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Cansei de ser sexy  (Sub Pop / PIAS)  octobre 2006

Avant Propos : Que pourrait-il manquer dans tout cela, car il faut bien que je vous prévienne dès le début... cet album de CSS et un peu souffrant. Son écoute sans piquer du nez m'a été très difficile. Il manque en fait toute une dimension sexuelle, on a là un groupe de filles qui n'est même pas foutu de trémousser des fesses.

Même George Michael le fait encore, comme à l'époque de Fatih. Vous voyez, c'est le même principe que celui du mauvais film d'horreur. Le réalisateur sait qu'il va se prendre une veste, alors il met les héroines à moitié à poil. C'est un très vieux procéder en plus. C'est comme La Fontaine et ces petites histoire cochonnes. C'est bien beau de jouer les moralistes au XVIIéme, mais il faut savoir gagner en excitation. Enfin tout le monde l'avait compris, les Boys Band les premiers.

Mais c'est avouer par le groupe après tout Tired Of Being Sexy, CSS, Cansei De Ser Sexy... je crois que c'est du portugais. Sinon pour vous écrire en italique j'ai du changer d'album... Tom Waits était en fait beaucoup plus approprié, et je vous assure que l'on ressent une différence. Bon, commençons la chronique comme si de rien était.

Un sacré morceau de bravoure, commencer un album de cette manière. Scander pendant deux minute "Mon groupe craint", CSS Suxx. Et avec un riff minimaliste, une guitare sur un hymne guerrier. Ca commence assez mal, c'est de la grosse blague potache. On sent tout de suite que l'on va avoir affaire à l'un de ces groupes de rock disco, un truc qui fait dans la provoque à tout prix. C'est ça et après des guitares qui sonnent déjà comme un classique, les guitares du premier Strokes. Enfin vous voyez le genre.

Et la dessus il va falloir s'immuniser contre le virus robot, celui qui s'attrape dans les boites de nuit branchées entre les non boissons que sont les Smirnoff Ice, et les Smirnoff Ice de la musique : les DJ. Mais il faut croire que c'est à eux de gagner, les DJ. Ils ont déjà ouvert leur brêche.

Quand l'un des guitaristes les plus talentueux de notre époque balance "On a déjà exploré les limites de la guitare. Les nouveaux guitaristes ont tout intérêt à s'inspirer des techniques des Dj, s'approcher de leur sonorité.." ; oui, ils ont bien gagné du terrain, les nouveaux héros des jeunes, des anti heros pourtant... comment admirer un mec qui a toujours un casque sur la tête? Mais c'est Tom Morello qui nous dit ça, alors on comprend que la fusion a un bel avenir devant elle.

Les groupes de Rock s'y mettent gentiment, et les premières clientes sont celles que l'on appelle les "Riot Girl", ces groupes de filles ultra provocants qui étaient nées grâce à tsunami Punk. Toutes celles d'aujourd'hui, Le Tigre, Peaches, et la CSS. Un groupe de filles pour sûr. Pas loin de cinq demoiselles constituent les rangs serrés. Puis un gars, tombé là par hasard certainement.

Alors ça "groove" comme dirait l'autre. On est dans une sorte de grand bazar de la musique : les Bip de David Gueta, les guitares d'Isaak Hayes, des voix qui se ponctuent sur le rythme... on bouge un peu des épaules... au mieux. C'est en fait très gentil malgré le semblant de provoc : des titres "Arts Bitch", "Musik Is My Hot Sex"...; et on a les thèmes. Parler de sexe dans un groupe de filles est quasiment devenu un leitmotiv, une sorte de revendication de liberté... alors il est logique que CSS le fasse. Il reste la touche d'humour, "Meeting Paris Hilton".

Balancer sur Paris Hilton est devenue un devoir citoyen. La femme la plus inutile du monde, la seule star du porno qui arrive à passer aux heures de grande écoute. Hilton respire la connerie, son opportunisme a tendance à irriter. La vrai question est : à quoi sert cette fille? La chanson ne parle que de ça, ultra répétitive "The Bitch say Yeah...". Geste assez amusant en fait.

On connaît la résonance qu'a ce genre de groupe dans le monde gay... et on est toujours assez étonné de l'icône qu'est Paris Hilton dans ce même microcosme. Simple Life... je connaissais que deux personnes qui regardaient : un gay et une gamine de 14 ans. Bon, c'est donc presque une attaque interne, un friendly fire. Et le plus drôle, c'est que la grande dame dansera certainement sur le morceau dans une boite de Soho, sans même s'en rendre compte.

Bon CSS nuit pas mal quand même. Même si "Alcohol" tient de la vraie chanson de clown, entre les paroles, le mélange des deux voix et la musique style Game Boy... c'est presque un procédé ! Mais ça ne change rien, l'album est assez insipide.

Et le pire : leur single est ignoble ! Un vrai single digne de, haut hasard, Blue ou Jessica Simpson. Mise à part la même provocation qui ne vole pas bien haut. Parler de drogue pour parler de drogue, de cul pour parler de cul... c'est la cour de CM2. On ne peut même pas dire que le tout est sexy ou ultra efficace... ce n'est pas vrai.

Le tout est très creux, et parler du vide, c'est bien difficile.

 

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En savoir plus :

Le site officiel de CSS


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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec
la captation
de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquilité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
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"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
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"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
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"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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