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Interview par mail  13 octobre 2006

"Il pleut sur Bruxelles" chante Stéphane Daubersy sur l’étonnant "Mireille", l’une des perles du récif que constitue ce premier album tonitruant de Mièle. A Paris aussi il pleut, mais Mièle s’en fout. Mièle à l’à l’avenir devant lui et la Belgique en écusson.

"Nous sommes juste, au juste quoi" chante Catherine De Biasio sur le martial "Nous sommes". Un autre sommet du plat pays. Nous, nous sommes juste l’auditeur un peu fébrile, unis comme un seul homme pour écouter le duo binôme déclamer ses grandes vérités sonores.

Les Belges nous livrent ici et en exclu quelques ficelles de l’album, sorte de T-shirt aux milles étiquettes. Lavable à la main.


Toute cette scène Belge semble seulement se révéler maintenant aux médias français, alors qu’elle est présente depuis plus de dix ans. Comment expliquez vous ce "malentendu", au sens littéral ?

Catherine De Biasio : Je pense que c'est surtout dû au fait que les structures belges (labels, distributeurs, tourneurs, etc.) se sont professionnalisées par rapport à il y dix ans, ou du moins, ont étendu leurs contacts, notamment vers la France. Et elles ont surtout aujourd'hui beaucoup moins le complexe "petit belge" qu'auparavant. Ce qui a pour conséquence que de plus en plus de groupes belges sont signés et sortent des disques en Belgique, puis à l'étranger.

Comment est venu ce choix des compositions sans compromis, avec des titres résolument rock rentre-dedans ("Vois tu", "Les chiffres rouges") et ces ballades intimistes ? Quelles sont les préférences de chacun ?

Catherine De Biasio : C'est un choix tout à fait revendiqué. On n'a pas de préférences en fait. Mièle a débuté par un duo, avec des chansons très douces et innocentes. Par la suite, avec la venue d'autres musiciens, le son a grossi et on a évolué vers des choses plus "rentre-dedans"... Ca reflète aussi nos influences, je crois. Et puis, je pense qu'on ne doit pas choisir, c'est très humain finalement. On a tous en nous un côté calme, mélancolique, rêveur, et puis un autre côté plus dur, plus noir...

L’addition de Gregory Remy (Ghinzu) aux guitares sur l’enregistrement studio a-t-elle été bénéfique au groupe sur les parties musclées de l’album ?

Catherine De Biasio : Pas uniquement. Greg a participé à tous les morceaux, et apporte sa sensibilité aussi bien sur un morceaux comme "nous sommes au juste" que "les méfaits".

Ne craignez vous pas que les journalistes se focalisent sur la participation de Gregory au projet Miele, alors qu’il n’est qu’un membre du collectif ? (Cette question en est encore la preuve…)

Catherine De Biasio : Non, pas du tout...(On imagine le clin d’œil de l’artiste au journaliste et ses questions à la con)

Le choix du français dans le texte, contrairement à la majorité des groupes Belges, c’est un choix, celui de raconter de vraies histoires compréhensibles par tous, ou la volonté de se démarquer des autres groupes Belges (Major Deluxe, Ozark Henry, etc..) ?

Catherine De Biasio : En fait, Stéphane et moi parlons plutôt mal anglais et on se voit mal faire semblant de raconter un histoire dans une langue qu'on maîtrise mal. Même si j'aimerais composer une chanson en anglais un jour, mais alors plus comme un jeu. Personnellement, j'ai toujours écrit des histoires en français, avant d'écrire des chansons.

Des références françaises en la matière ? Puisque votre bio fait référence à Gainsbourg, notamment….A-t-il été une influence marquante ? Je pense la à "L’homme à tête de chou" notamment ?

Catherine De Biasio : Evidemment, Gainsbourg reste une grande référence... Les textes, la musique, les arrangements, tout est beau et soigné. On aimerait tendre vers une telle perfection. Mais il y a encore du chemin!

Pourquoi un si long laps de temps entre la formation du groupe, 98, et la sortie de ce premier album ? Le besoin de mûrir les chansons ?

Catherine De Biasio : En 98, tout le monde était encore aux études. On a donc commencé par terminer cela... Et nous avons tout produit nous-mêmes, ce qui inclut beaucoup de préparation, et énormément de temps (deux ans) pour réaliser l'album, sans direction artistique extérieure. Sans pressions non plus.

Qui a assuré la réa’ du clip Les chiffres rouges, excellent au passage… (visible sur les Inrocks.com ou www.myspace.com/legroupemiele) ?

Catherine De Biasio : Merci! Thomas Doneux, un ami réalisateur. Il a fait un boulot fantastique!

Peut-on définir Miele comme un collectif à géométrie variable, avec des collaborations diverses et ponctuelles ? Stéphane et Catherine sont-ils la colonne vertébrale du projet ? Comment se passe la cohabitation entre vos deux sensibilités ?

Catherine De Biasio : Je dirais qu'aujourd'hui, on a un noyau dur de trois personnes, avec moi, Stéphane et Franck. D'autres personnes jouent avec nous régulièrement, même si en live aujourd’hui, on tourne à trois. On fonctionne de manière démocratique, tant en ce qui concerne les compositions que les décisions inhérentes au fonctionnement d'un groupe. Ce qui est parfois assez compliqué...

Pour finir, de notre point de vue de français coincé entre l’Angleterre et la Belgique, le rock Belge sonne singulièrement différent ? Connaissez vous les ingrédients de cette recette miracle ?!

Catherine De Biasio : Franchement... non!

Contents de jouer au Triptyque ? Comment sonne Miele en Live, électrique ou intimiste ?

Catherine De Biasio : Plutôt électrique, je dirais! On est très contents, c'est la première fois qu'on vient jouer à Paris!

 

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La chronique de l'album eponyme de Mièle
La chronique de l'album Le jour et la nuit de Mièle
L'interview de Mièle (mercredi 22 septembre 2010)

En savoir plus :

Le site officiel de Miele


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Mièle (22 septembre 2010)


# 20 septembre 2020 : Orages ...ô des...espoirs !

Ce bel été indien se termine sur des orages, du tonnerre et des inondations terribles. Décidément 2020 ne nous épargne rien. Dans l'espoir de jours meilleurs et se faire plaisir au milieu de tout cela, voici notre sélection culturelle de la semaine.

Du côté de la musique :

"In and out of the light" de The Apartments
"Chrone EP" de Atrisma
"State of emergency" de Babylon Circus
"Nomadic spirit" de La Caravane Passe
"Règle d'or" de Marie Gold
"Berg, Webern, Schreker" de Orchestre National d'Auvergne & Roberto Forès Veses
et toujours :
"Transience of life" de Elysian Fields
"Cerna vez" de Thomas Bel
"Bandit bandit" de Bandit Bandit
"Twins" de Collectif La Boutique
"Run run run (hommage à Lou Reed" de Emily Loizeau
Emily Loizeau en concert au CentQuatre
"Papillon blanc" de Gabriel Tur
"Dix chansons naturelles et sauvages" de Hugo Chastanet
"Both sides" le spectacle de Jeanne Added au CentQuatre

Au théâtre :

les nouveautés :
"Aux éclats..." au Théâtre de la Bastille
"Onéguine" au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis
"Surprise parti" au Théâtre de la Reine Blanche
"Mademoiselle Else" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Killing Robots" au Théâtre Paris-Villette
les reprises :
"Marie des Poules" au Théâtre du Petit Montparnasse
"Hector Obalk - Toute l'Histoire de la peinture en moins de deux heures" au Théâtre de l'Atelier
"Trinidad - Pour que tu t'aimes encore" au Studio Hébertot
"Carla Bianchi - Migrando" à la Nouvelle Seine
"Jos Jouben - L'Art du rire" à La Scala
"Mudith Monroevitz" à la Nouvelle Seine
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec "Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris
la dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - La collection de Madame" au Musée du Quai Branly
et toujours :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
"Ailleurs" de Gints Zilbalodis
at home :
"Caramel" de Nadine Labaki
"Tomboy" de Céline Sciamma
"Peur" de Danielle Arbid
"La Cour de Babel" de Julie Bertucelli
"La Bataille de Solférino" de Justine Triet

Lecture avec :

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"Dans la vallée du soleil" de Andy Davidson et "Les dynamiteurs" de Benjamin Whitmer
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