Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Katerine
Interview  ( La Route du Rock 2006)  15 août 2006

Katerine, ex-dandy lunaire, revient en force avec un album surréaliste Robots après tout et des concerts déjantés.

Interview borderline avec Philippe Katerine, tête d'affiche de dimanche à la Route du Rock 2006.

Katerine c'est un artiste-chanteur, un artiste-vidéaste, un artiste-réalisateur ? C'est une envie d'art total ?

Philippe Katerine : C'est un tout. Des fois je dessine, je change les draps de mon lit, je fais la cuisine, j'écris une chanson, je regarde la télévision, j'écris mes mémoires…Ensuite, je vais à la messe, je vais me promener, je vais à la piscine, tout fonctionne de la même manière. Il n'y a pas de hiérarchie.

Il n'y a jamais d'absolue nécessité ?

Philippe Katerine : Ah non… Je pourrai me passer ce que je fais. Je trouverais toujours de quoi m'occuper.

Cela fait partie d'un processus d'occupation du temps ?

Philippe Katerine : Complètement.

Sans volonté de montrer ou prouver quoi que ce soit. C'est donc accidentel de faire un album ou sortir un film ?

Philippe Katerine : Oui, tout est question de circonstance. Je ne m'en plains pas. L'important pour moi est de m'occuper sinon je fais des conneries.

Prendre un stylo et écrire une chanson est une sorte de balise ?

Philippe Katerine : Pour éviter le vandalisme par exemple qui est mon péché mignon. Brûler des voitures, détruire des biens est une passion. Donc il me faut des dérivatifs. Car c'est ma faiblesse. J'ai d'ailleurs été enfermé pour cela à Rennes. J'avais détruit un pare brise et je me suis fait prendre une nuit quand je faisais cela seul quand j'étais étudiant.

Seul ?

Philippe Katerine : Oui et c'est encore plus pathétique. Ce qui a fait que je me suis dit qu'il fallait que je trouve à m'occuper.

D'où la chanson et le changement de draps. C'est l'escalade ?

Philippe Katerine : Oui, jusqu'à la mort. La mort certaine.

La mort qui est inéluctable. Donc en attendant…on pose des limites.

Philippe Katerine : Oui. Et puis faire des chansons ça me permet de ne plus en avoir. Car je peux tout faire dans les chansons sans être puni par la loi.

Peut être une solution à la crise des banlieues ?

Philippe Katerine : Je n'irai pas jusque là …(rires). C'est une solution personnelle.

Le succès rencontré par votre nouvel album Robots après tout, avec notamment un tube - un accident sans doute - change-t-il quelque chose dans la vie de Philippe Katerine ?

Philippe Katerine : Oui parce que ma boulangère m'a demandé un autographe…mais elle m'a appelé Christine et donc là je l'ai giflée. Ah ben attends !

Il n'y a plus qu'à lui brûler sa bagnole et la boucle sera bouclée ?

Philippe Katerine : Exactement (rires).

Il y aussi la scène.

Philippe Katerine : Quand j'ai fait des concerts au début c'était également pour m'occuper.

C'est pour réjouir le public ?

Philippe Katerine : Non…Si ça les amuse tant mieux mais ce n'est pas le but premier. Le but premier est que cela me divertisse moi.

Charité bien ordonnée commence par soi-même ?

Philippe Katerine : Oui, c'est un adage assez juste.

Ca marche plutôt bien ?

Philippe Katerine : Oui, parce que j'aime le faire, je me sens bien sur scène. Ce qui est nouveau car il n'en a pas toujours été ainsi. Au bout de 2 minutes après le concert, j'avais oublié.

Et maintenant ?

Philippe Katerine : C'est 3-4 minutes ! (rires) 4-5 !

Donc un plaisir mais éphémère ?

Philippe Katerine : Oui. Il n'y a pas de sacralisation de l'événement. Pas du tout. Et j'espère que pour les gens c'est pareil. Mais le public est une notion tellement abstraite. Surtout quand il y a plus de 100 personnes.

Et celles qui viennent vous voir après le concert ?

Philippe Katerine : Oh, tous ne viennent pas me voir. Il y a une sévère sélection à l'entrée. Tous ne peuvent pas venir. Il faut un certain niveau d'études…il faut au moins un bac +8 sinon tu ne rentres pas dans les loges.

Même lors d'un festival ?

Philippe Katerine : Surtout au cours d'un festival. Et il faut aussi avoir pris une douche avant.

C'est draconien.

Philippe Katerine : D'autant que c'est vivement recommandé lors d'un festival !

Ce n'est pas faux ! S'agissant de l'album, cette histoire de robots c'est un pied de nez ?

Philippe Katerine : C'est un thème ancestral. Les robots ont toujours existé même avant l'existence des robots. Je pense que l'humanité a commencé par se robotiser avant d'arriver à l'humain.

Les sous-pulls en acrylique c'est facile à trouver ?

Philippe Katerine : Très difficile !

Ne pourrait-il pas y avoir une production Katerine ?

Philippe Katerine : Avec une usine ?

Oui.

Philippe Katerine : C'est une bonne idée. Je vais en parler à mon coach.

Ce serait bien dans le ton.

Philippe Katerine : Oui et surtout on se ferait énormément d'argent. L'usine Katerine…à 200 mètres à droite….(rêveur).

Moi, j'achèterai tout de suite un sous pull Katerine.

Philippe Katerine : Pourquoi ? Parce que tu es un robot ?

Parce que je suis fan.

Philippe Katerine : Ah voilà !

Bon concert !

Philippe Katerine : Bein pour vous aussi.

Oui, j'espère !

Philippe Katerine : Ah ??? Merde ! Il va falloir être à la hauteur alors !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Robots après tout de Katerine
La chronique de l'album Border Live cd/dvd de Philippe Katerine
La chronique de l'album Aéronef de Katerine - Da Brasilians
La chronique de l'album Le Film de Katerine
Katerine en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2006 (samedi)
Katerine en concert au Festival Art Rock 2006 (Samedi)
Katerine en concert au Festival Art Rock 2006 (Samedi) - 2ème
Katerine en concert au Festival La Route du Rock 2006 (dimanche)
Katerine en concert au Festival des Vieilles Charrues 2007 (jeudi)
Katerine en concert au Fil (jeudi 9 décembre 2010)
Katerine en concert au Festival Solidays #13 (édition 2011) - vendredi
Katerine en concert au Festival Beauregard #3 (édition 2011) - Vendredi
Katerine en concert au Festival Fnac Live #6 (édition 2016) - vendredi 22 juillet
La conférence de presse de Katerine (29 avril 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Katerine

Crédits photos : David


David         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

La Chanson Du Jour 5 - Huitième Ciel de Katerine (12 juin 2016)


# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
"Les Travaux d'Hercule' de Pietro Francisci en VO
"La Bataille de Marathon" de Jacques Tourneur, Mario Bava et Bruno Vailati en VF
du western :
"L'Homme aux colts d'or" d'Edward Dmytryk
"Chino" de John Sturges
au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
"Mister Flow" de Robert Siodmak
"La Banque Némo" de Marguerite Viel
"Les amours de minuit" d'Augusto Genina et Marc Allégret
"Ces messieurs de la santé" de Pierre Colombier
et des films récents en DVD :
"Deux" de Filippo Meneghetti
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"La Dernière vie de Simon" de Léo Karmann

Lecture avec :

"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan
et toujours :
"Là où chantent les écrevisses" de Delia Owens
"Les lumières de Tel Aviv" de Alexandra Schwartzbrod
"Faites moi plaisir" de Mary Gaitskill
"La chaîne" de Adrian McKinty
"Incident au fond de la galaxie" de Etgar Keret

Froggeek's Delight :

Des lives jeux vidéo (mais aussi des concerts) tout au long de la semaine sur la chaine Twitch. Rejoignez la chaine et cliquez sur SUIVRE pour ne rien rater de nos diffusions.

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=