahl
"Les refuges" de Jérôme Loubry
"Liquide inflammable" de Robert Bryndza
et toujours :
"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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