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puce La Blanche - Sonia Litwin
Le Zèbre de Belleville  (La Manufacture du Disque)  8 novembre 2006

Concert de rentrée ce mercredi 8 novembre pour le groupe La Blanche, concert événement après quatre années de silence à mettre au propre leurs idées sales, concert des voix qui acclament le retour physique du groupe auteur de Michel Rocard, premier album de rock lettré.

Une autre idée du rock français s’installe donc dans son trône laissé vide, pour jouer ce soir le dernier album, Disque d’Or, nouveau brûlot de cynisme rempli d’espoir et d’incandescence rock.

Comme de bon aloi, la première partie s’installe avec la sémillante Sonia Litwin, auteuse compositeuse en tournée solo acoustique.

Une fois les quelques problèmes techniques réglés "Je n’ai pas de blagues pour combler les silence" s’excuse en riant la dame réglant ses branchements), Sonia distille comptines folk mordantes, flirtant tant avec le pathos touchant des filles fragiles que l’Eros des compositions en folktronica, bidouillant ses compositions. Quitte à évoquer My Bloody Valentine sur le titre d’ouverture, "On a l’air".

Quelques chansons sur les thèmes éternels, l’amour et l’amitié,  plus loin, c’est un public conquis qui applaudit Sonia pour son jeu de guitare sec et ferme, les cordes remplies d’émotions ou d’humour sarcastique sur Tant pis .

On ne peut s’empêcher de penser à Tori Amos sur certains titres pour le jeu vocal sur le fil, auquel il faut dans le cas de Sonia rajouter un second degré fort appréciable, lorsque l’on sait que la Folk est souvent synonyme de silence de politesse. 

Une bonne première partie donc, chose rare, mais l’impatience de retrouver enfin le groupe d’Eric Lablanche se fait sentir.

Les voila qui débarque, dandys d’ici et d’ailleurs, d’un autre temps, et des l’attaque d’"Adélaïde", issue de Disque d’or, le public comprend que les compositions de Lablanche sont encore un niveau au dessus du premier album.

Abordant avec classe les arrangements technoïdes de la version studio, la bande d’Eric Lablanche assurent à mort, haranguant la foule comme aux temps anciens, invitant le chaland à pénétrer les compositions, se les coller sur la peau comme une décalcomanie Malabar.

Retour au premier album avec un "Sous-marine" humide et salé, joué grande classe, puis c’est "Tout est parfait", les mots roulent dans la bouche d’Eric comme des cailloux sur la rivière, en ricochets interminables. Ronds dans l’eau et cible touchée. Le virage electro rock semble porter ses fruits, mais c’est bien l’instrumentation live qui prend le dessus, soutenue par une violoncelliste/bassiste ensorcelante….

Le bocal et ses paroles aquoibonistes trouve son public sur scène, les mots d’Eric font mouche ("Regardez moi dans mon bocal/Je ne suis pas différent de vous/A peine plus un animal/A peine moins humain que vous") tant en conservant une énergie rock dure à conserver dans la langue d’Arthur (le présentateur, pas le roi…). Une poésie en riff, épaulée par le jeu de guitare/basse puissant de Gilles sur le coté droit, soldat du capitaine Fracasse.

Vient l’heure de l’anti-single, "La mort à Johnny", et Eric qui demande vicieusement au public, "Il y a des fans de Johnny ici ?!" avant de rajouter tout bas "Tant pis pour eux", sourire sur les babines. Le live accentue encore l’ironie des propos, second degré, sur l’éventuel jour de la mort à Johnny. Mots qui riment et s’entremêlent, Eric possède réellement la science des syntaxes.

Ca s’emballe à Belleville. L’un des meilleurs titres de l’album, "Allongé dans un pré en automne", débute et c’est un grand moment acoustique. L’un de ceux qui rappelle Bart à la pêche aux coquillages.

"Allongé" se déroule, le groupe monte en puissance, serre le jeu, batterie au carré, jusqu’au refrain qui explose comme la tempête sur la prairie.

Les yeux se ferment….Pour se rouvrir sur "Alcoolique", ambiance disco boite cheap avec un Eric possédé comme Big Jim Morrison, charisme diabolique. Rare.

Le public sourit, complice sur "La mienne", fausse chanson misogyne, aux rimes fallacieuses, et l’on se prend une grosse claque sur l’inédite "Y a plus de jeunesse", hypra rock, en dépit de ses paroles volontairement débiles (Une ode à Goldorak…Ce genre).

Au final, un concert époustouflant dans un lieu unique, fascinant pour son atmosphère de cirque baroque. Au final, une bonne soirée. Au final, trois heures de gagnées sur le temps qui passe.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Disque d'or de La Blanche
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La Blanche en concert à L'Européen (mardi 1er décembre 2009)
L'interview de La Blanche (novembre 2006)

En savoir plus :

Le Myspace de La Blanche

Crédits photos : Fabrice (plus de photos sur Taste of indie)


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# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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