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Tindersticks
Waiting for the moon  (Beggars Banquet)  janvier 2004

Depuis longtemps déjà, les albums des Tindersticks ne ressemblent plus à un péplum. Fini les "Sweet man" en 3 parties, les intermèdes et les morceaux brut de décoffrage.

Aujourd'hui, les Tindersticks on trouvé leur vitesse de croisière et font des albums plutôt plus courts que la moyenne, 9 titres sur Simple pleasure, 8 sur Can our Love et 10 sur celui-ci, le brillant Waiting for the moon.

Une chose n'a pas changé en tout cas, le son "Tindersticks" reconnaissable entre mille, le violon, la batterie et la basse formant en effet chez ce groupe un ensemble tout à fait magique et unique. La voix de Stuart Staples, n'a pas changé non plus et si sur les premières mesure de "Until the Morning comes" c'est Dickon Hinchliffe que l'on entend avec une voix qui semble plus distante du morceau que ce que l'on connaît de lui, c'est surtout pour lui laisser la part belle sur cette superbe ballade surlignée par un léger chœur et un souffle de violon, un murmure qui annonce l'album le plus mélodique et subtil des Tindersticks.

"Say goodbye to the city" renoue avec la voix de Stuart qui se mélange plus au instruments qu'elle ne les survole. Un morceau qui progresse lentement mais sûrement comme savent si bien le faire les Tindersticks, guitare et violon se font menaçants, et puis une trompette vient en renfort au loin pour tout anéantir et puis revient le calme, après la tempête... On souffle mais cette fois ci on sait que ça peut recommencer, on retient notre respiration en attendant le prochain assaut.

"Sweet memory" rappelle assez largement "Tiny tears", tant par le chant que par la musique. Mais loin de sentir le réchauffé, c'est probablement (comme Tiny tears en son temps) un des morceaux forts de l'album, superbe chanson mélancolique adoucie par la présence d'un violoncelle. Malgré les cordes omniprésentes, ce morceau semble dépouillé à l'extrême et les chœurs apportent un peu de chaleur sans alourdir la mélodie.

"4.48 Psychosis" est un texte de Sarah Kane que Stuart scande plus qu'il ne chante sur un fond de guitare électrique qui donne au morceau un coté blues à la façon de Kat Onoma du plus bel effet.

Bon bon, je vous sens impatient, je ne vais pas passer tous les titres en revue mais quand même il faut dire un mot sur celui qui donne son nom à l'album "Waiting for the moon", le plus court morceau mais sans doute aussi un des plus émouvants de toutes les chansons des Tindersticks (puisque je vous le dis que ce disque est fabuleux).

Et puis pour ceux qui ont eu la chance d'écouter le joli duo avec Isabella Rossellini sur "A mariage made in Heaven", vous aurez droit au très élégant "Sometimes it hurts" en duo cette fois ci avec Lhasa de Sela. Trop poli pour être honnête pourrait on dire tant ce duo rappelle beaucoup beaucoup celui avec Isabella Rossellini, un auto plagiat gros comme une maison mais qui reste dans l'absolu un très bon morceau et tant pis si ce n'est pas le plus original, ne boudons pas notre plaisir ravivé largement par la chanson marathon de l'album, "My oblivion" de 7 minutes enrobée de violons.

Après cela, même l'harmonica et le banjo de "Just a dog" ne réussissent pas à gâcher la fête même si la voix semble franchement décalé sur cette musique de cowboy.

"Running Wild" est presque anecdotique et termine le disque comme il a commencé, par une douce ballade sur laquelle s'égrènent quelques notes de piano.

Rideau... Rouge bien sur.

Alors certes, "Waiting for the moon" a le défaut de sa qualité, c'est d'être une album 100% Tindersticks. Une sorte de modèle déposé peut être mais une chose est sûre, Stuart et sa bande sont bien les seuls à pouvoir le faire. Et le résultat vaut largement le détour.

Waiting for the moon, en attendant le prochain, sera sans doute élevé au rang de référence dans leur discographie ... Reste à savoir si les prochains culmineront encore davantage.

 

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David         
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# 12 octobre 2008 : Et si on inventait un Nobel de théâtre ou de musique ?

C'est vrai, la paix, la littérature, la science ... pourquoi ne pas récompenser tous les corps de métier et tous les arts après tout ? En attendant de plancher sur un prix universel, voici le programme culturel de la semaine :

Côté musique :

"Skeleton" de Abe Vigoda,
"Toystore" de Coralie Clément,
"Fire place " de Juan Trip,
"L'expédition" des Cowboys Fringants,
"Snowflake Midnight" de Mercury Rev,
"Make amends for we are merely vessels" de Our Brother the native,
"The rhumb line" de Ra Ra Riot,
"Exit strategy of the soul" de Ron Sexsmith,
"2" de Semifinalists,
"Mega breakfast" de The Chap,
"Knowle west boy" de Tricky,
"Gueule de terriens" de Zen Zila
et aussi, le festival Fargo All Stars, avec Jesse Sykes, Joseph Arthur et Olle Nyman,
et le lendemain avec Chris Garneau, My Brightest Diamond et Clare and the reasons

Au Fil de Saint Etienne, Son of Dave et Little Blues Story jouaient la semaine dernière en attendant Why ? et des activités autour du thème New Wave (voir sur l'édito)
Retrouvez également Le Morceau Caché, l'émission de Mickaël et Flavien, que vous retrouverez en podcast tout au long de l'année en commencant par ce numéro spécial rentrée !
Tous les podcasts et notamment des sessions acoustiques exlusives sont à écouter ici !

Au théâtre :

"Sniper Avenue" au Studio Casanova à Ivry
"Le ciel est vide" au Théâtre Berthelot à Montreuil
"L'histoire des ours panda..." au Ciné 13 Théâtre
"La lettre" au Théâtre de la Tempête
"Antigone-Paysage" et "Copi" au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris
"Où étais-tu pendant la nuit ?" au Théâtre Paris Villette
Dans le cadre du Festival Un Automne à Tisser au Théâtre de l'Epée de Bois:
"Alias le bonheur..."
et "Yaacobi et Leidental"
Dans le cadre du cycle "Un auteur, deux pièces" au Tarmac de La Villette :
"Habbat Alep " et "A petites pierres"
la 1ère Master Classe d'octobre 2008 de Jean-Laurent Cochet à La Pépinière Théâtre
Vu à Avignon, créé cette saison à Paris "Victor Hugo, mon amour" à la Comédie Bastille
et découvrez "Le tribunal des magnifiques" au Gobe Lune

Expositions avec :

"Obsessions by Stiletto" à la Maison Européenne de la Photographie
"Frédric Le Junter - Paysage portuaire" au Théâtre de l'Aquarium
"Julia Milner - Click I hope" à la Maison Européenne de la Photographie
"Leon Ferrari " à la Galerie Michela Rizzo à Venise
"Georges Barbier - La naissance de l'Art Déco" au Palazzo Fortuny
et dans le cadre de la 11ème Biennale Internationale d'Architecture de Venise
"Jorn Utzon- L'univers d'un architecte" au Palazzo Franchetti
"Patrick Mimran - Billboard in the city" au Palazzo Malipiero

Et puis un peu de littérature avec "Le génie divin" de Guillaume Dustan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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