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Yellow House  (septembre 2006)  Warp / PIAS

L’histoire commence à Saint Malo, sous ses rivages emportés par le vent, ses festivaliers en tongues à l’air libre, ses groupies sans soutien-gorge.

C’est l’été. La Route du Rock distille son lot de premières parties interminables qu’on espère les dernières. Groupes sans inspirations qui transpirent. En vain.

Et puis, quatre jeunes hommes investissent la scène du Grand Palais, tapis dans l’ombre. Quatre physiques improbables, musiciens aux gueules pas possible, nom de groupe hors du commun. Un conte de Perrault revisité par un gang of New York sans destination, dans une forêt aux racines pop et folk. Un moment d’éternité seul avec le reste du monde où la larme embrasse les sourires. Grizzly Bear avait ce soir les griffes acérées.

Et le deuxième album Yellow House (faisant suite à House of plenty) à paraître ces jours-ci confirme la magnificence des quatre.

S’il fallait décrire pureté et émotions musicales, Grizzly Bear ferait sûrement partie du gratin, on leur enverrait un faire-part et ils viendraient jouer leur Rock-Ajax qui lave et nettoie tout sur son passage. Sans laisser de trace si ce n’est cette atmosphère musicale et mélodique. Terriblement mélodique. Où les chœurs angéliques de Ed Droste et Daniel Rossen hanteraient l’auditeur encore et toujours.

On leur demanderait de rejouer encore une fois "Knife", ballade laconique habitée par ses démons en réverb’ et ses guitares surf’. Sorte de rencontre entre Brian Wilson et Crosby Stills & Nash. Tectonique des plaques éprises de secousses, regorgeant de détails sonores comme autant d’étagères à influence.

Grizzly Bear varie les plaisirs (trombones, guitares, batteries discrètes, vibraphone) et propose un album touffu et verdoyant. Plus pop que rock en un sens. Symphonique & roll. Et confirme la magie sur "Central and remote" en ballade folk religieuse, plus pure que mille vierges dans un bunker avec l’irruption de ces chœurs passionnant remplissant la salle…

Les new-yorkais connaissent leur Mc Cartney en finger picking par cœur ("Little brother") et abordent leurs compositions comme de vastes étendues de sables dépressives et low-fi. Il est bien dur de cataloguer le style dans un genre.

La dépression jamais très loin du jardin ("Marla" et son orchestration dark), le groupe possède néanmoins son single imparable, mais impassable en radio, avec "On a neck on a spit", sorte de Laika musical envoyé dans l’espace à la recherche d’entités inconnues avec ses arpèges à la Simon & Garfunkel.

Jamais con et toujours très sensuel, Grizzly Bear a trouvé sa formule, faite d’émotion et d’ingrédients naturels. Une bonne recette pour les éventuels chasseurs d’espèces en voie de disparition.

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Grizzly Bear


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# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
"Vinyles, suite" c'est le titre de l'émission #3 de Listen in Bed
"Déluge" c'est le troisième volume des Mix de Listen in Bed
"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Orouni en session live dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Cirque Leroux - La Nuit du Cerf" au Théâtre Libre
"Un jardin de silence" à La Scala
"Frida jambe de bois" au Théâtre de l'Union à Limoges
"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
"Habiter le temps" au Lavoir Moderne Parisien
"Wilde - Chopin" au Théâtre Le Ranelagh
"En ce temps là l'amour..." au Théâtre des Mathurins
"Imposture posthume" au Centre Culturel Suisse
"Fred Tousch - Fée" au Théâtre de Belleville
"Corinne Zarzavatdjian - Un nom à coucher dehors !" au Mélo d'Amélie
des reprises :
"L'Ingénu" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Crépuscule" au Théâtre de l'Epée de Bois
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et la chronique des spectacles déjà à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Vampires - De Dracula à Buffy" à la Cinémathèque française

Cinéma avec :

le film de la semaine :
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"Cléopâtre" de Alberto Angela
"Histoire du Canada" de Daniel de Montplaisir
"Je te suivrai en Sibérie" de Irène Frain
"La source de l'amour propre" de Toni Morrison
"Ordinary people" de Diana Evans
"Vik" de Ragnar Jonasson
et toujours :
"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Guerilla, le temps des barbares" de Laurent Obertone
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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