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Ca me vexe  (Capitol Records / EMI)  août 2006

"Ça me vexe" , chanson sur les ondes depuis quelques temps déjà, n'est qu'un pâle échantillon du pouvoir musical de Mademoiselle K .

Elle le prouve d'ailleurs à l'aide de son premier album Ça me vexe , qu'elle a intégralement composé, et dans lequel elle chante, joue de la guitare, du piano et de l'orgue Hammond. Premier album peut-être, pourtant Mademoiselle K n'est pas "la petite nouvelle" de la scène française. Cette parisienne de 25 ans a, en effet, déjà pas mal de concerts à son actif.

Allure garçonne avec ses cheveux courts, et pas qu'un peu sexy - vous n'avez qu'à zieuter la pochette - Mademoiselle K livre une musique qui colle à son image.

L'album démarre calmement avec "Reste là" : introduction dans laquelle Mademoiselle K nous invite à la suivre. Une entrée tout en douceur dans son univers, mais on sent déjà que cette nana a du tempérament. Le morceau fait son effet, et une fois terminé nos oreilles sont en éveil, impatientes de connaître la suite.

Elles sont immédiatement servies puisque dès le second titre "Ça sent l'été" ça part en live. "Fait chaud ..." chuchote la mademoiselle, qui soudain s'énerve, voix aiguë et riffs déchaînés.

Les titres qui suivent ne déçoivent pas. Totale spontanéité, états d'âmes et changements d'humeur au programme, Mademoiselle K se met à nu et raconte des histoires inspirées de sa propre expérience. La chanteuse parle du quotidien, de celui qui pourrait aussi être le nôtre. Elle s'adresse tantôt à son public tantôt à son amant, mais pas seulement ; elle a en effet expliqué lors d'une interview que "Le cul entre deux chaises" s'adressait à elle même, et qu'elle s'y faisait "sa petite morale".

Le tout est saupoudré d'une pointe d'ironie, Mademoiselle K semble avoir une facilité innée pour tourner les choses à la dérision. Énergie et humour, rien de plus pour nous refiler sa patate. Même quand elle évoque l'amour et ses plaies, aucune envie de larmoyer, mais plutôt de relativiser et de rire de soi.

Comme il en faut toujours une, "Plus le coeur à ça" serait l'exception à la règle, morceau calme dans lequel la chanteuse au caractère bien trempé ôte sa carapace et livre ses faiblesses.

L'album se conclut par "Final" , chanson dans laquelle Mademoiselle K s'inquiète de savoir si on reviendra (un grand oui!), suivie d'un court morceau caché où elle atteint définitivement les sommets de la frénésie.

Tout au long de l'album, les influences musicales se font ressentir, et rappellent Jeff Buckley, Radiohead (à leurs débuts), Muse, Blur, Franz Ferdinand, Block Party, ... C'est dire que Mademoiselle K a des cordes à son arc, et que la cantonner à un style musical serait un peu trop simpliste.

Des références musicales, ok. Mais pour ce qui est de l'interprétation Mademoiselle K n'est semblable à personne. Une voix polymorphe : sensuelle, douce, parfois masculine, parfois torturée, qui peut devenir à tout instant aiguë, enjouée, survoltée... Mademoiselle K a su se créer un personnage, Mademoiselle K est une "actrice" musicale.

Et à ceux qui pourraient se dire qu'un chanteuse rock "c'est pour les filles", détrompez-vous : Mademoiselle K chante avec les tripes et en devient même, au fur et à mesure des écoutes, dangereuse. Sa rage s'insinue, contamine petit à petit. Les premiers effets sont qu'on fredonne, qu'on chantonne, puis c'est carrément l'envie de chanter, de gueuler à s'en vider les poumons qui nous prend. Cet album est un réel exutoire.

Enfin quoi, Mademoiselle K est une chanteuse comme on en avait pas. Multi-facettes, mais toujours sincère, sexy mais jamais vulgaire, et surtout électrisante, elle n'aura pas de mal à imposer sa musique et son personnage charismatique.

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Mademoiselle K


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

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"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
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Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
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"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
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les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
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