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Interview  (Paris)  19 septembre 2006

A l'occasion de leur nouveau concert parisien au Nouveau Casino, qui affiche largement complet depuis déjà quelques temps, Matty, guitariste et compositeur du groupe Infadels nous accorde une demie heure au café Charbon, dans le brouhaha d'avant concert pour une interview aussi interessante qu'agréable.

Pendant ce temps, c'est un roadie qui se prépare à jouer du clavier sur scène ce soir, le claviériste habituel s'étant, la veille, cassé le pied. Tout ceci n'entame en tout cas pas le moral et les ambitions artistiques de Matty…

Et le concert qui suivra sera tout aussi dansant, réjouissant et réussi que leur précédentes prestations parisiennes !

Votre album "We are not The Infadels" est un succès, où en êtes vous?

Matty : Le groupe est un succès, on fait plein de choses, écritures, show cases, concerts. C’est le 8ème jour de la tournée et tout a été complet, même celui en Hollande dans une salle de 4 500 personnes, Londres 800. C’est un bon feeling. Je suis fier de ça, parce que nous ne sommes pas le groupe du moment , on nage un peu à contre courant, nous ne faisons pas partie des tendances actuelles. Nous sommes très contents de ça. J’adore le groupe et je ne changerai de place avec Keane, Coldplay, ou les Red Hot chili Peppers pour rien au monde. J’ai toujours voulu être dans une sorte de famille musicale.

Concernant l’album, il a été très bien reçu dans certains pays et dans d’autres où les gens ne l’ont pas vraiment compris. Donc on a eu des critiques soit très enthousiastes soit mitigées. Mais je préfère que certaines personnes disent : "Ils sont très bon" que tout le monde dise : "Ouais ils sont bien". De mon point de vue c’est un succès et je veux en faire un encore meilleur la prochaine fois.

Cela vous motive donc ?

Matty : Oui beaucoup !

Vous vous mettez la pression en quelque sorte ?

Matty : Oui, du point de vue artistique. Je ne suis pas un businessman, alors je ne pense pas à comment nous rendre plus populaire. L’album que l’on a fait avant était l’album que l’on devait faire. Depuis qu’on l’a enregistré, nous avons joué dans le monde entier devant des foules de plus en plus grandes, et nous avons appris tellement de choses sur la musique et ces nouvelles connaissances, nous voulons les montrer et les utiliser dans le prochain album.

On a bien sûr de la pression venant de la maison de disque, on est dans le business, j’ai ma carte de crédit Infadels, j’ai 7 ou 8 employés de la boite Infadels, donc on ne veut pas que cette boite coule en gros ! Même si ces deux mondes dans ma tête ne se mélangeront sans doute jamais ! Nous avons enregistré environ 40 chansons avec le chanteur. Toutes acoustiques, ça ressemble à du folk. Sur la route, comme nous sommes un groupe electro-rock , on n’a pas accès à un studio, pas de synthés, donc toute notre énergie va dans des folk songs et des paroles. On les travaille ensuite en studio.

Ces folk songs constituent-elles les bases de vos nouvelles chansons ?

Matty : Oui.

Vous ne voulez donc pas changer votre style ?

Matty : On veut rester les mêmes. On va juste les convertir en quelque sorte. Je crois qu’une bonne chanson peut être jouée dans tous les styles et marcher. La façon n’a pas d’importance, que ce soit acoustique, ou bien une fanfare ou un orchestre qui la joue ! Si ces chansons là n’aboutissent pas sur l’album, ce n’est pas grave. Elles ont été écrites sur la route, dans des moments où on n'a rien de mieux à faire ! Si on ne sait pas quoi en faire, on pourra les vendre à d’autres groupes. On a déjà fait ça.

Cette manière de composer, c’est la raison pour laquelle vous ne répétez jamais ?

Matty : Car les chansons ont des bases solides… Et donc du coup on peut faire ce que l’on veut. On ne fait pas de jam entre nous. Les chansons sont construites, chacun joue sa partie et voilà. Les parties sont pré écrites et on assemble. Nous en définissons la structure avant.

Il n’y a rien qui ressemble à votre musique actuellement, les derniers à avoir fait ce genre de musique sont les Stones Roses. Font-ils partie de vos influences ?

Matty : Non, j’aime bien les Happy Mondays et les Stone Roses, mais je vois l’endroit où ils sont arrivés et c’est le même endroit où on est arrivé avec Infadels, mais ils étaient très dance music. J’ai grandi dans les années 90 avec les Chemical Brothers et Oasis. Et nous avons le même mélange. J’étais trop jeune pour les Happy Mondays.

Vous êtes des fans de Bob Dylan ?

Matty : Dylan est très présent dans la musique des infadels. La première chose est que c’est spontané, ne réfléchis pas, ne t’en fais pas si tu te trompes etc., la deuxième chose ce sont les paroles, la manière dont il construit les rimes, la structure. On aime bien prendre cette façon de rimer, les allitérations, des trucs qui ressortent. Je m’assois et j’écris une chanson : "I love my woman she is so sweet" non !

Les paroles de Dylan ressortent, les mots sont précis, cinglants. Il fait attention aux détails. Nous ne lui arrivons pas à la cheville mais ce n’est pas grave. En tout cas, si on est influencé par un songwriter, autant prendre le meilleur ! Les gens qui écoutent Infadels n’écoutent sans doute pas Bob Dylan.

Je ne sais pas car à vos concerts il y avait des gens qui avaient la quarantaine.

Matty : Ah c’est bien !! Notre public est fan de musique, aime s'amuser et sait avoir ses propres goûts, ne se laisse pas influencer par la tendance.

Vous êtes un peu intemporel !!

Matty : On dit toujours qu'on est deux ans en avance et deux ans en retard à la fois ! En Angleterre, c'est la mode de la musique indie-rave, ce n'est pas très différent de ce que nous faisons, mais comme notre album est plus ancien.... Le look à l'air d'être plus important que la musique en ce moment. Si tu portes la bonne couleur de chaussettes, tu es in !!! Sinon... Mais je m'en moque, ils peuvent se les garder leurs chaussettes !! Je préfère de la musique.

Au sujet du live, vous jouez toujours les mêmes chansons?

Matty : Oui, malheureusement. Mais nous travaillons sur de nouvelles.

Mais est-ce toujours le même plaisir de jouer alors? Comme tu viens de dire malheureusement...

Matty : Je dis cela parce que ce que j'aime dans un groupe, c'est de le voir évoluer beaucoup et vite, j'aimerai que chaque concert ait une nouvelle chanson. Mais c'est impossible, surtout à l'heure actuelle. Le monde a tellement changé depuis les années 60/70, il n'y a plus de vrais sportifs comme George Best, maintenant c'est Michael Schumacher !! Les groupes ne peuvent pas non plus avoir cette attitude 100% rock n roll, car il y a de la compet !

Regarde les Beatles, ils tournaient moins que nous !! Et puis il faut faire beaucoup de promo télé, radio, interviews (...!) Si je vois un public nous suivre je suis heureux. Et inversement s'il n'y a personne, le show va être ennuyeux pour moi. Mais là, j'ai hâte de jouer les nouvelles chansons!

Allez-vous bientôt entrer en studio ?

Matty : Nous finissons tournée et nous commençons à travailler en studio en décembre/janvier. On a installé un studio à la maison car la dernière fois le studio était tellement petit qu'on ne pouvait pas y rentrer tous en même temps ! L'un devait partir pour que l'autre rentre. On a tout dans le nouveau studio: équipement, vieux instruments.. Le tout dans un loft!

Vous vivez tous là bas?

Matty : Non non, personne n'y vit, on habite tous dans des endroits différents. On y travaille seulement.

Donc vous allez nous offrir un album pour l'année prochaine?

Matty : Oui ! Notre souhait serait qu'il sorte en septembre.

Sur Wall of Sound ?

Matty : Wall of Sound/ Pias, ils se sont regroupés.

Le label vous convient ?

Matty : Oui, ils sont bien. Personnellement, je suis très indépendant en ce qui concerne ma musique, et je me suis juré de ne jamais me vendre à une grande maison de disques, car je n'aime pas leur comportement vis à vis de la musique. Si tu n'es pas dans les meilleures ventes, tu ne les intéresses pas. Alors que quand tu es indépendant, la musique est toujours la plus importante.

Les grosses maisons de disques dépensent tellement d'argent en pub, en promo, et quand cela ne marche pas on te dit: Vvous nous avez fait perdre £600 000!". Mais nous ne sommes pas signés aux Etats Unis et si un grand label venait nous voir, je ne dirai pas non car aucun d'entre nous n'a assez d'argent pour manger en ce moment !!!

Vous dispensez un message avec vos textes ?

Matty : Oui notre musique véhicule des idées.

Car vous dites "les Infadels ne croient en rien". Une influence punk moderne ?

Matty : On a tendance à être influencé par Bob Dylan, comme je l'ai dit tout à l'heure. On s'est appelé Infadels pour plusieurs raisons. Ce terme ne veut pas dire qu'une seule chose, pareil pour le titre de l'album. La première chose est que nous ne croyions plus en nous quand nous avons commencé à jouer ensemble, plus en l'industrie du disque qui devenait un grand bazar. C'était aussi la première fois de ma vie que je me suis rendu compte de la corruption mais aussi de la fragilité du monde occidental.

On a créé le groupe après le 11 septembre, pas à cause de ça bien sûr, mais c'est la première fois que je me suis rendu compte de la domination que certains peuvent exercer sur des personnes plus faibles, de l'injustice et de la fragilité du monde. J'ai l'impression que je suis un type bien mais je ne crois plus à la bonté du monde entier. Je fais ce que je peux mais ce n'est pas assez. Nous ne sommes pas comme les Sex Pistols qui étaient anti tout, on est positif. Donc quand on nous dit: "les Infadels vous êtes anti politique, vous êtes anarchistes".

Vous voulez juste donner de la musique aux gens alors?

Matty : On veut plus encourager les gens à croire, on ne cautionne pas l'anarchie, mais plutôt des idées dans lesquelles on peut croire, dans l'état d'esprit des années 90.Et le mot Infadels signifie aussi texte ancien, qui détruit le précédent et crée le nouveau. C'était un peu notre situation, notre groupe précédent était tellement mauvais que nous voulions tout arrêter pour créer quelque chose de nouveau, mais pas forcement un groupe. On a vraiment tiré un trait, on a décidé d'aller de l'avant.

Vous êtes et vous n'êtes pas, voilà les Infadels!

Matty : Oui !! Comme l'oeuvre de Magritte, je n'arrive jamais à le dire !! Ce n'est pas une pipe ! J'adore ce tableau ! Tu vois il y a tous ces groupes, nous sommes Franz Ferdinand, Kasabian. Je trouvais ça drôle d'arriver et de dire nous ne sommes pas les Infadels ! Puis les journalistes demandent après mais qui êtes vous?!

Le single n'est pas encore arrivé mais vous avez collaboré avec un groupe français...

Matty : Rhinocerose !

C'est une coïncidence?

Matty : J'avais acheté leur premier disque que j'aimais beaucoup, car c'était la première fois que j'avais entendu un tel mélange de rock et de house.

Certains de leurs titres auraient pu être les vôtres !

Matty : Merci ! Mais sans vouloir être méchant, je préfère créer de la musique avec une idée derrière plutôt que de faire de la musique "directe"comme eux. On a une chanson qui parle de croire trop au cool londonien, on se moque des gens qui croient qu'ils sont à la pointe de la mode. La musique qui passaient dans les clubs où ces gens vont étaient "Take me out"de Franz Ferdinand et un titre de Spectrum remixé. Et si on écoute ces deux disques en même temps, c'est exactement la musique de notre chanson ! C'était un peu une blague !

Mais les gens écoutent notre musique simplement et ne cherchent pas plus que ça. Ils disent "Oh c'est comme les Audiobullys, c'est comme Rhinocerose", alors que je ne pense pas qu'on leur ressemble tant que ça. Comme je l'ai dit, nous avons toujours une idée derrière la tête. On ajoute des instruments pour mettre du relief à nos morceaux. Mais nous sommes un groupe, nous évoluons, nous avons pleins d'idées dans nos têtes, toutes aussi différentes les unes que les autres, donc c'est très perturbant ! Il faut sans doute plus de temps à ceux qui nous écoutent pour nous comprendre.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album We are not the Infadels de Infadels
Infadels parmi une sélection de singles (juin 2006)
La chronique de l'album Universe in Reverse de Infadels
Infadels parmi une sélection de singles (septembre 2008)
Infadels en concert au Festival Les Transmusicales de Rennes 2004 (jeudi)
Infadels en concert à La Maroquinerie (6 mars 2006)
L'interview de Infadels (décembre 2005)

En savoir plus :

Le site officiel des Infadels

Traduction par Camille


        
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
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