Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Charlotte Etc
Espace Jemmapes  (Paris)  7 novembre 2006

2006 est l’année des Charlottes, et de leurs fraises respectives, toutes là sur le devant de la scène. Il y a les connues, les filles de, il y a les actrices dans les navets désolants beaufs, les autres ridées dans des comédies. Il y a tout un monde de Charlotte, prêt à éclore, Gainsbourg, De Turckeim, Rampling, etc…

Il y a Charlotte Etc, nouvelle venue dans le monde éphémère des réalités musicales. Tout un univers en apesanteur qui ne demandait qu’à naître, et qui se matérialisait ce lundi à l’Espace Jemmapes par un concert d’ouverture pour l’intronisation de la nouvelle dame. A cheval entre chanson française et anglo-saxonne, le travail de Charlotte Etc vient de loin, il vient du cœur, et les spectateurs en ont pris ce soir, plein les coronaires.

Une soirée de lancement donc, pour rappeler aux invités que Charlotte Etc n’est pas novice (deux albums à son actif) et maîtrise bien sa petite entreprise, en duo depuis 2002 avec le guitariste - bluffant - Yann Féry.

Non, décidément, les chansons se suivent et ne se ressemblent pas, s’entremêlent, comme ce "Convoi" aux accents de guitares en reverb’ incomparables, la voix de Charlotte minaudante, les accords se déchirant dans l’air. Ni rock ni pop. Ni variété ni chanson. Ni dieu ni loi.

La folie douce de Charlotte se traduit par une scénographie qui mêle chanson et happenings théâtraux, mis en scène par Yan Allegret. La voir promouvoir l’espace Jemmapes, s’interroger sur les thèmes des chansons ("Au final c’est toujours un peu pareil, toujours les mêmes histoires d’amour, qui marche, qui marche pas").

Spectateurs touchés. Touchante. La dame a plus d’une chanson dans son sac, et "Nous ne savons plus" le confirme, fureur des mots qui bousculent sur le palais, et des qualités vocales impressionnantes.

La composition minimaliste du duo en scène fait tout et le reste, et les chansons entendues avant le live sont clairement éclipsées par les nouvelles, Face à la crise en tête, gueule de tube. Le gimmick "Il faut vraiment que je te dise, je suis éprise" marche à merveille.

Le concert suit son cours, le spectateur s’enfonçant dans le fauteuil devant le charisme débordant de la nouvelle venue. On devine les tentations anglo-saxonnes de la belle et de son Johnny Greenwood de guitariste, tous deux portés sur "Heavenly yours" comme sur un enfant en croissance. 

Et se ballotant à nouveau sur "Label Société", un poil moins convaincant que sur disque, en dépit de ses qualités indéniables à faire un single sur les ondes. Tout est instant, tout est sur le fil. Charlotte Etc a un boulevard devant elle, et les 2 heures de live de ce soir sont autant de preuves que Bashung et Radiohead ont engendré un enfant de bien belle descendance.

Ultime cadeau à l’assemblée, le duo offre un moment de complicité sur le thème du rappel et du désir, se payant le luxe de philosopher sur les rappels convenus, avant d’enchaîner avec une sublime reprise de Bashung extraite de Fantaisie militaire. Las, la dame est passionnée, intègre en dépit du temps qui passe, parle de choses compliquées avec des mots simples, des paroles douces.

Un cabarêve onirique & roll, entre mélodies et théâtre, toujours juste. Voila la sentence ultime de ce concert qui n’est qu’une promesse de retrouvailles.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Charlotte Etc en concert à l'Espace Jemmapes (8 novembre 2006)
L'interview de Charlotte etc (décembre 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Charlotte Etc


Little Tom         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Charlotte Etc. (10 février 2009)


# 1er juin 2020 : Retour à la réalité

Le monde d'après ne sera sans doute pas mieux que celui d'avant. Ces 2 mois de répit n'auront sans doute servi qu'à amplifier les frustrations en tout genre. Sans prétendre y remédier voic de quoi vous détendre un peu avec notre sélection culturelle de la semaine.

vous pouvez également revoir notre première émission "La mare aux grenouilles" sur la Froggy's TV. Suivez la chaine pour ne pas rater émissions et concerts en direct.

Du côté de la musique :

"Nunataq" de Alexandre Herer
"Vodou Alé" de Chouk Bwa & The Angstromers
"Wallsdown" de Enzo Carniel
Interview de Jo Wedin et Jean Felzine à l'occasion de leur concert sur la Froggy's TV
"Pictures of century" de Lane
"Lullaby (mix #15)" nouvelle émission de Listen In Bed à écouter
"Introssessions" de Minhsai
"Guinea music all stars" de Moh! Kouyaté
"Parcelle brillante" de Orwell
"Evocacion" de Quatuor Eclisses
"Is this natural" de Tazieff
"EP 2" de The Reed Conservation Society
et toujours :
Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
"Le Mardi à Monoprix" de Emmanuel Darley
"Lucide" de Rafael Spregelburd
"Le Royaume des animaux" de Roland Schimmelpfennig
"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
"L'Avare" de Molière
"Les Rustres" de Goldoni
du côté des humoristes :
un spécial Christophe Alévêque à l'occasion de son inédit 2020 "Le trou noir"
avec
"Christophe Alévêque - Super rebelle... et candidat libre"
"Christophe Alévêque revient bien sûr"

"Christophe Alévêque - Debout"
et du théâtre lyrique revisité:
"Le Postillon de Lonjumeau" d'Adolphe Adam par Michel Fau
"Turandot" de Puccini par Robert Wilson
et de la caricature joyeuse avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
"Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique" au Musée de l'Orangerie
"Pompéi" au Grand Palais
et "Plein air, de Corot à Monet" au Musée des Impressionnismes de Giverny
s'évader en un clic en direction de la province :
à Nice pour une visite virtuelle du Musée Magnin et celle de l'exposition "Soulages, la puissance créatrice" à la Galerie Lympia
de l'Europe :
en Espagne vers le Musée Carmen Thyssen à Málaga
et en Allemagne avec la visite des 3 niveaux de la Kunsthalle de Brême
et plus loin encore aux Etats-Unis vers le Musée Isabella Stewart Gardner à Boston
et le Musée d'Art de Caroline du Nord à Raleigh
avant le retour sur Paris pour découvrir les éléments décoratifs de L’Opéra national de Paris

Cinéma at home avec :

de l'action :
"Code 211" de York Alec Shackleton
"Duels" de Keith Parmer
de la comédie : "Le boulet" de Alain Berbérian et Frédéric Forestier
du drame :
"Marion, 13 ans pour toujours" de Bourlem Guerdjou
"Happy Sweden" de Ruben Östlund
de la romance :
"Coup de foudre à Jaïpur" de Arnauld Mercadier
"Marions-nous !" de Mary Agnes Donoghue
du thriller :
"The Watcher" de Joe Charbanic
"Résurrection" de Russell Mulcahy
du fantastique : "Godzilla" de Masao Tamai
les années 40 au Ciné-Club :
"Boule de suif" de Christian Jaque
"Le carrefour des enfants perdus" de Léo Joannon
et un clin d'oeil au début du cinéma avec "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès

Lecture avec :

"BeatleStones" de Yves Demas & Charles Gancel
"L'obscur" de Phlippe Testa
"La géographie, reine des batailles" de Philippe Boulanger
"Trouver l'enfant / La fille aux papillons" de René Denfeld
et toujours :
"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=