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Jack The Ripper - Vénus  (Paris Plage)  29 juillet 2006

Le Festival Indétendances, troisième du nom, est décidément bien inspiré cette année.

Après une soirée belge le 20 juillet pour l'ouverture, c'est à nouveau un groupe belge qui foulera les planches de la scène en plein air aux côtés d'un des meilleurs groupes français du moment, encore trop peu connu.

C'est donc les Jack The Ripper qui ouvriront le bal en fin d'après midi et qui seront relayés par Vénus.

Pari osé de la part de la Fnac de présenter cette affiche un samedi après midi alors même que les deux groupes ne sont pas réputés pour leur coté festif. En effet, l'un comme l'autre offre une musique torturée et habitée, voire hantée et bien loin de la variété souvent offerte en pâture dans moult festivals gratuits.

Pourtant le public est bien là pour accueillir les Jack the Ripper et c'est même bien avant l'heure de démarrage du concert que l'espace est rempli d'un public qui semble d'ailleurs plutôt connaisseur auquel se mêlent les promeneurs venus profiter de Paris plage et qui seront semble t il pour la plupart conquis.

Moralité, pas besoin de faire jouer Amadou et Mariam pour attirer un public somme toute plus curieux qu'il n'y parait en ce beau samedi estival.

Avant le passage sur scène de Jack The Ripper nous avons grappillé quelques minutes auprès de Thierry Mazurel pour avoir des nouvelles du groupe et faire un petit point d'étape avant l'automne.

Avec près de 20 000 albums vendus de leur 3ème opus Ladies first, Jack The Ripper commence à sortir de la sphère confidentielle à laquelle il était curieusement, et injustement, cantonné peut-être en raison de sa marginalité par rapport au flux tendu des chanteurs franco-français piano-voix.


Après Paris-Plages, JTR termine l'été en participant à quelques petits festivals. Thierry Mazurel nous confirme bien évidemment la date phare du 15 novembre 2006 à Paris à la Cigale pour une tournée d'automne qui d'octobre à mi-décembre avec plus d'une vingtaine de dates qui les mènera jusqu'en Belgique, peut-être avec Vénus, et en Suisse.

Il nous confie également qu'ils ont déjà commencé à composer de nouveaux morceaux et que rien d'interdit d'espérer un prochain album.

Les Jack The Ripper sont plutôt des oiseaux de nuit, avec leurs ambiances sonores à la croisée des chemins entre Nick Cave, 16 horsepower ou encore Tindersticks. Aussi c'est un peu étrange de voir débarquer sur scène les 8 membres du groupe sous un soleil de plomb.

Yeux bordés de noir, chapeau sur la tête, Arnaud le chanteur pose tout de suite le décor et arrive sur scène sous une bande son de qualité et encore une fois surprenante puisqu'il s'agit de "La folie" des Stranglers.

"From my veins to the sea" ouvre donc tout en douceur le concert, suivi par "Hungerstrike at the supermarket" et la tension est déjà beaucoup montée sur scène, où le groupe est parfaitement en place et soudé (c'est le cas de le dire car la scène est relativement petite pour eux) et (comme le fera remarquer Arnaud à la fin du concert) c'est également le cas dans le public, soudé parce que nombreux mais aussi en symbiose avec le groupe puisque la plupart des 10 ou 20 premiers rangs entonnent les chansons quasiment par cœur !

Malgré quelques soucis de son (notamment sur les retours et donc pas trop gênant pour le public) les Jack The Ripper prennent visiblement du plaisir à jouer ici, en plein air, en plein jour, en plein Paris.

Une petite heure seulement leur est allouée et le set verra donc enchaîner très rapidement les titres, sans paroles inutiles. "I was born a cancer" donnera lieu à une improvisation du chanteur comme il en a le secret (ceux qui ont déjà vu "The assassin" en live savent de quoi je parle) et il lancera de façon très théâtrale au public des cigarettes pour symboliser ce fameux cancer …

Bien entendu, un concert de JTR sans "Party downtown" ne serait pas totalement achevé et c'est avec une énergie brute que Arnaud frappe le tambour posé devant lui !

A chaque fois un grand moment, ce titre tout en puissance ne déçoit ni ne lasse jamais, ni celui qui le connaît pas cœur ni celui qui le découvre et c'est une un "Words" très nerveux que terminerons les JTR.

Ce titre, lui aussi joué depuis longtemps en live existe enfin sur disque puisqu'il est présent sur le dernier album en date Ladies first mais il reste toujours bien plus intense en live et est digne des plus grands moment de 16 horsepower !

Un grand concert d'un groupe à découvrir d'urgence pour ceux qui auraient raté The Book of lies et I'm Coming, leurs deux précédents albums !

Les belges de Vénus ont un univers relativement proche de celui des Jack The Ripper.

Musique sombre et habitée, notamment par un chanteur hors pair et charismatique, tant par sa voix que par son physique avec son côté introverti à la David Eugene Edwards.

 

Pantalon et gilet noir, chemise blanche et cravate rouge, pour Marc Huyghens et rouge vif pour le (contre) bassite. Le batteur planqué derrière son matériel et le violoniste ont l'air bien sobres en comparaison et semblent plus retenus.

Mais les apparences sont trompeuses car une grande partie du son si particulier des Vénus vient tant de sa rythmique que de l'utilisation du violon omniprésent qu'il soit joué de façon traditionnel ou bien à la façon d'un ukulélé.

Le concert est remarquablement bien accueilli, les fans sont au rendez-vous, même si un léger flottement se fait sentir pour les morceaux progressifs plus difficiles d'accès.

Beaucoup de titres de The Red Room leur dernier album en date bien entendu mais aussi quelques incontournables comme "Beautiful days" et la désormais traditionnelle reprise de "Amsterdam" de Jacques Brel en anglais. Malheureusement car cela va bientôt faire 10 ans que les Vénus se sentent obligés, en bons nationaux, de faire référence à monsieur Brel… un peu lassant.

Petite variante tout de même cette fois ci puisqu' ils rappellent avec humour que ce n'est pas une chanson de Johnny (nouvellement belgifié) !

 

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L'interview de Vénus (octobre 2003)

En savoir plus :

Le site officiel de Jack The Ripper
Le site officiel de Vénus

Crédits photos : David (plus de photos sur Taste of indie)


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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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